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La miniature sous l'uniforme dans tous ses états

Publié le par Milinfo
Publié dans : #Les salons - expos..., #Espace Jérôme Hadacek, #Véhicules&Matériels

 

 

-24 juin/3 septembre 2026 :

 

 

Eurosatory 2026

Milinfo est au rendez-vous !

 

 

Milinfo ferait-il l'impasse sur l'édition 2026 d'Eurosatory ? Bien sûr que non !

 

Avec la complicité de notre ami Jérôme Hadacek et grâce à ses très nombreuses photos réalisées sur place, nous vous préparons un reportage photo au cœur de cet événement majeur de l'industrie de défense et de sécurité terrestre.

 

Pour ouvrir cette couverture d'Eurosatory 2026, nous avons choisi de donner la priorité aux démonstrations dynamiques, et plus particulièrement à celle de l'armée de Terre. Une présentation particulièrement spectaculaire, mettant en valeur les capacités opérationnelles des matériels les plus récents dans un scénario à la fois rythmé et impressionnant.

 

Un choix qui s'impose naturellement puisque l'armée de Terre demeure, depuis toujours, au cœur de la ligne éditoriale de Milinfo.

 

Nous tenons également à saluer le travail de Jérôme Hadacek qui a réalisé ce reportage dans des conditions parfois compliquées. Les démonstrations se sont déroulées sous un soleil généreux, mais aussi dans des nuages de poussière omniprésents qui ont souvent perturbé la prise de vue.

 

 

Au fil des présentations, la visibilité devenait parfois très limitée, au grand regret des photographes comme des visiteurs. Nombre d'entre eux ont d'ailleurs regretté auprès du COGES que la piste des démonstrations ne soit pas davantage arrosée afin de limiter les projections de poussière.

 

Dans ces conditions, il a fallu protéger en permanence les appareils photo et les objectifs, tout en restant attentif pour ne rien manquer du spectacle offert par les industriels et les armées.

 

Malgré ces contraintes, Jérôme nous rapporte une moisson d'images exceptionnelle que nous vous proposons de découvrir dans les prochains jours sur Milinfo.

 

 

 

-LES DEMONSTRATIONS EXTERIEURES-

 

➡L'armée de Terre : « S’engager et vaincre en coalition aéroterrestre »

 

 

 

L’armée de Terre a pour mission d’assurer la défense des intérêts de la France et des Français, aussi bien sur les théâtres d’opérations extérieures que sur le territoire national.

 

Lors des démonstrations dynamiques d’Eurosatory 2026, l’armée de Terre a proposé une présentation spectaculaire articulée autour du thème : « S’engager et vaincre en coalition aéroterrestre ». Cette démonstration a illustré les capacités opérationnelles des forces terrestres françaises dans un contexte de conflit de haute intensité mené en coopération avec des alliés.

 

Au-delà de la mise en œuvre des équipements de dernière génération du programme Scorpion et des capacités offertes par le combat infovalorisé, le scénario a représenté les différentes phases d’une campagne aéroterrestre moderne. Il s’est appuyé sur les enseignements tirés des récents conflits, notamment en Ukraine et au Proche et Moyen-Orient, mettant en évidence l’évolution des modes d’action, l’importance croissante de la lutte anti-drones ainsi que l’emploi de systèmes robotisés sur le champ de bataille.

 

Une vingtaine de matériels en service au sein de l’armée de Terre ont ainsi été engagés au cours de cette démonstration particulièrement immersive. Parmi eux figuraient notamment les véhicules de la famille Scorpion, illustrant la modernisation en cours des forces terrestres françaises.

 

Servie par près de 70 militaires issus des unités de la 3e Division basée à Marseille, cette présentation a constitué l’un des temps forts des démonstrations dynamiques du salon. Elle a permis au public de mesurer le niveau de préparation opérationnelle des forces françaises ainsi que leur capacité à agir dans un environnement complexe, interarmées et interalliés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

➡Le GIGN en action :

 

Créé en 1974, le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) est une unité nationale de contre-terrorisme intervenant aussi bien en France qu’à l’étranger. Ses missions couvrent notamment la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, les interventions lors de prises d’otages ou face à des forcenés particulièrement dangereux, ainsi que la protection rapprochée de diplomates dans les zones de crise ou de conflit.

 

À la suite de l’invasion de l’Ukraine en février 2022, le GIGN avait notamment assuré l’évacuation de diplomates menacés par les combats à Kiev. Ceux-ci avaient rejoint Lviv après avoir traversé deux lignes de front.

 

Depuis lors, la Force Sécurité Protection du GIGN a été régulièrement mobilisée en Ukraine afin d’assurer la sécurité de diplomates, de délégations ministérielles, de magistrats et d’experts en police technique et scientifique amenés à se rendre sur le territoire ukrainien. Dans ce contexte, les menaces sont restées permanentes, les tirs de missiles et les frappes de drones continuant de viser régulièrement Kiev.

 

La démonstration dynamique présentée par le GIGN lors d’Eurosatory 2026 s’est inspirée de cette réalité opérationnelle. Elle a mis en scène l’évacuation d’un diplomate au cours d’un bombardement, alors que les opérateurs du GIGN étaient eux-mêmes pris sous le feu d’éléments hostiles. Une séquence spectaculaire qui a permis au public de mesurer le professionnalisme, la réactivité et les capacités d’intervention de cette unité d’élite confrontée à des situations de très haute intensité.

 

 

 

 

 

➡Le Groupement Blindé de la Gendarmerie Mobile (GBGM) en opération de maintien de l'ordre :

 

 

Le Groupement Blindé de la Gendarmerie Mobile (GBGM), implanté à Satory, constitue la composante blindée nationale de la Gendarmerie nationale. Fort de ses escadrons projetables sur l’ensemble du territoire métropolitain comme en outre-mer, il dispose de capacités d’intervention adaptées aux situations de crise les plus exigeantes.

 

Lors des démonstrations dynamiques d’Eurosatory 2026, l’escadron 14/1 a présenté une séquence s’inscrivant dans un scénario à dominante insurrectionnelle. Cette démonstration a mis en lumière la complémentarité des moyens humains et matériels engagés dans la gestion d’une crise sécuritaire majeure.

 

Le public a ainsi pu assister à l’engagement des capacités blindées de la Gendarmerie, notamment à travers le déploiement des Véhicules d’Intervention Polyvalents de la Gendarmerie (VIPG) Centaure. Cette présentation a illustré l’aptitude des unités à intervenir dans un environnement dégradé tout en respectant strictement le cadre légal ainsi que les principes de gradation et de proportionnalité dans l’emploi de la force.

 

Particulièrement spectaculaire, cette démonstration a également permis de mettre en avant la maîtrise tactique, la réactivité et l’expertise opérationnelle des personnels du GBGM. Elle a rappelé le rôle essentiel de cette unité spécialisée dans la protection de la population, le soutien aux forces engagées sur le terrain et le rétablissement de l’ordre public lors des situations les plus sensibles.

 

 

 

 

 

 

 

➡La BRI (Brigade de Recherche et d’Intervention de la Police Nationale) neutralise un groupe d'individus dangereux : 

 

 

Les Brigades de Recherche et d’Intervention (BRI) regroupent des unités spécialisées de la Police judiciaire française. Leur particularité réside dans la combinaison de missions d’enquête et d’intervention, notamment dans la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme. À la différence du RAID ou du GIGN, les BRI disposent de compétences judiciaires qui leur permettent de conduire des investigations tout en participant à des opérations à haut risque.

 

Lors des démonstrations dynamiques d’Eurosatory 2026, la BRI  a présenté un scénario  inspiré de ses missions opérationnelles. L’exercice simulait la neutralisation d’un groupe d’individus dangereux opérant en périphérie de Paris et impliqués dans des activités criminelles liées au grand banditisme.

 

La séquence a débuté par une phase de surveillance et de filature menée à l’aide de véhicules banalisés, illustrant les capacités discrètes de renseignement et de suivi de la cible. Un drone a ensuite été engagé afin d'assurer la reconnaissance de la zone et le suivi des mouvements des suspects en temps réel.

 

L’intervention proprement dite a mobilisé plusieurs groupes d’opérateurs spécialisés. L’un d’eux a procédé à l’interpellation de la cible principale au moyen d’une manœuvre d’encagement de véhicule, tandis qu’un second groupe a donné l’assaut sur un site servant de dépôt clandestin d’armes. L’action a bénéficié de l’appui d’un véhicule blindé léger, de moyens de surveillance aérienne et de tireurs de haute précision chargés de sécuriser l’ensemble de l’opération.

 

La découverte d'engins explosifs et d'un important stock d'armement a ajouté une dimension supplémentaire à cette démonstration particulièrement dynamique. Après la neutralisation des menaces et la sécurisation complète de la zone, les opérateurs ont présenté au public une partie de leurs équipements spécialisés ainsi que les moyens techniques utilisés lors de ce type d'intervention.

 

Nous n'avons malheureusement pas de photos de cette séquence ; si un Milinfiste en possèdent, qu'il n'hésite pas à ce manifester : chl_milinfo.orange.fr

 

 

➡Les industriels aussi :

 

Ces démonstrations en conditions réelles proposent de découvrir en totale immersion les capacités opérationnelles des équipements et systèmes de pointe présentés par les industriels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-LES STANDS DES CONSTRUCTEURS-

 

➡-SCANIA & Scania Public and Defense (SPD) :

 

À l’occasion du salon Eurosatory 2026, organisé à Paris, Scania a présenté une nouvelle cabine blindée modulaire, conçue pour répondre aux exigences des opérations militaires les plus exigeantes.

 

Cette innovation a illustré la capacité du système modulaire développé par le constructeur suédois à s’adapter à des applications de défense spécialisées et aux besoins des forces armées modernes.

 

Parmi les autres solutions exposées sur le stand Scania figuraient :

 

  • le VAMPIRE, véhicule tactique léger 4x4 de défense sol-air équipé de la plateforme Mistral ;
  • un tracteur porte-char doté d’une cabine double ;
  • un véhicule hybride 4x4 disposant d’une capacité d’alimentation électrique ;
  • un camion 8x8 hooklift destiné aux missions logistiques lourdes ;
  • les solutions énergétiques « Power Solutions Defense ».

 

« Les clients du secteur de la défense ont besoin de solutions performantes, capables d’opérer dans des conditions particulièrement exigeantes et de demeurer fiables dans la durée. À Eurosatory, nous avons démontré comment le système modulaire de Scania, son expertise dans le domaine des groupes motopropulseurs et son réseau mondial de soutien contribuent à la disponibilité opérationnelle, à la flexibilité et à la résilience », a déclaré Fedel Stefano, Executive Vice President and Head of Scania Commercial.

 

Voir brochure : ICI

 

Scania Suède

 

 

 

 

Scania Public and Defense (SPD) 

 

-SCANIA HRV Szczesniak :

 

 

 

-SCANIA 4x4 hybrid :

 

 

-Scania V3P Vampire :

 

 

 

 

 

 

➡MBDA - Safran :

 

-SCANIA porteur lance roquettes THUNDART :

 

MBDA a annoncé l’entrée en phase de négociations exclusives avec la direction générale de l'Armement (DGA) concernant le programme THUNDART, codéveloppé avec Safran Electronics & Defense

 

 

 

Système de défense aérienne franco-italien SAMP/T (sol-Air Moyenne Portée / Terrestre)

 

Module radar du SAMP/T

Mercedes Zetros lance missile sol-air Mica

 

 

Renault Trucks 

Une expertise reconnue au service des forces armées

 

À l'occasion du salon Eurosatory 2026, qui s'est tenu du 15 au 19 juin au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte, Renault Trucks a présenté son savoir-faire dans le domaine des véhicules militaires et de sécurité. Sur son stand extérieur (PE6A – C180), le constructeur français exposait deux véhicules illustrant son expertise en matière de logistique militaire et de mobilité tout-terrain.

 

Fort de plus de 130 ans d'expérience dans la construction de poids lourds, Renault Trucks a rappelé que ses véhicules destinés aux applications militaires sont produits dans ses usines françaises de Bourg-en-Bresse (Ain) et Blainville-sur-Orne (Calvados), sur les mêmes chaînes d'assemblage que les camions civils destinés aux usages les plus exigeants.

 

 

Une capacité industrielle au service des armées :

 

À Eurosatory, Renault Trucks a mis en avant une offre de véhicules configurables selon les besoins spécifiques des forces armées.

 

Grâce à une capacité de production de plusieurs dizaines de milliers de camions par an, le constructeur est en mesure de répondre rapidement à des commandes importantes, tout en adaptant ses véhicules aux exigences opérationnelles de chaque client.

 

Renault Trucks s'appuie également sur un vaste réseau de partenaires locaux — carrossiers, intégrateurs et spécialistes du blindage — afin de proposer des solutions parfaitement adaptées aux contraintes de chaque armée.

 

La division Renault Trucks Emergency & Defense commercialise ainsi des véhicules capables d'évoluer dans des environnements climatiques et géographiques particulièrement difficiles. Ces camions sont utilisés aussi bien par les forces armées que par les services de secours, les services d'incendie ou encore les organisations humanitaires.

 

Le constructeur a indiqué avoir livré, au cours des trois dernières années, plusieurs milliers de véhicules militaires à plus d'une vingtaine de pays.

 

 

La disponibilité opérationnelle comme priorité

 

Les véhicules militaires Renault Trucks bénéficient directement des standards de qualité, de robustesse et de fiabilité développés pour les activités civiles de transport les plus exigeantes.

 

L'objectif est de garantir une disponibilité opérationnelle maximale tout en maîtrisant les coûts d'exploitation.

 

Pour accompagner ses clients, Renault Trucks s'appuie sur un réseau international de 1 450 points de vente, de réparation et de services, assurant la maintenance, la disponibilité des pièces détachées ainsi que la formation des personnels chargés de l'entretien des véhicules.

 

Par cette offre, le constructeur confirme sa volonté de contribuer au renforcement des capacités logistiques des forces armées tout en participant au maintien d'une base industrielle française et européenne solide dans le domaine de la défense.

 

 

À propos de Renault Trucks

 

Fondé en 1894, Renault Trucks est aujourd'hui l'un des principaux constructeurs français de poids lourds. Intégré au groupe Volvo, il développe une gamme complète de véhicules professionnels, de l'utilitaire léger au tracteur routier, tout en poursuivant sa transition vers des solutions de mobilité plus durables, notamment grâce à une offre de camions 100 % électriques.

 

Quelques chiffres (2025) :

 

  • 10 000 collaborateurs dans le monde ;

  • 4 sites de production en France ;

  • 1 450 points de vente et de service ;

  • 55 011 véhicules vendus en 2025.

 

 

Renault Trucks était présent sur son stand mais aussi sur les stands Desautel/G Magyar SA, MBDA, Essonne sécurité, du Ministère des armées, de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris...

 

➡Renault Trucks K CCAT (Camion Citerne Avitailleur Tactique) citerne de 11 000L :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

➡Renault Trucks K 6x4 cabine blindée :

      

 

 

 

 

 

➡Renault Trucks K 6x4 fardeau citerne MAGYAR :

       

 

 

➡Renault Trucks K 6x6 BMH (Bras Manipulation Hydraulique) :

 

 

 

 

 

➡Renault Trucks K 6X6 RIGID :

 

 

Une équipe d'experts s'est réunie autour de ce Renaut Trucks citerne livré à l'Ukraine éprouvé en conditions opérationnelles, avec 220 000 km parcourues en 3 ans

 

 

 

 

➡RENAULT 4 TROOP :

 

À l'occasion d'Eurosatory 2026, Renault Group et Thales ont dévoilé 4 TROOP, un démonstrateur de Véhicule Civil Multi-Rôles (VCMR) destiné à répondre aux nouvelles exigences des forces terrestres.

 

 

Reposant sur une plateforme de série Renault, ce prototype illustre une approche originale consistant à associer la capacité industrielle d'un constructeur automobile aux technologies de communication, de commandement et d'aide à la décision développées par Thales.

 

Une plateforme civile adaptée aux besoins militaires

 

Avec 4 TROOP, Renault Group a démontré qu'un véhicule issu de sa gamme civile pouvait être rapidement transformé en plateforme tactique grâce à l'intégration d'équipements spécialisés.

 

Présenté dans une configuration hybride à quatre roues motrices, le véhicule est conçu pour évoluer discrètement tout en conservant une autonomie importante. Son architecture permet d'accueillir de nombreux systèmes embarqués destinés à accroître les capacités opérationnelles des unités engagées sur le terrain.

 

Grâce à son système Vehicle-to-Load (V2L), il peut également alimenter directement différents équipements électriques, renforçant ainsi son autonomie énergétique lors des opérations.

 

 

Les technologies Thales au cœur du système

 

L'apport de Thales constitue l'une des principales innovations du projet.

 

Le véhicule embarque les principales capacités développées dans le cadre du programme SCORPION, aujourd'hui au cœur de la numérisation du champ de bataille : communications sécurisées, connectivité tactique, coordination collaborative, supervision des opérations et protection des échanges de données.

 

Au centre de cet ensemble figure la Combat Digital Platform, véritable poste de commandement mobile permettant de traiter un volume important d'informations, de coordonner des drones et des robots terrestres, et d'assister les équipages dans leur prise de décision grâce à des outils faisant appel à l'intelligence artificielle.

 

Le système offre ainsi une meilleure perception de l'environnement tactique, une coordination renforcée entre les différents acteurs et une capacité de réaction accrue face à l'évolution de la situation.

 

Une solution duale rapidement déployable

 

L'un des atouts de cette approche réside dans l'utilisation d'une plateforme automobile produite en grande série.

 

Renault Group met en avant sa capacité industrielle pour fournir rapidement des véhicules adaptés aux besoins des forces armées, tout en bénéficiant d'un coût d'acquisition et de maintien en condition opérationnelle inférieur à celui d'un véhicule spécifiquement développé pour un usage militaire.

 

Le constructeur pourra également s'appuyer sur son réseau de maintenance et son expérience de l'après-vente afin d'assurer le soutien technique de ces véhicules tout au long de leur cycle de vie.

 

Selon les deux partenaires, cette solution pourrait être déclinée sur plusieurs modèles de la gamme Renault, qu'il s'agisse de SUV ou de véhicules utilitaires.

 

 

 

Une réponse aux nouveaux engagements

 

Pensé comme un véhicule multi-missions, 4 TROOP pourrait être employé dans de nombreux domaines : reconnaissance, escorte, coordination tactique, soutien logistique, surveillance de zones sensibles ou encore déploiement de drones et de robots.

 

En associant une plateforme automobile de grande diffusion aux technologies numériques de Thales, Renault Group et son partenaire proposent une réponse aux nouveaux besoins des forces terrestres, où la circulation de l'information, la connectivité et l'aide à la décision deviennent aussi essentielles que les performances mécaniques du véhicule.

 

Présenté à Eurosatory 2026, 4 TROOP constitue avant tout un démonstrateur technologique, mais il illustre l'évolution actuelle des véhicules tactiques vers des plateformes toujours plus connectées, collaboratives et polyvalentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNAC confirme son engagement dans la robotique terrestre

 

À l’occasion du salon Eurosatory 2026, organisé du 15 au 19 juin au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, UNAC Defense a mis en avant son savoir-faire dans le domaine des systèmes robotisés terrestres destinés aux forces armées. Cette édition, placée sous le signe de l’innovation et de la transformation des capacités opérationnelles, a confirmé la place grandissante des robots et des véhicules sans équipage sur les champs de bataille contemporains.


 

 

Sur son stand, l’entreprise gardoise a présenté le RIDER-UGV, une plateforme robotique modulaire développée à partir du porteur RIDER déjà qualifié et éprouvé. Conçu pour répondre à une grande variété de missions, le système peut recevoir différents modules interchangeables afin de s’adapter aux besoins des unités engagées, qu’il s’agisse de reconnaissance, d’appui logistique ou d’interventions spécialisées.

 

 

UNAC Defense a également mis en lumière le programme ROBIN (Robot d’Investigation), premier système robotique de cette catégorie commandé en série par la Direction générale de l’armement pour équiper les régiments du génie de l’armée de Terre. Téléopéré, ROBIN est destiné aux missions de reconnaissance et de neutralisation des menaces, notamment dans les zones susceptibles d’abriter des engins explosifs improvisés. Capable de se déplacer, d’observer et de manipuler différents objets à distance, il constitue une réponse concrète aux nouveaux besoins opérationnels des forces françaises.

 

La présence d’UNAC Defense à Eurosatory 2026 s’inscrivait dans un contexte marqué par l’essor spectaculaire des systèmes robotisés terrestres. Selon plusieurs observateurs, plus d’une cinquantaine de fabricants de robots terrestres étaient présents sur le salon, témoignant de l’accélération des investissements dans ce domaine stratégique, largement influencé par les enseignements tirés des conflits récents.

 

 

Les démonstrations dynamiques organisées en marge du salon ont d’ailleurs accordé une place importante aux solutions robotisées dédiées au déminage, au renseignement, au transport logistique et à l’appui des unités engagées. Cette évolution illustre la volonté des industriels et des armées de développer des capacités associant hommes et systèmes autonomes au sein des opérations de demain.

 

Avec le RIDER-UGV et ROBIN, UNAC Defense confirme ainsi sa volonté de s’imposer comme l’un des acteurs français de référence dans le domaine de la robotique terrestre militaire, en proposant des solutions modulaires capables de répondre aux exigences croissantes des forces armées modernes.

 

 

➡Fardier Unac Rider :

 

En parallèle de ses développements dans le domaine de la robotique, UNAC Defense a mis en avant le Fardier RIDER, évolution du Fardier déjà retenu par l'armée de Terre pour équiper les troupes aéroportées et les forces spéciales. Développé par l'industriel gardois, ce véhicule ultraléger complète une famille d'engins destinée à renforcer la mobilité tactique des unités les plus mobiles. Le programme prévoit la livraison de 300 véhicules et de 172 remorques d'ici à 2027.

 

Conçu pour être aérotransporté, aérolargué ou héliporté, le Fardier se distingue par sa grande capacité de franchissement et sa modularité. Il peut transporter hommes et matériels, évacuer un blessé, tracter une remorque ou encore un mortier de 120 mm. Sa rusticité, reposant sur une conception volontairement dépourvue d'électronique complexe, répond aux exigences des opérations les plus engagées.

 

Présenté à Eurosatory aux côtés de sa version robotisée, le Fardier illustre parfaitement la stratégie d'UNAC consistant à décliner une même plateforme en différentes configurations, habitées ou autonomes. Les démonstrations dynamiques organisées durant le salon ont ainsi permis au public de découvrir le « Fardier véhicule très léger en dotation dans l'armée de Terre et sa version robotisée », soulignant l'intérêt croissant porté aux systèmes terrestres sans équipage.

 

Déjà adopté par les parachutistes et les forces spéciales françaises, le Fardier RIDER s'impose progressivement comme un outil de mobilité et d'appui particulièrement adapté aux nouveaux besoins opérationnels, dans lesquels la complémentarité entre combattants et systèmes robotisés occupe une place grandissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

➡RIDER - UGV - FN :

 

Le RIDER-UGV, la robotique terrestre selon UNAC

 

Parmi les nouveautés présentées par UNAC à Eurosatory 2026 figurait le RIDER-UGV (Unmanned Ground Vehicle), une plateforme robotisée développée à partir du FARDIER, véhicule léger déjà bien connu des forces françaises.

 

Le constructeur gardois poursuit ainsi son développement dans le domaine des systèmes terrestres téléopérés, en s’appuyant sur l’expérience acquise avec le FARDIER, dont plus de 300 exemplaires ont été commandés par la Direction générale de l’armement (DGA) au profit des forces spéciales et de la 11e Brigade parachutiste.

 

Présenté sur le stand d’UNAC, le RIDER-UGV reprend les principales caractéristiques de mobilité du FARDIER tout en y intégrant des capacités de téléopération et d’autonomie destinées à répondre aux besoins des armées modernes. Son architecture modulaire lui permet d’accueillir différents équipements et charges utiles selon les missions envisagées.

 

Le constructeur prévoit ainsi des configurations dédiées à la reconnaissance, au renseignement, au soutien logistique, aux opérations du génie, à l’évacuation sanitaire ou encore aux missions NRBC. Cette polyvalence constitue l’un des principaux atouts du système, appelé à évoluer au gré des besoins opérationnels.

 

L’un des points forts mis en avant par UNAC réside dans la continuité logistique entre le FARDIER et sa déclinaison robotisée. Le RIDER-UGV partage en effet une grande partie de ses composants avec le véhicule en service, simplifiant ainsi la maintenance, la formation des personnels et le soutien technique.

 

Dans un contexte marqué par le retour de la haute intensité et par la multiplication des menaces sur le champ de bataille, les robots terrestres occupent désormais une place croissante au sein des armées. Déjà largement employés pour les missions de reconnaissance ou de déminage, ils sont désormais appelés à remplir des tâches toujours plus variées : transport de matériel, évacuation de blessés, appui aux unités engagées ou encore relais de communications.

 

À Eurosatory 2026, les démonstrations dynamiques ont d’ailleurs largement illustré cette évolution, les systèmes autonomes et téléopérés étant désormais omniprésents sur les stands des industriels comme dans les scénarios opérationnels.

 

Avec le RIDER-UGV, UNAC confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la robotique terrestre française, en capitalisant sur une plateforme déjà éprouvée sur le terrain et en proposant une solution évolutive, adaptée aux défis des conflits de demain.

 

 

 

Caractéristiques principales :

 

  • Plateforme robotisée dérivée du FARDIER ;

  • Architecture modulaire ;

  • Téléopération et fonctions d’autonomie ;

  • Missions ISR, logistique, génie, évacuation sanitaire et NRBC ;

  • Communauté logistique avec les véhicules déjà en service ;

 

 

 

 

 

➡UNAC ROBIN :

 

Le robot ROBIN d’UNAC choisi par la DGA

 

À l’occasion d’Eurosatory 2026, le constructeur français UNAC a officialisé l’attribution par la Direction générale de l’armement (DGA) du marché POBIN (« P0Bot d’Investigation »), destiné à doter l’ensemble des régiments du génie de l’armée de Terre d’un nouveau système robotisé de reconnaissance.

 

Ce contrat, qui porte sur une quantité maximale de trente systèmes, constitue une étape importante pour les capacités de robotisation des forces terrestres françaises. Il s’agit en effet du premier programme robotique de série notifié par la DGA dans cette catégorie de taille et de masse.

 

 

 

Un robot dédié à l’investigation et à la levée de doute

 

Développé pour intervenir dans des environnements particulièrement dangereux, ROBIN est conçu pour les missions de levée de doute face aux engins explosifs improvisés (IED), mais aussi pour l’investigation, l’observation et la manipulation d’objets suspects.

 

Le système est équipé d’un bras articulé rotatif capable de soulever jusqu’à 120 kg à une portée de 3,8 mètres. Celui-ci peut recevoir différents outils spécialisés, parmi lesquels une pince, une griffe ou encore une soufflette.

 

Pour assurer les opérations d’observation, le bras embarque plusieurs caméras PTZ dédiées à l’inspection détaillée, complétées par des caméras de conduite installées sur la plateforme. L’ensemble offre aux opérateurs une grande autonomie de mission, indispensable lors des interventions en zone sensible.

 

Autre atout, ROBIN peut être tracté à grande vitesse, conformément à la réglementation en vigueur, et remorqué par le véhicule blindé multi-rôles Griffon.

 

Une téléopération développée avec Safran Electronics & Defense

 

Le programme ROBIN repose sur un partenariat industriel structurant entre UNAC et Safran Electronics & Defense, désigné comme partenaire de référence pour la robotisation du système.

 

Dans le cadre de ce marché, Safran Electronics & Defense assure la sélection et la fourniture des interfaces homme-machine, le développement complet du logiciel de téléopération ainsi que la gestion de l’électronique embarquée.

 

De son côté, UNAC prend en charge la conception, la fabrication et l’assemblage du système complet, l’intégration des différents outils du bras robotisé, la mise en œuvre des solutions de téléopération ainsi que la production en série.

 

Un enjeu stratégique pour l’industrie française

 

Avec ce programme, UNAC, entreprise française implantée à Vergèze, devient le premier industriel national à produire en série, pour l’armée de Terre, un véhicule robotisé de cette catégorie.

 

Au-delà de ses performances opérationnelles, ROBIN participe au renforcement de la souveraineté française dans le domaine des systèmes d’investigation téléopérés, en s’appuyant sur un écosystème industriel entièrement national et sur des technologies éprouvées.

 

Une filiation directe avec le Fardier

 

ROBIN est développé à partir de la plateforme du Fardier, déjà qualifiée par les armées françaises. Il en conserve les principales qualités : mobilité tout-terrain, capacités de franchissement, aptitude au passage à gué et compatibilité avec les moyens d’aérotransport.

 

Présenté à Eurosatory 2026, ce nouveau système illustre la montée en puissance de la robotisation au sein des forces terrestres françaises et l’importance croissante accordée aux équipements destinés à préserver les soldats lors des missions les plus exposées.

 

 

 

 

 

 

www.unac-france.com

 

ARQUUS & John COCKERILL 

 

Arquus a accueilli ses partenaires, ses clients institutionnels, les industriels du secteur ainsi que de nombreuses délégations internationales sur son stand, partagé avec les différentes marques du groupe John Cockerill Defense.

 

Ensemble, les équipes ont présenté leur vision commune de la mobilité militaire, de la protection des forces et des capacités de combat de demain. Cette édition d’Eurosatory a permis de mettre en lumière les savoir-faire complémentaires portés par Arquus, Cockerill, Hornet, Agueris et Eurocontrol au service des forces armées et des forces de sécurité du monde entier.

 

Une présence collective portée par John Cockerill Defense

 

Depuis son intégration au sein du groupe John Cockerill Defense, Arquus contribue au développement d’une offre globale destinée à répondre aux besoins des armées modernes. Réunis sur un espace commun, les visiteurs ont pu découvrir les expertises des différentes entités du groupe.

 

Marque emblématique du véhicule terrestre militaire, Arquus a réaffirmé son attachement aux valeurs de robustesse et de fiabilité opérationnelle. Le constructeur a mis en avant des solutions éprouvées, conçues pour accompagner les forces armées dans les environnements les plus exigeants.

 

De son côté, Cockerill a confirmé sa position de référence dans le domaine des systèmes d’armes terrestres. Reconnue pour la modularité, la précision et la flexibilité de ses solutions, la marque a présenté une large gamme d’équipements adaptés à différents calibres et plateformes, contribuant à la fiabilité opérationnelle et à la souplesse stratégique des forces.

 

Hornet a exposé ses tourelleaux téléopérés destinés aux véhicules militaires. Ces systèmes, appréciés pour leur précision de tir, la protection qu’ils offrent aux équipages et leur modularité, intègrent des capteurs et des dispositifs de visée avancés répondant aux exigences des opérations contemporaines.

 

Agueris a, quant à elle, mis en avant son expertise dans les systèmes embarqués et les technologies d’entraînement. Ses solutions immersives et ses capacités de simulation avancées ont illustré les enjeux liés à la préparation opérationnelle des forces et à la maîtrise de l’information sur les théâtres d’opérations.

 

Enfin, Eurocontrol a présenté son savoir-faire dans les domaines électromécaniques, électroniques et optroniques. L’entreprise a notamment valorisé ses systèmes de contrôle de tir et de stabilisation, alliant précision, robustesse et intégration technologique.

 

Par cette présence collective à Eurosatory 2026, Arquus et les différentes entités de John Cockerill Defense ont démontré leur volonté commune de proposer des solutions complémentaires capables de répondre aux défis opérationnels auxquels seront confrontées les forces armées dans les années à venir.

 

➡MAV'RX :

 

 

 

 

 

 

 

 

➡Light Armored Vehicle (programme Famous 2) :

 

Présenté pour la première fois à Eurosatory 2026, le Light Armored Vehicle (LAV) constitue l'une des illustrations les plus concrètes de la coopération industrielle européenne en matière de défense.

 

Développé dans le cadre du programme FAMOUS2 (Future Highly Mobile Augmented Armoured Systems 2), cofinancé par le Fonds européen de défense (FED), ce démonstrateur technologique a pour objectif de préparer la prochaine génération de véhicules blindés légers destinés aux forces armées européennes.

 

 Arquus est responsable de la conception de l'ensemble de la plateforme roulante et de la caisse du véhicule. Le LAV intègre plusieurs technologies de rupture destinées à répondre aux exigences des conflits de demain : une chaîne de traction hybride, des suspensions hydropneumatiques offrant une mobilité accrue sur tous les terrains, ainsi qu'une architecture électrique de nouvelle génération capable d'alimenter les équipements embarqués les plus exigeants.

 

Au-delà de ses performances en matière de mobilité, le LAV explore également des solutions visant à améliorer la discrétion acoustique et thermique, à optimiser la consommation énergétique et à préparer l'intégration des futurs systèmes numériques et collaboratifs qui équiperont le champ de bataille.

 

Plus qu'un prototype, le Light Armored Vehicle est un véritable laboratoire technologique. Les enseignements tirés de ses essais contribueront à définir les standards des futurs blindés légers européens, dans un contexte où la mobilité, la connectivité, l'efficacité énergétique et la capacité d'évolution deviennent des critères essentiels.

 

 

 

 

 

 

 

 

➡Zetros by Arquus :

 

 

 

 

 

 

➡Sherpa Light Mortier :

 

 

 

 

 -Ajout du 18 juillet 2026 :

 

➡Arquus RAIDER :

 

Raider, démonstrateur robotisé d'Arquus

 

À l’occasion d’Eurosatory 2026, Arquus a mis en avant sa vision du combat terrestre de demain en présentant le Raider, un démonstrateur robotisé illustrant l’accélération des travaux menés dans le domaine des véhicules terrestres sans pilote (UGV).

 

Face à l’évolution rapide des conflits et à la nécessité de préserver les combattants, les industriels développent désormais des plateformes capables d’assurer des missions de reconnaissance, de surveillance ou encore d’appui, tout en limitant l’exposition des soldats aux menaces du champ de bataille.

 

Le Raider s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Compact et fortement mobile, ce véhicule téléopéré a été conçu pour évoluer au plus près des unités engagées. Il répond aux nouveaux besoins opérationnels liés aux combats de haute intensité, dans lesquels la robotisation occupe une place croissante.

 

Présenté sur le stand Arquus lors du salon Eurosatory, le Raider témoigne également de la volonté du constructeur français d’élargir son offre au-delà des véhicules habités traditionnels. Désormais intégré au groupe John Cockerill Defense, Arquus développe de nouvelles solutions associant mobilité, protection et innovation technologique.

 

Cette orientation n’est pas nouvelle pour le constructeur. Dès les précédentes éditions du salon, Arquus avait déjà dévoilé plusieurs plateformes robotisées capables d’emporter des charges utiles variées, destinées à des missions de reconnaissance, d’observation, de déminage ou d’appui-feu. Ces systèmes peuvent être téléopérés à distance et intègrent progressivement des briques d’intelligence artificielle destinées à faciliter leur emploi sur le terrain.

 

Le développement des véhicules terrestres autonomes ou téléopérés répond à une tendance lourde observée dans les armées occidentales. À Eurosatory 2026, de nombreux industriels ont ainsi présenté des solutions destinées à accroître la capacité d’action des forces tout en réduisant les risques encourus par les équipages.

 

Le Raider illustre parfaitement cette évolution doctrinale : les futurs engagements terrestres reposeront de plus en plus sur la coopération entre véhicules habités et plateformes robotisées, capables d’étendre les capacités de reconnaissance et d’intervention des forces déployées.

 

 

➡Tourelle Horent drone killer

 

Sur son stand, Arquus a aussi présenté le Hornet « Drone Killer », une nouvelle déclinaison de sa famille de tourelleaux téléopérés destinée à répondre à la menace croissante des drones sur les champs de bataille contemporains.

 

Issu de la gamme Hornet, qui équipe déjà les véhicules SCORPION de l’armée de Terre, ce système de lutte anti-drones associe plusieurs technologies permettant de détecter, identifier et neutraliser des menaces aériennes de proximité. Son développement s’inscrit dans le contexte du retour des conflits de haute intensité, marqués par l’emploi massif de drones d’observation et de munitions téléopérées.

 

Le Hornet « Drone Killer » repose sur une architecture modulaire intégrant un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse lourde Browning M2HB de 12,7 mm, associé à un ensemble de capteurs optroniques et à un radar de surveillance assurant une couverture à 360 degrés. Selon les configurations retenues, le système peut également recevoir des équipements complémentaires destinés à renforcer ses capacités de détection et d’interception.

 

Conçu et développé par Arquus, ce dispositif bénéficie de l’expérience acquise avec les tourelleaux Hornet actuellement en service sur les Griffon, Jaguar et Serval. L’ensemble conserve les caractéristiques qui ont fait le succès de la gamme : stabilisation performante, conduite de tir assistée, connectivité avancée et protection complète de l’équipage, qui reste à l’abri à l’intérieur du véhicule.

 

Le Hornet « Drone Killer » illustre l’adaptation rapide des industriels de défense aux nouveaux défis opérationnels. La protection contre les drones est désormais devenue une priorité pour les forces terrestres, qui recherchent des solutions capables d’intervenir rapidement contre des menaces toujours plus nombreuses et plus variées.

 

 

Tourelle Hornet "Drone killer" sur Sherpa Light photographié par Jérôme Hadacek pendant l'exercice Orion 2026 :

 

 

 

 

FENRIS : premier blindé commun Cockerill et Arquus

 

 

À l’occasion d’Eurosatory 2026, John Cockerill Defense et Arquus ont présenté le FENRIS, premier véhicule issu de leur rapprochement industriel, intervenu moins de deux ans après le rachat du constructeur français par le groupe belge. Dévoilé dès l’ouverture du salon, ce blindé de combat de 26 tonnes, armé d’un canon de 105 mm, ambitionne de s’imposer sur le segment de l’appui-feu mobile, entre véhicule de reconnaissance lourdement armé et char de bataille.

 

Pour Jean-Luc Maurange, directeur général du groupe, le FENRIS symbolise la concrétisation de l’union scellée en 2024 entre John Cockerill Defense et Arquus. Conçu conjointement par les équipes françaises et belges, il associe un châssis dérivé du savoir-faire d’Arquus à la tourelle Cockerill 3105, spécialité du groupe belge dans le domaine des systèmes d’armes de moyen et gros calibre.

 

Présenté sur le vaste stand commun des deux industriels à Villepinte, le FENRIS avait déjà suscité de nombreuses spéculations dans la presse spécialisée, où il était souvent désigné sous l’appellation « Jaguar 105 », en raison de son architecture reposant sur un châssis 6×6 issu de la famille Scorpion.

 

Un châssis éprouvé associé à la tourelle Cockerill 3105

 

Le nouveau blindé combine deux éléments déjà largement éprouvés. Son châssis à six roues motrices, d’une masse d’environ 26 tonnes, est propulsé par un moteur développant 500 chevaux, associé à une transmission automatique. L’équipage se compose de trois militaires et, selon les besoins opérationnels, la plateforme peut être déclinée en configuration 6×6 ou 6×4.

 

L’armement principal repose sur la tourelle Cockerill 3105, équipée d’un canon rayé de 105 mm conforme aux standards de l’OTAN. Déjà intégrée sur plusieurs programmes internationaux, notamment le char léger Kaplan-Harimau développé avec la Turquie et l’Indonésie, cette tourelle a également été évaluée sur d’autres plateformes, comme le char léger indien Zorawar.

 

Compatible avec une large gamme de munitions, y compris les obus-flèches antichars de type APFSDS, le FENRIS emporte jusqu’à 36 projectiles. Le constructeur annonce par ailleurs une capacité de tir indirect pouvant atteindre une portée de dix à onze kilomètres.

 

Face à l’évolution des menaces sur les champs de bataille modernes, marqués par l’omniprésence des drones, John Cockerill met également en avant des capacités de lutte anti-drone. Autre argument majeur : le véhicule est annoncé comme aérotransportable par un Airbus A400M, offrant ainsi une importante capacité de projection stratégique.

 

Un véhicule d’appui-feu complémentaire aux chars de bataille

 

John Cockerill Defense insiste sur le fait que le FENRIS n’a pas vocation à remplacer les chars lourds modernes. Selon Frank Jansens, responsable des systèmes d’armes du groupe, ce nouveau blindé se positionne avant tout comme un véhicule d’appui-feu direct, destiné à combler le vide existant entre les véhicules de reconnaissance et les chars de bataille.

 

Cette philosophie rappelle celle de véhicules emblématiques tels que le Centauro italien ou l’AMX-10 RC français : des blindés à roues privilégiant la mobilité, la rapidité de déploiement et la puissance de feu.

 

L’objectif affiché est de proposer une solution immédiatement disponible, reposant sur des sous-ensembles déjà industrialisés et maîtrisés. Selon Jean-Luc Maurange, le développement du projet n’aurait débuté qu’en février 2025, tandis que le prototype dévoilé à Eurosatory pourrait déjà être produit en série. Les premières livraisons ne pourraient toutefois intervenir qu’à partir d’un délai estimé à un peu plus d’un an.

 

Cette stratégie de réutilisation de composants éprouvés — châssis dérivé de la famille Scorpion et tourelle déjà produite à plusieurs centaines d’exemplaires — vise à réduire les délais de mise sur le marché tout en rassurant les clients export sur la maturité du système.

 

Un symbole fort du rapprochement entre Arquus et John Cockerill

 

Au-delà de ses caractéristiques techniques, le FENRIS constitue surtout la première illustration concrète de la stratégie industrielle engagée lors du rachat d’Arquus par John Cockerill en 2024.

 

Cette opération, menée avec le soutien des États français et belge, visait à faire émerger un acteur européen majeur dans le domaine des blindés légers et des systèmes d’armes terrestres, avec une forte orientation vers les marchés internationaux.

 

Moins de deux ans après cette acquisition, la présentation du FENRIS à Eurosatory 2026 illustre la volonté des deux industriels de concrétiser rapidement les synergies annoncées et d’affirmer leurs ambitions communes sur le marché mondial de la défense terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

Elodie Saint-Lot pose devant le Fenris à l'échelle 1... elle tient dans les mains une reproduction au 1/48 réalisée par Promodels

 

© Eurosatory 2026 - Photo de Jérôme Hadacek - Milinfo.org (juin 2026)

 

 

Véhicules de pompiers

Carnegi et Sides

➡RENAULT D19 BEA Carnegi (Bras Elévateur Automatique) :

 

CARNEGI figurait parmi les exposants d’Eurosatory 2026, mettant en avant son savoir-faire dans la conception et la fabrication de véhicules spéciaux et de nacelles destinés aux services d’incendie et de secours. Fidèle à sa philosophie d’innovation, l’entreprise développe des équipements répondant aux besoins opérationnels des sapeurs-pompiers, avec pour objectif constant de proposer des technologies de pointe au service de la protection des personnes.

 

Spécialisée dans les nacelles élévatrices, CARNEGI s’appuie sur un important site industriel implanté dans les Ardennes. Cette usine moderne de 12 000 m², établie sur un terrain de sept hectares, est dédiée à l’assemblage de plates-formes montées sur poids lourds. Les équipes y mettent en œuvre un savoir-faire reconnu dans la conception de solutions adaptées aux contraintes des interventions de secours les plus exigeantes.

 

Depuis son intégration au sein du groupe ARMORIC HOLDING, en octobre 2025, CARNEGI nourrit de nouvelles ambitions. L’entreprise entend devenir le pôle industriel et services du groupe dans le quart nord-est de la France, tout en capitalisant sur son expertise historique dans le domaine des véhicules à nacelle.

 

Cette stratégie repose sur plusieurs atouts majeurs : des capacités industrielles modulaires et évolutives, capables de s’adapter aux besoins spécifiques des clients, ainsi qu’une solide expérience dans le développement de nacelles spécialisées. Grâce à ces compétences, CARNEGI élargit l’offre d’ARMORIC HOLDING avec des équipements robustes, performants et conformes aux exigences opérationnelles des services de secours.

 

www.carnegi.fr

 

Au cours des démonstrations dynamiques, Carnegi a présenté un Renault Trucks D19 équipé d'un Bras Elévateur Automatique (BEA) :

 

 

 

 

 

 

 

➡Renault Trucks D14 Sides CCFM et Sentinel SX3  :

 

Spécialiste reconnu des véhicules destinés aux services d’incendie, aux plateformes aéroportuaires et aux forces armées, SIDES a profité de cette édition 2026 pour présenter plusieurs solutions répondant aux nouveaux enjeux opérationnels : mobilité accrue, protection des équipages, efficacité des systèmes d’extinction et adaptation aux interventions en milieux dégradés.

 

Sur son stand, le constructeur a notamment mis en avant ses camions d’incendie destinés aux armées et aux services de sécurité civile, conçus pour évoluer aussi bien sur route qu’en terrain difficile. Ces véhicules intègrent les dernières évolutions technologiques en matière de pompes, de réserves d’eau et de mousse, ainsi que des équipements permettant de répondre à des situations toujours plus complexes.

 

Sentinel SX3  des pompiers de l'air exposé sur le stand de Sides

 

La présence de SIDES à Eurosatory illustre également l’importance croissante accordée aux capacités de gestion de crise et de protection civile au sein du salon, aux côtés des équipements militaires traditionnels. L’édition 2026 a en effet accordé une place particulière aux questions de résilience, de sécurité globale et d’intervention d’urgence.

 

Au cours des démonstrations dynamiques, Sides a fait évoluer un Renault Trucks D14 Sides CCFM équipé d'un canon à haute pression :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’heure où le retour des conflits de haute intensité bouleverse les équilibres stratégiques en Europe, l’armée de Terre poursuit sa transformation afin de répondre aux nouveaux défis du champ de bataille. Confrontées à la généralisation des drones, à la guerre électronique, aux frappes dans la profondeur et à la numérisation des opérations, les forces terrestres françaises adaptent leurs capacités pour commander, combattre et durer dans des environnements de plus en plus contestés.

 

À l’occasion d’Eurosatory 2026, l’armée de Terre présente les moyens humains, technologiques et opérationnels qui lui permettront d’agir efficacement au sein de coalitions multinationales. Cette montée en puissance s’inscrit dans les ambitions fixées par les programmes DIV 27 et CA 30, qui visent à renforcer la capacité de la France à commander une division, puis un corps d’armée, dans un cadre interallié.

 

Le salon met également en lumière les avancées du programme SCORPION, les coopérations européennes telles que le partenariat CaMo avec la Belgique, ainsi que les innovations destinées à accélérer le combat collaboratif : systèmes de communication nouvelle génération, drones, robots, munitions téléopérées et dispositifs de lutte antidrones.

 

Au-delà des équipements exposés, Eurosatory 2026 illustre la profonde mutation engagée par l’armée de Terre pour préparer ses soldats aux réalités des engagements de demain. Formation, entraînement, innovation et coopération internationale constituent désormais les piliers d’une armée résolument tournée vers les conflits du XXIe siècle.

 

 

 

➡Fardier Unac :

 

 

➡Renault K CCAT (Camion Citerne Avitailleur Tactique) citerne de 11 000L :

 

 

➡VMBR-L Serval :

 

 

 

 

 

➡VBMR Griffon :

 

 

➡VBMR Griffon PC connecté :

 

 

 Radar de surveillance tactique MURIN embarqué sur GRIFFON

 

➡VBMR Griffon MEPAC :

 

 

 

 

 

 

➡CAESAR MK 1 :

 

 

 

 

 

 

 

➡EBRC Jaguar :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

➡AREG PEGASE :

 

 

 

 

 

 

 

➡SHERPA Light GRIZZLY :

 

 

 

 

 

➡SDZ CEFA :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Krauss-Maffei Nexter Defense Systems

 

Pour cette édition 2026 d’Eurosatory, KNDS a confirmé son statut d’acteur majeur de l’industrie européenne de défense terrestre. Sur un stand particulièrement imposant, le groupe franco-allemand a présenté l’étendue de son savoir-faire, depuis les chars de combat jusqu’aux systèmes robotisés, en passant par l’artillerie, les solutions de lutte anti-drones et les munitions téléopérées. À travers cette présence remarquée, KNDS a affiché son ambition : devenir l’intégrateur de référence des forces terrestres européennes de demain.

 

 

KNDS, un géant européen de la défense terrestre

 

Né du rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann, KNDS rassemble aujourd’hui les expertises françaises et allemandes dans les domaines des blindés, de l’artillerie, de la protection et des systèmes d’armes terrestres. Le groupe emploie plus de 11 000 personnes et dispose d’un catalogue particulièrement riche, comprenant notamment les chars Leclerc et Leopard 2, les canons CAESAR et PzH 2000, les véhicules Griffon, Jaguar, Boxer ou encore le VBCI.

 

À Eurosatory 2026, KNDS a voulu démontrer sa capacité à proposer des solutions complètes couvrant l’ensemble du spectre opérationnel : mobilité, puissance de feu, protection, renseignement, robotique et combat collaboratif.

 

CAPINT, la grande nouveauté du salon

 

La principale attraction du stand était incontestablement le système CAPINT, dévoilé dès l’ouverture du salon. Présenté comme une nouvelle génération de capacité blindée lourde, ce démonstrateur illustre la vision de KNDS pour les futurs engagements terrestres.

 

Reposant sur l’expérience acquise avec les chars Leclerc et Leopard, CAPINT associe puissance de feu, numérisation avancée et coopération avec des systèmes autonomes. Il préfigure les concepts qui alimenteront les futurs programmes européens de blindés lourds et constitue une étape supplémentaire vers le char du futur.

 

Cette présentation confirme également la volonté de KNDS de préparer l’après-Leclerc et l’après-Leopard.

 

 

Une démonstration de force dans la lutte anti-drones

 

Face à la multiplication des menaces aériennes de courte portée observées sur les théâtres d’opérations récents, KNDS a consacré une place importante aux capacités C-UAV (Counter-Unmanned Aerial Vehicles).

 

Le groupe a présenté son écosystème TARGAS, conçu pour détecter, identifier, suivre puis neutraliser les drones, qu’ils soient isolés ou employés en essaim. Ces solutions permettent également de traiter d’autres menaces, telles que les hélicoptères, les roquettes ou certains missiles.

 

Cette approche multicouche combine capteurs, systèmes d’information, armements et moyens de commandement, illustrant la transformation profonde des champs de bataille modernes.

 

Robots terrestres et munitions téléopérées

 

Eurosatory 2026 a également permis à KNDS de mettre en avant ses travaux dans les domaines de la robotique et des munitions téléopérées. Le groupe entend jouer un rôle de premier plan dans ces nouveaux segments, devenus incontournables à la lumière des conflits récents.

 

Les visiteurs ont ainsi pu découvrir plusieurs solutions destinées à accompagner les unités blindées, à renforcer les capacités de reconnaissance et à réduire l’exposition des équipages. KNDS a notamment insisté sur l’intégration croissante entre véhicules habités et plateformes autonomes.

 

 

 

 

https://knds.com

 

➡VBCI :

 

➡Titus :

 

 

 

 

➡EBRC Jaguar :

 

 

 

 

➡VBMR-L Serval :

 

 

 

 

➡Griffon VOA :

 

 

 

 

➡Griffon MEPAC :

 

 

 

 

Sur le stand KNDS, impossible de rater les  CAESAR Mk2 et CAESAR 8x8.

 

➡CAESAR MkII :

 

Le Mk2 représente la nouvelle génération du CAESAR. Il bénéficie d'une cabine renforcée offrant une meilleure protection de l'équipage, d'une motorisation plus puissante, d'une mobilité accrue.

 

 

 

 

➡CAESAR 8x8 :

 

À ses côtés, le CAESAR 8x8 fait valoir une capacité d'emport supérieure grâce à son châssis à huit roues motrices. Emportant davantage de munitions tout en conservant les qualités de mobilité et de précision qui ont fait la réputation du système, cette version est particulièrement adaptée aux besoins des armées recherchant une autonomie opérationnelle renforcée.

 

 

 

 

 

➡Leclerc XLR :

 

 

 

 

 

 

 

➡CAPINT ASCALON 120 :

 

Parmi les nombreuses nouveautés présentées lors du salon Eurosatory 2026, le groupe KNDS a créé l’événement avec la présentation du CAPINT (« CAPacité INTermédiaire »), un nouveau concept de char de combat destiné à répondre aux besoins de l’armée française dans l’attente de l’arrivée du futur programme européen MGCS (Main Ground Combat System).

 

Présenté pour la première fois sur le stand de KNDS, le CAPINT illustre la volonté du groupe franco-allemand d’anticiper les évolutions du champ de bataille tout en proposant une solution opérationnelle à moyen terme.

 

Un « chaînon manquant » entre le Leclerc et le MGCS

 

Le CAPINT a été conçu pour assurer la continuité des capacités blindées lourdes françaises entre les derniers chars Leclerc XLR et le futur système MGCS, dont l’entrée en service n’est pas attendue avant la prochaine décennie. Le projet s’inscrit dans une réflexion plus large menée par les armées européennes face aux enseignements des conflits récents.

 

Pour réduire les délais de développement, KNDS a choisi d’associer des technologies déjà éprouvées : le véhicule repose sur un châssis dérivé du Leopard 2 allemand, tandis que la partie supérieure reçoit une tourelle inhabitée développée par KNDS France autour du programme ASCALON.

 

Une architecture résolument tournée vers l’avenir

 

Le char bénéficie d’une motorisation de 1 500 chevaux et d’un équipage réduit à trois hommes, installés dans la caisse afin d’améliorer leur protection. Sa tourelle téléopérée embarque un chargeur automatique de 22 obus et un canon de 120 mm pouvant, à terme, évoluer vers un calibre de 140 mm.

 

Le CAPINT intègre également plusieurs équipements adaptés aux nouvelles menaces :

 

  • systèmes de protection active et passive ;

  • capacité de lutte anti-drones grâce à une arme téléopérée de 30 mm ;

  • architecture numérique avancée ;

  • coopération avec des drones de reconnaissance et des robots terrestres ;

  • systèmes de détection couvrant l’ensemble du champ de bataille.

 

L’expérience acquise sur les théâtres d’opérations modernes, notamment en Ukraine, a profondément influencé la conception de ce nouveau blindé, où la survivabilité et la connectivité deviennent aussi importantes que la puissance de feu.

 

L’héritier des démonstrateurs EMBT

Le CAPINT s’inscrit dans la continuité des travaux menés ces dernières années par KNDS autour de l’EMBT (European Main Battle Tank), qui associait déjà un châssis de Leopard 2 à une tourelle de Leclerc. Cette nouvelle génération pousse toutefois le concept plus loin, avec une tourelle inhabitée et une intégration poussée des systèmes robotisés.

 

Présenté comme une « capacité intermédiaire », le CAPINT pourrait constituer une solution transitoire crédible pour maintenir les compétences industrielles françaises et européennes dans le domaine des chars lourds en attendant l’aboutissement du programme MGCS.

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 2015 du rapprochement entre le français Nexter Systems et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW), KNDS s'est imposé comme le leader européen des systèmes terrestres de défense. Le groupe développe aujourd'hui une gamme complète de véhicules blindés, d'artillerie, de munitions et de solutions numériques, au service de nombreuses armées à travers le monde.Pour cette édition 2026 d’Eurosatory, KNDS a présenté un stand particulièrement riche, mêlant matériels en service, évolutions de plateformes éprouvées et démonstrateurs technologiques tournés vers les conflits de demain. 

 

Parmi les matériels exposés par KNDS Allemagne :

 

➡LEOPARD 2 A8 :

 

Le Leopard 2 A8, dernière évolution du char de bataille allemand, doté d'une protection renforcée, d'équipements numériques modernisés et de capacités accrues face aux menaces actuelles, notamment les drones.

 

 

 

 

 

 

 

➡LEOPARD 2 A.RC 3.0

 

Le Leopard 2 A-RC 3.0, démonstrateur technologique à tourelle inhabitée téléopérée, équipage réduit à trois hommes, chargement automatique et architecture pensée pour accueillir des canons de 120, 130 ou 140 mm, illustrant la vision de KNDS pour les futurs chars de combat.
 

 

 

 

 

 

 

➡LORAS 155mm :

 

Le LORAS 155 mm (Long Range Artillery System), un système d'artillerie automoteur de nouvelle génération destiné à répondre au besoin croissant de frappes de très longue portée. Reposant sur un canon de 155 mm à haute performance, il vise à offrir une portée nettement supérieure à celle des systèmes actuels tout en conservant une grande mobilité et une forte automatisation.

 

 

 

➡MARS 3 sur IVECO TRAKKER :

 

Le MARS 3, nouvelle génération de lance-roquettes multiple installée sur un châssis Iveco Trakker. Héritier du MARS II, ce système offre une mobilité accrue, une architecture numérique modernisée et la capacité de mettre en œuvre les nouvelles munitions de précision à longue portée.

 

 

 

 

 

-Ajout du 3 août 2026 :

 

THUNDART

Le futur lance-roquettes français

MBDA et Safran Electronics & Defense

 

En choisissant le système THUNDART, développé conjointement par MBDA et Safran Electronics & Defense, la France a fait le choix de la souveraineté industrielle pour remplacer ses Lance-Roquettes Unitaires (LRU). Une décision stratégique qui marque une étape importante dans la modernisation de l'artillerie française et qui ouvre de nouvelles perspectives, y compris pour les fabricants de miniatures militaires.

 

Un successeur attendu pour les LRU

 

L'armée de Terre exploite aujourd'hui une poignée de Lance-Roquettes Unitaires (LRU), version modernisée du M270 américain. Ces systèmes, dont la portée atteint environ 70 km avec les munitions actuellement en service, arriveront prochainement en fin de carrière.

 

Afin de restaurer une capacité de frappe dans la profondeur, la Direction générale de l'armement (DGA) a lancé le programme FLP-T (Frappe Longue Portée – Terre). L'objectif est clair : doter les forces françaises d'un système moderne, précis, évolutif et entièrement maîtrisé sur le plan industriel.

 

 

Le choix d'une solution française

 

Face à plusieurs offres étrangères, dont le célèbre HIMARS américain de Lockheed Martin, mais aussi des solutions venues d'Asie, la France a retenu le projet THUNDART porté par MBDA et Safran.

 

Au-delà des performances, ce choix répond à une logique d'autonomie stratégique. En développant une solution nationale, la France conserve la maîtrise de la conception, de la production, des évolutions futures ainsi que des éventuelles exportations, sans dépendre des autorisations d'un pays tiers.

 

Cette décision s'inscrit pleinement dans la volonté de renforcer la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française.

 

Une portée doublée

 

Le premier objectif du programme est de disposer d'une roquette guidée capable d'atteindre des cibles situées à 150 kilomètres, soit plus du double des capacités actuellement disponibles au sein de l'armée de Terre.

 

Cette augmentation de portée permettra de neutraliser des postes de commandement, des dépôts logistiques ou encore des systèmes d'artillerie adverses bien au-delà de la ligne de front.

 

À plus long terme, une évolution vers une capacité de frappe de 500 kilomètres est déjà envisagée dans le cadre du développement du programme FLP-T.

 

 

Une technologie éprouvée

 

L'un des atouts du THUNDART réside dans l'utilisation de technologies déjà validées sur d'autres programmes.

 

Safran fournit notamment le système de guidage dérivé de la bombe guidée AASM Hammer, dont les performances face au brouillage électronique ont déjà été démontrées en opérations.

 

MBDA est chargé de la conception de la roquette elle-même, tandis que plusieurs partenaires industriels français participent au développement du lanceur et de son intégration sur un châssis militaire 8x8.

 

Cette approche permet de réduire les délais de développement tout en limitant les risques techniques.

 

 

Une entrée en service à l'horizon 2030

 

Les premiers essais du programme ont été réalisés avec succès au printemps 2026, démontrant la maturité de la solution après seulement dix-huit mois de développement.

 

Le calendrier prévoit désormais une montée en puissance progressive afin de permettre une entrée en service opérationnelle autour de 2030, avec pour ambition de remplacer définitivement les LRU.

 

Le système pourrait également séduire plusieurs partenaires européens. La Belgique a déjà manifesté son intérêt pour cette future capacité de frappe longue portée, preuve que le THUNDART pourrait rapidement dépasser le seul cadre national.

 

Le lanceur sera fabriqué par Scania, Essonne Sécurité collaborera à la cabine blindée, un sous-taitant de Scania se chargera du lanceur orientable (source : magazine Raid)

 

 

 

-Ajout du 16 août 2026 :

 

Daimler Truck

 

Par sa présence à Eurosatory 2026, Mercedes-Benz Special Trucks a démontré l'étendue de son savoir-faire dans le domaine des véhicules militaires et de sécurité. Réuni sous la bannière de Daimler Truck, le constructeur allemand présentait une gamme complète de solutions destinées aux forces armées, aux services de sécurité et aux organismes de protection civile.

 

Le stand mettait notamment en avant les trois familles emblématiques de véhicules militaires de la marque : Zetros, Arocs et Unimog, auxquelles s'ajoutaient plusieurs démonstrateurs développés avec des partenaires spécialisés.

 

➡Le Zetros :

 

Conçu pour les opérations les plus exigeantes, le Mercedes-Benz Zetros occupait une place centrale. Disponible en configurations 4x4, 6x6 et 8x8, il était présenté dans différentes versions illustrant sa grande modularité : plateforme logistique, porteur pour systèmes de défense aérienne et anti-drones, ou encore véhicule destiné à l'intégration de systèmes autonomes.

 

Grâce à son architecture à capot, le Zetros demeure une référence pour les missions tout-terrain dans les environnements les plus difficiles.

 

 

 

Le Zetros 2648A constitue l'un des véhicules de base du programme PL6T, réalisé conjointement par Daimler Truck et Arquus pour l'armée française.

 

Le véhicule présenté reçoit une plateforme de transport compatible avec des conteneurs de 10 et 15 pieds.

 

Il embarque également trois Drone Ports de Quantum Systems, illustrant l'intégration croissante des drones dans les missions logistiques et de reconnaissance.

 

 

Le Zetros 2048A est présenté comme plateforme tout-terrain destinée aux systèmes autonomes.

Il est équipé :

 

  • d'un cadre porte-conteneur de 10 pieds ;
  • de la station d'armes téléopérée SARP développée par Aselsan.
  •  

Le véhicule reçoit également un système de lancement multiple conçu par Helsing permettant la mise en œuvre de plusieurs munitions rôdeuses HX-2, intégrées dans une architecture de renseignement, surveillance, reconnaissance et frappe.

 

 

Le Zetros 3848A est une plateforme lourde tout-terrain équipée d'un essieu arrière directeur destinée à recevoir des systèmes complexes.

 

Le véhicule est doté d'un cadre porte-conteneur de 20 pieds transportant le système de reconnaissance, de lutte anti-drones et de défense aérienne SKYTHUNDER 300 développé par Valhalla.

 

Ce système comprend :

 

  • trois radars HENSOLDT ;
  • des capteurs électro-optiques ;
  • une station d'armes téléopérée équipée d'un système Dillon Aero ;
  • un canon automatique Bushmaster de Northrop Grumman ;
  • des roquettes guidées laser LGR4 développées par Arnold Defense.

 

 

➡L'Arocs :

 

À ses côtés, l'Arocs démontrait les capacités de la gamme Mercedes-Benz pour les missions de transport lourd. Les visiteurs pouvaient notamment découvrir une version 8x8 équipée d'une cabine protégée développée par KNDS ainsi qu'un Arocs 6x6 doté d'un système de levage à bras, destiné aux missions logistiques et au transport de charges lourdes.

 

 

L'Arocs 2736A 6x6 est ici équipé d'une carrosserie TSD associée à un système de bras hydraulique.

 

Cette configuration permet le chargement rapide de différents conteneurs ou modules de mission, offrant une grande flexibilité logistique.

 

 

Conçu comme tracteur lourd destiné aux missions militaires, l'Arocs 4463AK est présenté avec une cabine blindée développée par KNDS.

 

Ce prototype bénéficie d'une protection balistique, anti-mines et contre les engins explosifs improvisés (IED). Il reçoit notamment :

 

  • un système de filtration NRBC sous surpression ;
  • un support pour tourelleau armé ;
  • un interphone ;
  • un système de rétrovision par caméras.

 

La cabine est réalisée par emboutissage à chaud et soudage robotisé, permettant d'alléger la structure tout en conservant un haut niveau de protection.

 

Le véhicule est également équipé :

 

  • d'une sellette renforcée ;
  • de deux treuils HPC de 25 tonnes chacun ;
  • d'un système centralisé de gonflage des pneumatiques.

 

Avec un poids total roulant pouvant atteindre 250 tonnes, il est destiné au transport et au dépannage des véhicules militaires lourds.

 

 

➡L'Unimog U 5023 :

 

L'Unimog U 5023 complétait cette présentation dans une configuration sanitaire réalisée par le spécialiste WAS. Grâce à ses remarquables aptitudes en franchissement, il constitue une solution particulièrement adaptée aux évacuations médicales dans les zones difficiles d'accès.

 

 

Le Unimog U 5023 associe les capacités tout-terrain du célèbre Unimog à une cellule sanitaire WAS pouvant transporter quatre blessés couchés.

 

Prévu pour les environnements les plus difficiles, il dispose :

 

  • d'un kit grand froid ;
  • d'une capacité de franchissement de 1,20 mètre ;
  • d'une configuration répondant aux exigences militaires.

 

Cette combinaison permet d'assurer l'évacuation sanitaire jusque dans les zones les plus isolées.

 

Mercedes-Benz profitait également du salon pour mettre en avant plusieurs coopérations industrielles autour des nouvelles technologies de défense, notamment dans les domaines des systèmes téléopérés, des plateformes autonomes et des solutions de mobilité connectée. Cette approche illustre la volonté du constructeur de proposer non seulement des véhicules robustes, mais également des plateformes capables d'intégrer les technologies qui façonneront les opérations militaires de demain.

 

Les partenaires présents à Eurosatory aux côtés de Daimler Truck :

 

 

  • Arquus : le Zetros 2648A 6x6 sert de véhicule de base au programme français PL6T.
  • ARX Robotics : constructeur du robot terrestre GEREON et partenaire pour les systèmes autonomes.
  • Aselsan : station d'armes téléopérée intégrée sur le Zetros 2048A.
  • Helsing : système de lancement multiple LMS installé sur le Zetros 2048A.
  • KNDS : cabine blindée du Arocs 4463AK.
  • Quantum Systems : ports d'accueil pour drones intégrés au Zetros 2648A.
  • TSD Technology & Security Development GmbH : carrosserie du Arocs 2736A.
  • Valhalla : système de défense anti-aérienne et anti-drones SKYTHUNDER 300 monté sur le Zetros 3848A.
  • WAS (Wietmarscher Ambulanz- und Sonderfahrzeug GmbH) : cellule sanitaire du Unimog U 5023.
 

 

-LA VISITE DES STANDS -

 

➡CEFA :

 

CEFA est une PME française spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements destinés aux forces armées. L’entreprise se présente comme un maître d’œuvre industriel capable de prendre en charge un équipement depuis sa conception jusqu’à sa fabrication, selon les standards des forces armées occidentales.

 

Forte de près de 60 ans d’expérience, CEFA s’est notamment fait une spécialité du franchissement militaire, avec l’Engin de Franchissement de l’Avant (EFA), la Vedette F2 et, plus récemment, le système SRB (Steel Ribbon Bridge). L’entreprise a également développé des compétences dans le domaine du déminage, avec le Système de Dépollution de Zone (SDZ) et les équipements C-IED regroupés sous l’appellation SMINEX.

 

Cette double compétence était particulièrement intéressante à observer dans le contexte d’Eurosatory 2026, où la mobilité des forces et la capacité à franchir rapidement les obstacles constituent des enjeux majeurs du combat terrestre.

 

Dans un conflit de haute intensité, la mobilité des unités dépend en grande partie de leur capacité à franchir les coupures humides ou sèches qui se présentent sur leur itinéraire.

 

Fleuves, rivières et canaux peuvent en effet constituer des obstacles importants pour les véhicules de combat, les blindés et les convois logistiques. Le génie militaire doit donc disposer de moyens permettant de rétablir rapidement la continuité de la manœuvre.

 

C’est précisément dans ce domaine que CEFA possède une longue expérience. L’EFA, ou Engin de Franchissement de l’Avant, constitue l’un des produits emblématiques de l’entreprise. Il est conçu pour permettre le franchissement tactique des coupures humides dans le cadre d’opérations de haute intensité.

 

L’entreprise est engagée dans un programme particulièrement important pour l’avenir des capacités françaises de franchissement : le Système de franchissement lourd-léger, baptisé SYFRALL.

 

Le 30 décembre 2025, la Direction générale de l’armement avait commandé ce système auprès d’un groupement momentané d’entreprises réunissant CNIM Systèmes Industriels, CEFA et SOFRAME. Huit systèmes doivent être livrés aux régiments du génie de l’armée de Terre, pour un total représentant environ 300 mètres linéaires de capacité de franchissement.

 

SYFRALL est destiné à renouveler les capacités françaises de franchissement des fleuves et rivières. Son architecture modulaire permet de réaliser aussi bien des ponts que des portières, selon les besoins opérationnels.

 

Le système repose sur des modules flottants de 11 mètres et des rampes d’accès flottantes. Ces éléments sont transportés et mis en œuvre à l’aide d’ensembles associant tracteurs 8x8 et remorques motorisées. Le système doit pouvoir permettre le franchissement de la quasi-totalité des véhicules à roues et à chenilles de l’armée de Terre ainsi que des principaux véhicules alliés.

 

Le catalogue de CEFA ne se limite cependant pas aux systèmes de franchissement.

 

L'entreprise développe également des solutions destinées au déminage et à la lutte contre les engins explosifs improvisés. Le SDZ, Système de Dépollution de Zone, est ainsi un robot multitâche destiné notamment au déminage de grandes surfaces et aux opérations de brêchage. 

 

 

 

 

www.cefa.fr

 

➡BSE :

 

Sur son stand, nle carrossier français avait choisi de mettre en avant le KP1, un véhicule d’intervention développé sur une base de Peugeot Landtrek 4x4.

 

Implantée à Hendaye, dans les Pyrénées-Atlantiques, BSE est spécialisée dans la conception, la fabrication et l’aménagement de véhicules sanitaires et de secours. L’entreprise développe notamment des ambulances et des VSAV, avec une production réalisée en France.

 

Son savoir-faire ne se limite cependant pas aux véhicules sanitaires conventionnels. BSE développe également des solutions destinées aux environnements exigeants et aux utilisateurs de la Défense et de la Sécurité, avec une attention particulière portée à la robustesse, à la fonctionnalité et à l’adaptation aux besoins opérationnels.

 

Le KP1, basé sur le Peugeot Landtrek 4x4, est un pick-up à quatre portes et double cabine. Il reçoit une transformation importante afin de répondre à des missions spécifiques. BSE lui associe notamment une cellule arrière en polyester avec portes arrière, un arceau anti-retournement ainsi qu'un renforcement du châssis. 

 

Le choix du Landtrek comme plateforme de départ permet de conserver les qualités d'un pick-up 4x4 tout en offrant à BSE une base permettant de développer un véhicule répondant aux besoins particuliers des professionnels de la Défense et de la Sécurité.

 

 

 

 

www.bse-ambulances.com

 

➡KNDS Mobility (ex TEXELIS) :

 

Pour sa première participation à Eurosatory sous le nom de KNDS Mobility, l’ancienne activité Défense de Texelis a présenté le SCATA Mk1, un nouveau véhicule blindé 4x4 développé en coopération avec la jeune société finlandaise SCATA. Une première mondiale qui illustre les possibilités offertes par la plateforme de mobilité Celeris.

Le 2 avril 2026, KNDS France a officialisé l’acquisition de Texelis Defense, devenue KNDS Mobility. Cette opération permet à KNDS de renforcer ses compétences dans le domaine de la mobilité terrestre et de maîtriser davantage les technologies liées aux chaînes cinématiques, aux transmissions et aux suspensions des véhicules militaires.

 

Cette évolution s'inscrit dans la continuité d'une histoire industrielle déjà bien établie. KNDS Mobility est notamment à l'origine de la solution de mobilité Celeris, développée pour des véhicules militaires 4x4 et notamment mise en œuvre sur le Serval, le VBMR-L du programme SCORPION. Celeris constitue aujourd'hui une plateforme permettant à différents industriels de développer rapidement des véhicules adaptés à leurs besoins et à leurs marchés.

 

Présenté pour la première fois au public le 15 juin à Eurosatory, le SCATA Mk1 constitue l'une des réalisations les plus originales reposant sur Celeris.

 

Derrière ce véhicule se trouve SCATA – Sophisticated Combat Automotive and Technical Assembly, une jeune entreprise finlandaise qui ambitionne de développer et produire des véhicules blindés destinés notamment aux marchés nordiques, européens et du Moyen-Orient.

 

Le choix de Celeris permet à SCATA de bénéficier d'une architecture de mobilité déjà développée pour des applications militaires exigeantes, tout en concevant en Finlande la caisse blindée et l'intégration propre au véhicule. Le SCATA Mk1 est ainsi présenté comme un véhicule développé très rapidement, avec une logique associant une plateforme française éprouvée et une capacité industrielle finlandaise.

 

Le SCATA Mk1 se positionne dans un segment intermédiaire entre les véhicules tactiques légers et les véhicules blindés plus lourds.

 

Avec une masse en ordre de combat d'environ 18 à 19 tonnes et une charge utile pouvant atteindre 4,5 tonnes, il se situe notamment entre le Sisu GTP 4x4 et les véhicules de la classe des 24 tonnes. Le véhicule mesure près de 6,6 m de long, 2,5 m de large et 2,4 m de haut. Sa motorisation annoncée peut atteindre 375 ch et sa vitesse maximale est donnée pour environ 110 km/h, avec une autonomie pouvant atteindre 750 km.

 

La protection balistique annoncée correspond aux niveaux STANAG 2 et 3, selon la configuration retenue. Le véhicule est également conçu pour pouvoir être transporté par voie aérienne : un exemplaire peut notamment prendre place à bord d'un C-130J et deux dans un A400M.

 

 

 

 

 

knds.com/fr/filiales/knds-mobility

 

➡Etendard :

 

Nouvel acteur français spécialisé dans les véhicules tactiques légers, ETENDARD était présent à Eurosatory 2026. Une première participation qui a permis à la jeune société lyonnaise de présenter son savoir-faire et plusieurs solutions destinées aux forces armées et aux services de sécurité.

Créée en janvier 2026 sous sa forme actuelle, ETENDARD s'est spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication de véhicules tactiques légers destinés aux applications de Défense et de Sécurité. Son activité couvre également la modification de véhicules existants, leur maintenance ainsi que la formation des opérateurs et des techniciens.

 

La particularité d'ETENDARD est de s'appuyer sur une équipe issue à la fois du monde de la Défense et de celui du rallye-raid. L'entreprise revendique ainsi une expérience importante dans la conception de véhicules performants, en faisant le lien entre les exigences de la compétition tout-terrain et celles des utilisateurs militaires.

 

Cette approche se traduit notamment par une gamme de véhicules à deux et quatre roues, mais aussi par la capacité à développer des solutions spécifiques à la demande des clients. 

Sur son stand, ETENDARD présentait notamment FURIE, un buggy tactique léger développé pour les forces armées et les acteurs de la sécurité civile.

 

 

Le véhicule bénéficie directement de l'expérience acquise dans le rallye-raid. ETENDARD explique que ses équipes ont notamment développé le buggy T3Max engagé par Red Bull en compétition. Les méthodes de conception et les exigences techniques issues de cet univers ont été transposées au domaine militaire pour donner naissance à FURIE.

 

Cette filiation avec la compétition n'est pas anecdotique : mobilité, robustesse, facilité de maintenance, capacité à franchir des terrains difficiles et aptitude à transporter hommes et équipements constituent autant de qualités recherchées sur un véhicule tactique léger.

La présence d'ETENDARD à Eurosatory ne se limitait toutefois pas au seul FURIE. La société poursuit le développement d'une gamme de véhicules légers répondant à différents besoins opérationnels.

 

Parmi les nouveautés visibles sur le salon figurait notamment RIVAL, un véhicule 4x4 dérivé d'une base Stellantis et profondément adapté aux besoins militaires. Le développement porte notamment sur la militarisation du véhicule, avec un travail sur l'aménagement intérieur et le renforcement de la chaîne mécanique.

 

 

ETENDARD travaille également sur FOUDRE, une solution à deux roues destinée aux missions de mobilité tactique. Dans une logique de recherche de fournisseurs français, la société s'est notamment tournée vers le constructeur français Sherco pour la base moto.

 

etendard.tech

 

➡AADS & Digital Bit  :

 

À Eurosatory 2026, les visiteurs ont pu découvrir une multitude de solutions destinées à faire évoluer le véhicule militaire léger ou tactique vers une véritable plateforme de combat connectée.

 

Parmi les entreprises qui participaient à cette évolution figuraient AADS, spécialiste des véhicules adaptés aux besoins des administrations et des forces armées, et Digital Bit, industriel roumain spécialisé dans les stations d'armes téléopérées. Deux entreprises aux activités différentes, mais dont les solutions illustrent parfaitement une même tendance : transformer des plateformes relativement classiques en systèmes de combat adaptés à des missions très diverses.

 

La Jeep J8 Command est une déclinaison militaire du J8, conçue pour les missions de commandement et de liaison.

Sa plateforme renforcée et ses capacités tout-terrain permettent l’intégration d’équipements spécifiques, notamment de communication.

 

Basée à Gibraltar, AADS développe et produit des véhicules spécialisés à partir de plateformes automobiles, avec notamment des solutions destinées aux utilisateurs gouvernementaux et militaires (RAM 3500 Troop Carrier, un J8 Command, Landtrek Protected...).

 

Le Ford RAM 3500, pick-up lourd, transformé en véhicule de transport de troupes, offrant une capacité d’emport supérieure à celle d’un véhicule tactique léger.

 

 

AADS propose ainsi différentes adaptations portant sur les suspensions, le châssis, les équipements électriques, la protection, les systèmes de récupération ou encore les aménagements destinés au transport de personnels et à l'intégration d'équipements spécifiques.

 

Le véhicule n'est donc plus considéré comme une simple plateforme de transport, mais comme une base modulaire susceptible de recevoir différents équipements opérationnels.

 

Avec le KP1 LandTrek, AADS illustre sa volonté de proposer des véhicules issus de plateformes automobiles existantes, puis adaptées aux contraintes opérationnelles. 

 

C'est précisément sur cette notion de modularité que le travail de Digital Bit prend tout son sens.

 

L'entreprise roumaine développe depuis plus de vingt ans des systèmes de défense, avec comme produit emblématique la famille de stations d'armes téléopérées AGIL®. Ces RCWS peuvent être installées sur différents types de plateformes et sont destinées à permettre à l'équipage d'observer, détecter et engager des objectifs depuis une position protégée.

 

La gamme AGIL® accepte notamment des mitrailleuses de 7,62 mm et 12,7 mm, d'origine occidentale ou est-européenne. Digital Bit insiste également sur la modularité de son architecture et sur son interface homme-machine destinée à simplifier la conduite du système.

 

La multiplication des drones, la nécessité de disposer de moyens de détection et de réaction rapides et la recherche de solutions moins coûteuses que les systèmes lourds poussent les industriels à développer des architectures modulaires.

 

 

Digital Bit a engagé son système RESILIENT® x11 Advanced Combat System dans l'exercice Eastern Phoenix, organisé en Roumanie en avril 2026 dans le cadre de l'initiative OTAN LCI-X consacrée à l'évaluation des capacités de lutte contre les drones. L'entreprise indique avoir démontré, durant cet exercice, des capacités d'interopérabilité, d'acquisition d'objectifs et d'engagement cinétique contre de petits drones.
 

 

Cette expérience donne une résonance particulière à la présentation de solutions de ce type à Eurosatory dans un salon où la lutte anti-drones et les systèmes de combat connectés occupaient une place importante. Le salon lui-même mettait notamment en avant la supériorité multi-domaine, le combat à distance et les nouvelles technologies numériques.

 

www.aads-gib.com

www.digitalbit.ro

➡Technamm :

 

Implantée à Lambesc, en Provence, TECHNAMM possède depuis 1987 une expertise reconnue dans la transformation et la préparation de véhicules destinés à répondre à des besoins opérationnels spécifiques. 

 

La vedette du stand Technamm était notamment le Masstech Commando, un véhicule qui illustre parfaitement la philosophie de l'entreprise : partir d'une plateforme éprouvée pour la transformer en fonction des contraintes militaires et des missions qui lui sont confiées.

 

Maastech Commando

 

 

Le Masstech constitue une famille de véhicules tactiques développée autour de plateformes Toyota, notamment le Land Cruiser 79, auxquelles Technamm apporte les adaptations nécessaires à leur utilisation militaire. Le constructeur présente ainsi ses véhicules comme des solutions robustes, fiables et configurables en fonction des besoins des utilisateurs.

 

Le choix d'un pick-up de conception éprouvée répond à plusieurs impératifs : simplicité, robustesse, facilité d'entretien et capacité à évoluer dans des environnements difficiles.

 

L'entreprise ne cherche pas systématiquement à développer un véhicule entièrement nouveau. Son savoir-faire consiste largement à adapter des véhicules existants à des missions particulières, en intervenant sur leur configuration, leurs équipements et leur environnement opérationnel.

 

Cette philosophie permet d'obtenir des véhicules adaptés à des besoins très précis tout en conservant une base mécanique connue.

 

Technamm revendique aujourd'hui plus de 5 000 véhicules produits depuis sa création et une organisation d'environ 80 collaborateurs. Cette expérience constitue un véritable atout lorsqu'il s'agit de répondre à des demandes spécifiques ou de produire des véhicules en série.

 

Le Masstech Armure repose sur un Toyota Land Cruiser 76, modèle de la série 70 particulièrement réputé pour sa robustesse et ses capacités tout-terrain.

 

Mais sous son apparence de Land Cruiser, le véhicule présenté par Technamm n'a plus grand-chose d'un simple véhicule tout-terrain civil.

 

L'Armure reçoit en effet une cellule blindée offrant une protection balistique de niveau B6, destinée à protéger l'équipage ainsi que les organes vitaux du véhicule. Technamm le présente comme une solution destinée aux missions dans des zones sensibles ou particulièrement dangereuses.

 

Avec un PTAC de 5,5 tonnes, le Masstech Armure conserve néanmoins les qualités de mobilité qui font l'intérêt du Land Cruiser série 70.

 

Maastech Armure B6

Le Masstech DC4 est développé à partir du Toyota Land Cruiser 79, dans une configuration 4x4. Technamm le classe dans sa gamme des véhicules légers et lui attribue un PTAC de 3,5 tonnes.

 

Avec une longueur de 5,30 m, une largeur de 1,80 m et une hauteur de 1,975 m, le DC4 conserve des dimensions relativement contenues, adaptées à une utilisation sur route comme en tout-terrain.

 

Cette compacité constitue l'un de ses principaux atouts. À la différence des véhicules tactiques plus lourds, le DC4 est conçu pour conserver une certaine simplicité d'emploi et une bonne mobilité sur les terrains difficiles.

 

Technamm définit le DC4 comme un véhicule de patrouille léger, destiné notamment aux missions d'observation, d'escorte et de contrôle.

 

Le constructeur souligne également la présence d'un support pour arme collective, permettant au véhicule de disposer d'une capacité de réaction rapide en cas d'hostilité.

 

Maastech DC4

 

www.technamm.fr

 

➡Bertin Winlight :

 

Sur son stand, Bertin Winlight a mis en avant son savoir-faire dans le domaine de l'optronique avec le PeriSight Top Attack, une solution de détection infrarouge passive à 360° destinée à assurer la surveillance de l'environnement immédiat d'un véhicule blindé.

 

Pour les visiteurs du salon, la présentation d'un système de ce type sur un VBL Panhard constituait une illustration particulièrement parlante de l'évolution des véhicules militaires existants face aux nouvelles menaces.

 

Entré en service dans les forces françaises à partir des années 1980, le Véhicule Blindé Léger (VBL) de Panhard a été conçu initialement pour des missions de reconnaissance, de liaison et de surveillance.

 

Les drones, et notamment les petits drones difficiles à détecter, représentent aujourd'hui une menace susceptible de concerner directement les véhicules blindés. Leur capacité à observer, à désigner des objectifs ou à attaquer par le haut impose de nouvelles solutions de surveillance et de protection.

 

C'est dans ce contexte que prend tout son sens l'installation d'un système tel que le PeriSight Top Attack.

Développé par Bertin Technologies et porté par l'expertise de Bertin Winlight dans le domaine des systèmes optroniques, le PeriSight Top Attack est conçu pour assurer une détection infrarouge passive à 360°, de jour comme de nuit.

 

Le système repose sur des modules thermiques CamSight et ne nécessite aucune émission électromagnétique pour fonctionner. Cette caractéristique est particulièrement importante sur un champ de bataille où les émissions peuvent permettre à l'adversaire de localiser un véhicule.

 

Le caractère passif du système lui permet également de conserver son intérêt dans un environnement fortement perturbé par la guerre électronique.

 

Autre particularité : le système est conçu pour détecter automatiquement les cibles mobiles et assurer leur suivi. L'objectif est notamment de réduire la charge de travail de l'équipage et de lui permettre de réagir plus rapidement face à une menace.

 

 

www.bertin-technologies.fr

 

➡SOFEMA :

 

À côté des grands constructeurs de blindés, de véhicules tactiques et de systèmes d'armes, Eurosatory 2026 permet également de découvrir des entreprises dont le rôle est moins spectaculaire mais tout aussi essentiel au fonctionnement des forces armées.

 

C'est notamment le cas de SOFEMA qui occupe une position particulière dans l'écosystème français de défense.

 

L'entreprise est spécialisée dans la fourniture d'équipements militaires, de matériels aéronautiques et terrestres ainsi que de pièces de rechange, y compris pour des matériels anciens ou pour lesquels l'approvisionnement peut devenir particulièrement complexe.

 

C'est précisément sur cette capacité à fournir des solutions et des pièces adaptées que SOFEMA a construit une partie de son savoir-faire.

 

 

 

 

SOFEMA est née de la fusion de deux sociétés issues du secteur public, OFEMA et SOFMA, réunissant ainsi plusieurs décennies d'expérience dans le domaine du soutien aux forces armées.

 

L'entreprise revendique aujourd'hui une présence dans plus de 50 pays et s'appuie sur plusieurs implantations en France, avec des activités de production, de logistique et de distribution.

 

L'un des intérêts du positionnement de SOFEMA réside dans sa capacité à proposer des solutions sur mesure... une capacité d'adaptation qui prend une importance particulière dans le contexte actuel, marqué par la volonté des forces armées européennes de disposer de matériels plus nombreux et surtout davantage disponibles.

 

 

 

Quelques semaines avant Eurosatory, SOFEMA a annoncé avoir été choisie par le ministère de la Défense de la République d'Arménie dans le cadre d'un accord de fourniture d'équipements signé lors de la visite d'État du président Emmanuel Macron en Arménie, le 5 mai 2026.

 

https://sofemagroup.com/

 

➡RENAULT R4 Vision 4 RESCUE  :

 

Présente sur le stand de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), la Renault 4 Vision 4Rescue illustre la manière dont les nouvelles technologies peuvent venir renforcer l’action des services d’urgence.

 

 

Dévoilée en 2025, la Vision 4Rescue est un démonstrateur développé par Renault Group et Software République, en collaboration avec les services d’incendie et de secours. L’objectif est de proposer une véritable plateforme mobile capable de centraliser les informations, d'observer une zone d’intervention et de faciliter la coordination des équipes engagées sur le terrain.

 

Si ses formes générales restent immédiatement reconnaissables comme celles de la nouvelle Renault 4 E-Tech electric, la Vision 4Rescue adopte une présentation beaucoup plus spectaculaire. Sa carrosserie surélevée, ses extensions d’ailes, ses protections spécifiques et sa décoration rouge et jaune fluorescent lui confèrent une allure résolument opérationnelle.

 

La garde au sol a notamment été augmentée de 15 mm et la voiture reçoit un second moteur électrique sur l’essieu arrière afin de disposer d’une transmission intégrale permanente. Cette configuration lui permet d’envisager des déplacements sur des terrains plus difficiles que ceux auxquels une Renault 4 classique serait normalement confrontée.

 

La principale originalité de la Vision 4Rescue se trouve toutefois à l’arrière. Le hayon donne accès à un espace aménagé comme un véritable poste de travail mobile, avec un bureau coulissant, deux écrans et un ordinateur puissant.

 

Le véhicule peut ainsi recevoir et exploiter les informations provenant des différents équipements déployés sur le terrain. Des antennes intégrées à la capsule installée sur le toit participent notamment au maintien ou au rétablissement des communications lors d’une intervention.

 

Cette conception transforme la petite Renault en véritable centre de commandement connecté, capable d’accompagner les secours au plus près de la zone d’intervention.

 

La capsule installée sur le toit accueille un drone d’observation, ainsi que différents équipements permettant notamment de rétablir des communications après une catastrophe.

 

Le drone apporte une capacité de reconnaissance particulièrement intéressante : il permet aux opérateurs d’obtenir rapidement une vision aérienne d’une zone sinistrée et ainsi de mieux apprécier la situation avant ou pendant l’engagement des équipes au sol.

 

L’ensemble repose sur un écosystème comprenant près de 20 solutions technologiques interconnectées, développées afin de faciliter le partage des informations et d’améliorer la coordination des différents intervenants.

 

Renault Group indique que le concept développé avec les sapeurs-pompiers de Paris a servi de point de départ aux réflexions ayant conduit au développement du 4 TROOP (voir plus haut sur cette page). Ce dernier reprend le principe d’un véhicule multi-mission fortement connecté, mais l’adapte cette fois aux besoins des forces terrestres, notamment pour des missions de poste de commandement.

 

 

 

 

 

media.renault.com/vision-4rescue

 

➡Stand du Ministère de l'Intérieur :

 

Parmi les matériels exposés sur le stand du Ministère de l'Intérieur, on trouvaist figurait le Raven, le nouveau véhicule blindé destiné aux forces de sécurité intérieure françaises et appelé à équiper le RAID et la BRI.

 

 

Développé par Centigon France, spécialiste français des véhicules blindés, ce nouveau véhicule répond aux besoins des unités d’intervention confrontées à des situations particulièrement dangereuses, notamment en environnement urbain. Il s’inscrit dans le renouvellement des moyens blindés dont disposent les forces de sécurité intérieure.

 

Le programme prévoit la fourniture de 11 véhicules, destinés aux forces de Police et de Gendarmerie nationales. Le Raven est conçu pour transporter un groupe d’intervention de huit à dix opérateurs équipés, tout en leur offrant un niveau élevé de protection.

 

Derrière l'apparence d'un imposant véhicule tout-terrain se cache un véritable concentré de technologies de protection. Le Raven bénéficie d'une protection balistique de haut niveau, répondant notamment aux standards NF EN 1522/1523 et VPAM, ainsi que d'une protection adaptée aux menaces explosives.

 

Cette protection doit permettre aux opérateurs de rejoindre une zone d'intervention ou d'en extraire des personnels dans des conditions particulièrement dégradées.

 

 

Le véhicule a également été conçu avec une attention particulière portée à l'ergonomie intérieure. L'objectif est de permettre à plusieurs opérateurs lourdement équipés de prendre place à bord dans de bonnes conditions, y compris lors de missions susceptibles de durer plusieurs heures.

 

Le Raven n'est donc pas simplement un véhicule destiné à protéger ses occupants. Il constitue un véritable outil tactique destiné à accompagner les unités spécialisées lors des interventions à haut risque.

 

Sa capacité d'emport, son niveau de protection et ses aptitudes tout-terrain doivent notamment permettre aux opérateurs de progresser au plus près de leur objectif, tout en bénéficiant d'un niveau de sécurité nettement supérieur à celui offert par un véhicule conventionnel.

 

Fabriqué en Bretagne, sur châssis de Ford F600, le Raven témoigne également du maintien en France d'un savoir-faire industriel spécialisé dans le domaine du blindage et de la protection des véhicules. Le véhicule doit rejoindre les unités françaises à partir de 2027, marquant une nouvelle étape dans la modernisation de leurs moyens d'intervention.

 

 

www.centigon.com

 

Sur le stand du Ministère de l'Intérieur, Jérôme Hadacek n'a pas manqué de photographier le buggy SSV Ranger, présenté dans le cadre du pôle mobilité de la Gendarmerie nationale.

 

Derrière son apparence de véhicule tout-terrain compact se cache en réalité un engin particulièrement original : un Polaris XP Kinetic 100 % électrique profondément modifié, afin de répondre à des besoins opérationnels spécifiques.

 

 

Le véhicule présenté à Villepinte repose sur la gamme Polaris Kinetic, disponible notamment en versions XP Kinetic et Crew Kinetic.

 

Dans sa configuration d'origine, ce quad électrique développe l'équivalent d'environ 110 ch. Selon la configuration retenue, il peut accueillir trois personnes en version XP Kinetic ou jusqu'à six occupants avec la version Crew Kinetic.

 

Deux capacités de batteries sont proposées sur cette famille de véhicules : environ 14,9 kWh, offrant une autonomie annoncée de l'ordre de 70 km, ou 29,8 kWh, permettant d'atteindre jusqu'à 130 km selon la configuration et les conditions d'utilisation.

 

Le véhicule dispose par ailleurs d'une transmission intégrale à la demande, lui permettant d'adapter sa motricité aux conditions rencontrées.

 

Mais c'est évidemment la transformation réalisée pour les forces de sécurité qui rend cet exemplaire particulièrement intéressant.

 

L'équipement présenté comprend également un lanceur multiple de huit coups en calibre 40 x 46 mm, avec la possibilité d'utiliser un canon de quatre coups en calibre 56 mm. 

 

La conception générale reste cependant compacte, permettant au Polaris de conserver les qualités qui font l'intérêt d'un quad : agilité, faible encombrement et capacité à évoluer sur des terrains difficiles.

 

Des éléments latéraux rigides renforcent la protection des occupants contre les projections. Les pneumatiques ont également été adaptés : ils sont renforcés et peuvent continuer à rouler à plat grâce à la présence d'une mousse interne.

 

 

 

Le véhicule reçoit encore un phare infrarouge avec fonction blackout, particulièrement intéressant pour les déplacements nocturnes et les missions nécessitant une certaine discrétion.

 

Un projecteur de travail complète cet équipement, tandis que les traditionnels moyens propres aux véhicules des forces de l'ordre sont également présents : feux de pénétration et sirène.

Pour accroître encore ses capacités en terrain difficile, l'engin est équipé d'un treuil à corde synthétique, associé à un système d'arrêt automatique. Celui-ci peut être utilisé pour dégager le véhicule lorsqu'il se retrouve immobilisé, mais également pour sécuriser certaines opérations.

 

La garde au sol, proche de 36 cm, participe également aux capacités de franchissement du quad.

 

Malgré son gabarit, le véhicule affiche des capacités particulièrement intéressantes.

 

Sa benne peut transporter plus de 500 kg de matériel, tandis que sa capacité de remorquage dépasse une tonne.

 

 

www.polarisfrance.com

 

Voici enfin le TAURUS, un robot terrestre chenillé téléopéré développé par ANGATEC pour le RAID, à partir de la plateforme TEC800. 

Le TAURUS reprend la base chenillée du TEC800 d'ANGATEC, une plateforme robotique conçue et fabriquée en France. Dans sa configuration standard, le TEC800 est une plateforme téléopérée à forte capacité d'emport, dotée de chenilles et de moyens de vision jour/nuit. ANGATEC indique une charge utile pouvant atteindre 800 kg, une liaison radio sécurisée jusqu'à 5 km et un blindage de classe 4 pour sa plateforme.

 

 

Pour le RAID, la plateforme a été profondément adaptée. Elle reçoit une importante protection blindée verticale, formant un véritable bouclier mobile. Celui-ci permet au robot de progresser en tête d'un groupe d'assaut et de fournir une protection aux opérateurs derrière lui.

 

Le TAURUS peut notamment être utilisé pour ouvrir une voie, progresser vers un objectif, enfoncer des portes ou déplacer des charges lourdes, tout en maintenant le robot entre la menace et les personnels. ANGATEC le décrit précisément comme un « bouclier déployable » destiné à protéger la colonne d'assaut, à enfoncer les portes et à tracter des charges lourdes.

 

www.angatec.com

➡SOFRAME  :

 

Soframe développe et produit des solutions de mobilité destinées aux secteurs de la Défense et de la Sécurité. Son catalogue couvre notamment les véhicules blindés multirôles, les véhicules logistiques protégés, les solutions destinées aux forces spéciales ainsi que différentes remorques et équipements spécialisés.

 

 

À Eurosatory 2026, l'entreprise a mis en avant sa capacité à proposer des solutions adaptées aux besoins opérationnels, en associant mobilité, protection, modularité et intégration de systèmes.

 

Parmi les réalisations de Soframe, le Centaur constitue l'une des plateformes les plus représentatives de son activité dans le domaine de la sécurité intérieure.

 

Ce véhicule 4x4 blindé a notamment été retenu par la Gendarmerie afin de renouveler sa flotte de Berliet VBRG, dont certains sont en service depuis plus de quatre décennies. 

 

Le Dorcus de Soframe

 

La participation de Soframe à Eurosatory 2026 était également l'occasion de mettre en avant sa capacité à travailler avec des partenaires technologiques.

 

L'entreprise présentait notamment une coopération avec ATRI UAB autour de systèmes de vision destinés à améliorer la perception du conducteur. Les systèmes TINDS DVE développés par ATRI sont conçus pour améliorer la conduite et la perception de l'environnement dans des conditions de visibilité dégradée, de jour comme de nuit. Cette association entre une plateforme Soframe et des équipements de vision illustre la tendance à l'intégration croissante des technologies de surveillance et d'aide à la conduite sur les véhicules militaires.

 

Cette logique d'intégration constitue aujourd'hui un élément essentiel de la conception des véhicules tactiques : protection et mobilité doivent désormais s'accompagner d'une meilleure connaissance de la situation, de communications et de systèmes électroniques adaptés aux missions.

 

Le LMPAV (Véhicule blindé léger multi-rôle)

 

Soframe revendique une approche couvrant l'ensemble du cycle de vie de ses produits. Au-delà de la conception et de la production, l'entreprise propose ainsi des prestations de formation, de maintien en condition opérationnelle et de gestion de flotte.

 

L'industriel met également en avant sa capacité à développer des solutions modulaires et à adapter ses moyens de production aux besoins de ses clients. Cette flexibilité constitue un argument important dans un contexte où les forces armées recherchent des équipements pouvant être produits, adaptés et maintenus dans des délais compatibles avec les nouvelles exigences opérationnelles.

 

L'entreprise est notamment engagée aux côtés de CNIM Systèmes Industriels et de CEFA dans le programme SYFRALL de la DGA. Dans ce cadre, Soframe doit fournir les camions-tracteurs et les semi-remorques destinés au nouveau système de franchissement lourd-léger. Celui-ci doit permettre aux régiments du Génie de disposer de capacités de franchissement pour les véhicules les plus lourds des armées de l'OTAN.

 

Cette implication confirme que le savoir-faire de Soframe ne se limite pas aux véhicules blindés : l'entreprise intervient également dans le domaine de la mobilité logistique et des équipements destinés à accompagner les forces sur le terrain.

 

www.soframe.com

 

Parmi les matériels les plus remarqués sur le stand Soframe, le X-Fire occupait une place particulière. Développé en partenariat avec Thales, ce nouveau lanceur est destiné aux capacités de Frappe Longue Portée terrestre (FLP-t) et entend apporter une réponse française aux nouvelles exigences du combat dans la profondeur.

 

 

Présenté officiellement lors d'une conférence organisée sur le stand Soframe durant Eurosatory, le X-Fire est conçu comme une plateforme mobile, polyvalente et interopérable, capable de mettre en œuvre différentes familles de munitions longue portée. L'objectif est notamment de pouvoir employer aussi bien des munitions souveraines françaises que des munitions étrangères ou alliées.

 

 

Cette polyvalence constitue l'un des principaux intérêts du système. Plutôt que d'être associé à un unique missile, le lanceur est conçu pour pouvoir évoluer avec différentes solutions de frappe et répondre à plusieurs niveaux d'engagement.

 

La présentation du X-Fire à Eurosatory intervenait par ailleurs quelques semaines après une étape importante de son développement. Le 26 mai 2026, Thales annonçait avoir réalisé avec succès les premiers tirs depuis le lanceur X-Fire, développé avec Soframe dans le cadre de la frappe longue portée terrestre. Ces essais venaient confirmer la maturité du système et sa capacité à mettre en œuvre différentes munitions.

 

 

Le X-Fire s'inscrit dans une coopération industrielle plus large associant Soframe, Thales et ArianeGroup.

 

Alors que Soframe apporte notamment son expertise dans la conception de plateformes mobiles et de solutions de mobilité protégée, Thales intervient sur le système de lancement et les solutions de frappe. ArianeGroup participe pour sa part au développement de la trame balistique, avec une approche destinée à couvrir différents niveaux de portée.

 

Lors d'Eurosatory 2026, les trois industriels ont ainsi présenté une vision commune de la frappe dans la profondeur, avec des perspectives allant de l'échelon tactique à des engagements à très longue portée. Les industriels évoquent notamment des développements de munitions susceptibles de couvrir des portées comprises entre 1 000 et 2 500 km.

 

 

Pour Soframe, cette réalisation constitue une évolution significative de son positionnement. L'entreprise, historiquement reconnue pour ses solutions de mobilité protégée, démontre ici sa capacité à intégrer une plateforme terrestre dans un système d'arme complexe destiné aux opérations de haute intensité.

 

 

www.thalesgroup.com

 

 

➡Rheinmetal :

 

Parmi les rendez-vous incontournables d’Eurosatory 2026, le stand de Rheinmetall occupait une place de choix dans l’espace extérieur du salon. Installé sous la bannière « Strong and Clear – Across all Domains », le groupe allemand y présentait une large sélection de ses matériels et systèmes, illustrant sa volonté de proposer une réponse globale aux besoins des forces armées.

 

 

Du véhicule blindé au camion tactique, de l’artillerie aux systèmes de défense antiaérienne, mais aussi des drones, robots et plateformes autonomes, la présentation témoignait surtout de l’évolution rapide des équipements militaires. Rheinmetall entend en effet associer les capacités traditionnelles à la numérisation, à l’intelligence artificielle et aux systèmes sans équipage, afin de créer un champ de bataille toujours plus connecté.

 

Parmi les matériels particulièrement remarqués figuraient le Lynx KF41, notamment dans ses configurations de reconnaissance et de défense antiaérienne Skyranger 30, ainsi que le Fuchs JAGM, spectaculaire chasseur de chars équipé de 24 missiles JAGM à lancement vertical.

 

Le constructeur allemand profitait également d’Eurosatory pour présenter plusieurs nouveautés et premières. Le Containerized Missile Launcher (CML), destiné aux munitions rôdeuses FV-014, constituait ainsi l’une des principales attractions du stand. Le système s’intègre au réseau de reconnaissance et de frappe de Rheinmetall, illustrant la volonté du groupe de rapprocher capteurs, systèmes de commandement et effecteurs au sein d’une même architecture numérique.

 

La lutte contre les drones occupait également une place importante avec différentes solutions Counter-UAS, tandis que le nouveau MK35-E, canon automatique de 35 mm, témoignait de la volonté de Rheinmetall de proposer des armements de moyen calibre adaptés aux menaces actuelles.

 

Le stand faisait aussi une large place aux solutions autonomes, avec notamment le Mission Master, le système de franchissement robotisé Komodo UBS ou encore le Kraken K3 Scout, véhicule de surface sans équipage développé avec Kraken Technology. Ce dernier, long d’environ 8,5 mètres et capable d’atteindre 55 nœuds, illustre l’élargissement des activités de Rheinmetall au domaine maritime autonome.

 

Autre nouveauté à découvrir : le Caracal 6x6, développé avec Mercedes-Benz et MAGNA I. Cette évolution du véhicule d’assaut aéroportable reprend le châssis W464 auquel a été ajouté un troisième essieu et un plateau modulaire.

 

À travers cette présentation particulièrement riche, Rheinmetall démontrait donc à Eurosatory 2026 que son offre ne se limite plus aux seuls blindés et systèmes d’armes. Le groupe se positionne désormais comme un véritable intégrateur de systèmes, capable de relier reconnaissance, commandement, mobilité, protection, frappe et systèmes autonomes.

Une vision particulièrement bien visible sur le stand, que nous vous proposons de découvrir en photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rheinmetall.com

 

➡US Army :

 

L’US Army était représentée par une délégation particulièrement impliquée dans les questions de modernisation, d’interopérabilité et de coopération avec les armées alliées.

 

Le 10th Army Air and Missile Defense Command, qui assure notamment des missions de défense aérienne en Europe, a présenté l’Eastern Flank Deterrence Initiative ainsi que différentes réflexions portant sur l’accélération de l’innovation militaire. Les échanges ont notamment porté sur les besoins opérationnels liés à la protection des forces et des infrastructures face à l’évolution des menaces aériennes.

 

Au-delà des systèmes d’armes, l’US Army a également profité d’Eurosatory pour mettre en avant la question de la base industrielle de défense.

 

Le 17 juin, Kevin Marcus, directeur adjoint de l’état-major de l’US Army Europe and Africa, participait à une table ronde consacrée à la production transatlantique. Les discussions portaient notamment sur les ventes d’armes à l’étranger, la coproduction, l’interopérabilité et la capacité des industriels américains et européens à produire suffisamment rapidement les équipements nécessaires aux forces.

 

Cette problématique est devenue particulièrement importante alors que les armées occidentales cherchent à reconstituer leurs stocks et à augmenter leurs capacités de production.

 

Pour l’armée américaine, les enseignements des conflits récents imposent de renforcer la capacité à détecter, décider et agir rapidement, mais aussi à intégrer les systèmes américains avec ceux des armées alliées. Drones, défense antiaérienne, réseaux de commandement, feux longue portée et production industrielle constituent ainsi autant de domaines dans lesquels l’interopérabilité devient essentielle.

 

Voici les photos prises par Jérôme Hadacek :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

➡Iveco Defence Vehicles (IDV) :

 

Iveco Defence Vehicles est depuis de nombreuses années l'un des grands noms européens du véhicule militaire. Son catalogue couvre un très large éventail de besoins opérationnels : véhicules légers et multirôles, blindés à roues, véhicules amphibies, camions tactiques et logistiques, mais aussi, désormais, systèmes robotisés et autonomes.

 

Parmi les vedettes du stand figurait la nouvelle génération du VIKING, un véhicule terrestre sans équipage, ou UGV (Uncrewed Ground Vehicle), dans sa configuration 6x6.

 

Développé pour accomplir différentes missions, le VIKING bénéficie de nombreuses évolutions destinées à améliorer ses performances et ses possibilités d'emploi. Son autonomie en mode tout électrique peut atteindre 30 kilomètres et il reçoit notamment une suite de capteurs électro-optiques Janus-D montée sur mât.

 

À Eurosatory, IDV présentait le VIKING dans plusieurs configurations opérationnelles, illustrant ainsi la modularité de cette plateforme.

 

L'un des exemplaires était équipé d'une station d'arme HITROLE C-UAS de Leonardo, destinée notamment à la lutte contre les drones.

 

Un second VIKING recevait un système de missiles de précision MBDA, démontrant les possibilités offertes par cette plateforme autonome dans le domaine de l'appui et de la lutte antichar.

 

CL2X entouré de deux Viking 6x6 (voir ICI)

 

Autre nouveauté importante : le CL2X, présenté pour la première fois au public.

 

Ce véhicule chenillé autonome de nouvelle génération adopte une architecture hybride et a été conçu pour évoluer aux côtés des véhicules de combat habités. IDV le présente comme une plateforme susceptible de remplir différentes missions tout en limitant l'exposition des équipages aux zones les plus dangereuses.

 

 

CL2X d'Iveco Defence Vehicles

 

Dans sa configuration exposée à Paris, le CL2X était équipé de la tourelle téléopérée HITFIST 30 UL de Leonardo.

 

Avec une masse totale de 16 tonnes et une capacité d'emport pouvant atteindre 5 tonnes, ce véhicule illustre clairement l'intérêt croissant porté aux systèmes terrestres autonomes et à la coopération entre véhicules habités et non habités.

 

IDV présentait également son VBA – Veicolo Blindato Anfibio, véhicule blindé amphibie destiné aux opérations de projection et aux unités d'infanterie de marine.

 

VBA d'Iveco Defence Vehicles

 

Le modèle exposé à Eurosatory portait notamment les marquages de la brigade de marine italienne San Marco, soulignant la vocation amphibie de cette imposante plateforme.

 

Le VBA constitue l'une des composantes importantes de l'offre IDV dans le domaine des véhicules blindés à roues et témoigne de l'expérience du constructeur dans la conception de véhicules capables d'opérer aussi bien sur terre que dans un environnement maritime.

 

La présence de matériels appartenant aux familles Centauro, LMV2 ou MTV appelait également l'importance du segment des véhicules blindés à roues dans l'offre de l'industriel italien.

 

Centauro II (voir ICI)

 

 LMV2 EW  (voir ICI)

 

 

MTV ambulance (voir ICI)

 

Ces différentes familles de véhicules permettent de répondre à des besoins très variés, depuis les missions de reconnaissance et de combat jusqu'au transport de troupes et aux opérations amphibies.

 

MUV ambulance (voir ICI)

 

MMR (Modular Military Range) 10x10 dépanneur lourd (voir ICI)

 

www.idvgroup.com

➡Leonardo :

 

L'activité groupe italien Leonardo couvre un très large spectre de compétences : systèmes électroniques, radars, optronique, communications sécurisées, hélicoptères, aéronautique, systèmes terrestres, espace et cybersécurité.

 

Cette diversité permet au groupe de proposer des solutions complètes, capables de répondre aux besoins des forces armées dans un environnement devenu résolument multi-domaines.

 

À travers ses différentes filiales et sociétés, Leonardo intervient ainsi aussi bien dans le développement de plateformes que dans celui des équipements, capteurs, systèmes d'armes et outils numériques indispensables aux opérations modernes.

 

 

 

C'est encore plus vrai depuis le 18 mars 2026 avec l'acquisition par Leonardo de l'intégralité de l'activité Défense d'Iveco Group, comprenant les marques IDV et ASTRA. Leonardo a ainsi acquis 100 % de la société regroupant ces activités.

 

L'objectif est de créer un acteur européen majeur de la défense terrestre en associant :

 

  • IDV : son expertise dans les véhicules militaires, les plateformes blindées à roues et à chenilles, ainsi que les véhicules tactiques et logistiques ;
  • Leonardo : ses compétences dans les systèmes électroniques, l'optronique, les tourelles, les systèmes de commandement et de contrôle et les systèmes d'armes.

 

 

La présence de Leonardo à Eurosatory 2026 était marquée par la présentation de deux programmes majeurs destinés au renouvellement de la composante lourde de l'armée italienne : le New Main Battle Tank (NMBT) et l'A2CS Lynx.

 

 

Ces deux programmes sont développés par Leonardo Rheinmetall Military Vehicles (LRMV), la coentreprise créée à parts égales par Leonardo et Rheinmetall. Cette structure industrielle est chargée du développement et de la commercialisation des futurs chars de combat et véhicules blindés destinés, en premier lieu, à l'armée italienne.

 

Le New Main Battle Tank est destiné à remplacer progressivement les chars actuellement en service au sein de l'armée italienne.

 

Le démonstrateur exposé associait une nouvelle conception de tourelle à un châssis de Leopard 2A4 utilisé comme plateforme de démonstration. Cette configuration ne préfigure toutefois pas nécessairement le véhicule de série, dont le développement se poursuit.

 

Le futur char italien doit bénéficier des compétences combinées de Leonardo et Rheinmetall, avec une attention particulière portée à la mobilité, à la protection et à la connaissance de la situation tactique. Parmi les objectifs évoqués figure notamment une puissance moteur pouvant atteindre environ 1 800 ch pour la future plateforme.

 

 New Main Battle Tank (NMBT)

 

 

À ses côtés, Leonardo Rheinmetall Military Vehicles présentait également l'A2CS Lynx ITA, la configuration destinée à l'armée italienne du  véhicule de combat d'infanterie Lynx KF41 de Rheinmetall.

 

L'A2CS, pour Army Armoured Combat System, constitue un vaste programme destiné à renouveler les véhicules blindés lourds italiens. Il doit à terme comprendre différentes versions et plateformes dérivées, capables de répondre aux exigences des futurs engagements opérationnels.

 

Le véhicule présenté à Eurosatory représentait la configuration cible du Lynx destiné à l'armée italienne. Il était notamment appelé à recevoir la tourelle Hitfist de 30 mm développée par Leonardo, symbole de la complémentarité industrielle entre les deux partenaires.

 

Le programme a déjà franchi une étape importante en janvier 2026 avec la livraison des quatre premiers Lynx KF41 à l'armée italienne. Ces premiers véhicules étaient équipés de la tourelle Lance de Rheinmetall, avant l'adoption progressive de la tourelle Hitfist de Leonardo pour les véhicules suivants.

 

A2cs Lynx

 

www.leonardo.com

-Ajout du 3 septembre 2026 :

 

➡Otokar :

 

Le constructeur turc Otokar a présenté une gamme particulièrement complète de véhicules blindés. La diversité des matériels exposés illustrait la volonté du constructeur de répondre à un large éventail de missions, depuis la reconnaissance jusqu'au combat de haute intensité, en passant par le soutien et la récupération.

 

Le stand Otokar a notamment permis de découvrir les familles TULPAR, ARMA, COBRA II et AKREP II, dans plusieurs configurations opérationnelles.

 

Pièce maîtresse de la présentation, le TULPAR (voir ICI) était exposé dans une configuration de véhicule d'appui-feu / char léger. Ce blindé chenillé recevait une tourelle italienne HITFACT II armée d'un canon de 105 mm.Le TULPAR est une plateforme modulaire pouvant être déclinée pour différentes missions : véhicule de combat d'infanterie, char léger, transport de troupes, véhicule de reconnaissance, poste de commandement ou encore ambulance.La famille ARMA bien représentée

 

 

 

Otokar présentait également plusieurs représentants de sa famille de véhicules blindés à roues ARMA.

 

Parmi les véhicules visibles figuraient :

 

-un ARMA 8x8 (voir ICI) équipé d'une tourelle MIZRAK 30 :

 

 


-un ARMA II 8x8 dans une version de maintenance et de récupération :

 

 

 

 

Ces différentes configurations mettent en avant la modularité de la famille ARMA et son aptitude à remplir aussi bien des missions de combat que de soutien technique.

 

La gamme COBRA II (voir ICI) occupait également une place importante sur le stand.

 

Les visiteurs pouvaient découvrir plusieurs versions de ce véhicule tactique blindé, dont :

 

le COBRA II dans une configuration destinée au marché roumain :

 

 

 

-le COBRA II MRAP, doté d'une protection renforcée contre les mines et les engins explosifs improvisés.

 

 

-Le COBRA II MRAP (voir ICI) était notamment présenté avec une tourelle téléopérée MIZRAK 25L, illustrant les possibilités d'intégration de différents systèmes d'armes sur cette plateforme.

 

 

Autre matériel remarqué à Eurosatory : l'AKREP II (voir ICI), un véhicule blindé 4x4 destiné notamment aux missions de reconnaissance et d'appui.

 

Sur le stand parisien, il était présenté dans une configuration particulièrement spectaculaire avec une tourelle Cockerill CSE 90LP de 90 mm. Cette association démontre la capacité d'un véhicule relativement compact à recevoir une puissance de feu importante.

 

 

 

 

Une autre configuration de l'AKREP II, dédiée à la lutte anti-drones, a également retenu l'attention. Elle associait notamment un système de détection radar et un lanceur de roquettes guidées APKWS, confirmant l'intérêt croissant porté par Otokar à la protection des forces contre la menace des petits drones.

 

defense.otokar.com

 

➡Hyundai Rotem :

 

Présenté par Hyundai Rotem au sein du pavillon du groupe Hyundai Motor, le K2 Black Panther sud-coréen K2 constituait l'une des pièces maîtresses de la présence industrielle sud-coréenne à Eurosatory. 

 

 

 

Le K2 Black Panther est un char de combat principal de dernière génération, entré en service en Corée du Sud en 2014.

 

Servi par un équipage de trois hommes, il est armé d'un canon lisse de 120 mm et bénéficie d'une architecture particulièrement moderne. Sa motorisation de 1 500 ch, associée à une suspension hydropneumatique, lui confère une excellente mobilité et permet notamment d'adapter l'assiette du char aux conditions du terrain.

 

 

Le K2 se distingue également par une masse inférieure à celle de plusieurs chars occidentaux contemporains, tout en conservant un niveau élevé de mobilité, de puissance de feu et de 

 

À Eurosatory 2026, Hyundai Rotem a mis l'accent sur l'adaptation de ses matériels aux évolutions récentes du combat terrestre.

 

Le constructeur a notamment présenté un concept de K2 destiné à l'exportation, susceptible de recevoir différents équipements selon les besoins des clients : tourelleau téléopéré, système de protection active et dispositifs de lutte contre les drones.

 

Cette orientation était complétée par la présentation d'un nouveau système de protection multicouche contre les drones, utilisant notamment l'intelligence artificielle pour détecter et analyser les menaces.

 

 

La présence du K2 à Eurosatory intervenait dans un contexte particulièrement favorable aux ambitions européennes de Hyundai Rotem.

 

Le char sud-coréen est déjà au cœur d'un important programme d'acquisition en Pologne, où une version spécifique, le K2PL, doit progressivement être produite et assemblée localement. En marge du salon, Hyundai Rotem a d'ailleurs poursuivi le développement de la famille de véhicules de soutien dérivés du K2PL.

 

 

hyundai-rotem.co.kr

A suivre...

 

© Eurosatory 2026 - Photo de Jérôme Hadacek - Milinfo.org (juin 2026)

 

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L
Toujours un plaisir qu’on consomme sans faim, des clichés saisissants , merci merci merci !!!🤩 <br /> Des étoiles plein les yeux 😋
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L
Les petits tout terrain, excellent!<br /> Très intéressant , merci Jérome 🙏👍👍👍
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P
Les Masstech B6 Armure et DC4 B4 ont rejoint le GBGM à Satory !<br /> Visibles lors des JPO du 19/09/2026.
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C
merci pour ces reportages impressionnant. Pas de SERVAL LAD ou DSA même en maquette?
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N
Au moins le démonstrateur Rapid Striker de Thales. Mais sur invitation. Pas sur que Jérome ait eu les accès. C'est un véhicule 4 places (type Sherpa) avec un système radar + optro + tourelle lance-roquette à guidage laser et proximètre de déclenchement.<br /> une vidéo ici <br /> https://www.youtube.com/watch?v=otoZ668zKSM
L
Impressionnant de détails, un vrai régal !!!
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J
en complément de mon précédent post, merci pour ce partage et pour ceux qui ne sont pas aller ou ne peuvent y aller à EUROSATORY.<br /> une vraie "mine d'or" tout comme Milinfo !<br /> <br /> Merci à vous et à Chl pour cela
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J
bonjour à tous<br /> encore un superbe reportage de plus et merci pour le temps passé !
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L
Bonjour Jérome,<br /> Superbe…<br /> La vue du mortier par l’accès arrière, saisissant !<br /> On ne s’en lasse pas 👍👍👍🙏
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L
Merci Jérome pour ce superbe reportage ultra complet, passionnant du début à la fin, des images époustouflantes vues par l’œil d’un passionné, beaucoup de détails, une richesse d’informations qui ont ravi toute la communauté Milinfo. <br /> On termine par Elodie devant un monstre d’acier, et telle la belle et la bête, toute fée magicienne qu’elle est pour nous, elle a réussi à faire entrer ce géant dans sa petite boîte 🤭😁. <br /> Grace à vous, Jérome nous avons pu depuis chaque lieu où nous étions, participer et admirer la puissance et la technologie militaire de notre chère patrie, la France 🇫🇷. <br /> Le moment où l’on met en lumière sans fards la tradition, l’ingéniosité , le travail, et le dévouement des hommes de l’ombre. <br /> Un travail énorme, et merci Christophe pour cette mise en page impeccable 👌
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J
Bonjour Laurent et tous les autres milinfistes que je remercie pour ces commentaires aussi sympas qu’encourageants !<br /> Pour MILINFO et partager avec vous tous, j’ai passé 4 jours à EuroSatory plus la démonstration dynamique presse le dimanche avant l’ouverture du salon. Chaque jour j’y étais à 7h00 du matin pour faire des photos «propres » sans personne, sans hôtesses, sans clients ni délégations, quitte à bouger certains panneaux ( et les remettre en place bien sûr) mais pour avoir des clichés qui mettent en valeur les matériels et puissent apporter le maximum de vues à tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’y venir. <br /> D’autant qu’il faut le reconnaître et d’autres réseaux plus professionnels l’ont reconnu, ce EuroSatory était l’un des plus gros, des plus fréquentés, des plus imposants de tous ceux que j’ai pu faire depuis mon premier ….qui était encore à Satory (78)! <br /> Sans aucun parti pris si ce n’est celui des matériels exposés, je regretterai certaines décisions absurdes, politiques et diplomatiques pleines d’hypocrisie de ne pas avoir autorisé les industriels israéliens, qui à chaque fois, exposent des matériels innovants et particuliers de leurs productions. <br /> Alors restez tous fidèles au fil que Christophe L. diffuse au quotidien, nous n’en avons pas fini….il en manque beaucoup à l’appel, même si tout ne pourra pas être présenté !<br /> Remerciez aussi notre webmaster qui fait un énorme travail dans l’ombre, de présentation, mise en page, textes, publication, orchestration de tout sans et sans lequel mes photos seraient un gros vrac ! <br /> A très bientôt à tous….. et ne manquez pas le 14 juillet en détails….qui va arriver aussi .<br /> Jérôme H.
K
Toujours plus de photos, toujours plus d’explications, merci pour cette visite qui nous régale chaque matin.
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G
Encore félicitations Jérôme pour tes reportages photos qui sont toujours parfait et très utiles. <br /> A très bientôt <br /> Loic
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E
Comme d'habitude, un GRAND MERCI à Jérôme pour nous partager ses photos de manifestations ou peu d'élus sont habilités à y assister !!
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E
C'est toujours un plaisir que de suivre tes reportages
J
Bonjour et merci Edgard ! Le but de ces reportages, c’est aussi de faire partager avec les Milinfistes. <br /> Suivez bien, parce que ce n’est pas fini…. Et derrière arrivera la « déferlante » du 14 juillet ….en détail….et non le survol bref, furtif, éphémère et parfois même absent, des véhicules présents lors de ce défilé.<br /> A bientôt….<br /> Jérôme H.
L
Bonjour Jérome, bonjour à tous ,<br /> Les quads , fantastique…<br /> On est loin d’un YFZ , là, ce sont de grosses machines ultra sophistiquées, jusqu’au pilotage à distance. <br /> Ce reportage est vraiment captivant jusqu’au bout à ne pas en rater une miette. <br /> Plein de déclinaisons, des images précises qui permettent d’en apprécier entièrement le contenu, vraiment chapeau bas pour cette moisson qui nécessite d’y revenir plusieurs fois pour tout bien apprécier. <br /> Mille merci Jérome , Christophe et Milinfo pour ce beau cadeau 🎁
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J
Bonjour Laurent…. Patience…ce n’est pas fini ! Toujours sur ESY2026 et sur d’autres constructeurs …<br /> A bientôt.<br /> Jérôme H.
J
Super reportage
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L
Un régal !<br /> Quads , drones , camouflage au grand soleil, on en prend plein la vue, images incroyables comme si nous y étions +++
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J
Bonjour Laurent…. Et ce n’est pas fini ! Nous allons essayer de vous faire visiter EuroSatory en photos, à travers plusieurs gros stands de constructeurs incontournables du salon. <br /> Bonne visite et à très bientôt pour cette fois…. Le 14 juillet ! <br /> Jérôme H.
R
Bonjour Jérôme , encore un superbe reportage avec des photos à couper le souffle sur les démonstrations dynamiques entre autres !!!<br /> C'est vrai que l'on dirait un vrai petit désert , masque anti poussière obligatoire ! Un vrai régal pour les yeux , mais je compatis avec le photographe , un grand merci pour ton dévouement et pour les litres de sueur ! <br /> Magnifique , amitiés , Robert B .
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J
Bonjour Robert, EuroSatory a été chaud, très chaud, mais les halls intérieurs climatisés, permettaient de se rafraîchir un peu. Les heures les plus chaudes permettaient aussi des photos désertées de tous visiteurs…donc fallait «monter au charbon » à ces heures là, soleil au zénith, sans ombres parasites. <br /> Mais tout cela n’est rien comparé au derniers jours sur le tarmac de la BA de Brétigny pour les répétitions du 14 juillet ! …le 45* à minima était surement de rigueur ! ( au point de faire disjoncter l’électronique de nos appareils photos à tous….connection appareils/objecttifs qui ne se faisait plus … et sur le capot noir d’un GBC 180 Lot 7 c’était pire encore même si la vue etait idéale) <br /> Un grand merci à tous les industriels, le major et son container frigo et tous les Off.Com, qui ont fait en sorte de me recevoir avec beaucoup de gentillesse ou de m’hydrater avec des boissons rafraîchissantes sans modération !…..ils ont tous su étancher ma soif de photos en même tant que l’autre 😉<br /> Jérôme H.
E
Merci<br /> Restez prudent, nous avons encore besoin de vous...
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B
Magnifique reportage avec des angles de vues originaux et...pertinents ! ! Encore un beau cadeau de Jérôme...et Christophe ;)
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J
Bonjour Pascal, …..réponse en direct de Brétigny…à chaud…dans tous les sens du termes! <br /> Merci pour tous ces commentaires très sympas, et ce que vous voyez sur MILINFO, n’est juste que la partie visible de l’iceberg !!!… il y a tellement d’autres photos….<br /> Allez…il est temps de vous quitter…retour sur la piste de Brétigny pour prendre le defilé en face de la tribune ….sous plus de 40* ! ( P.s: un grand merci à l’armée qui nous fournit en bouteilles d’eau fraîche) <br /> Jérôme H.
M
Bonjour,<br /> Plus ce reportage s'enrichit, plus j'en prends plein les yeux !<br /> Magique !
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P
Superbe reportage à la hauteur de notre "attente". Un grand merci pour ces magnifiques photos et pour leur mise en forme.
Répondre
D
Bonjour<br /> Toujours très intéressé par vos informations, j'ai remarqué que parmi les Griffons représentés, plusieurs sont belges, comme l'indique leur immatriculation, et le groupe de combat, posant devant l'un de ses véhicules, est belge également, comme l'indiquent les fusils d'assaut SCAR.<br /> Très cordialement et bravo<br /> Daniel Moons - ex-1er et 3e Lanciers belges
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M
Joli camouflage !
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L
Superbes images alliant technologie et esthétisme, beau reportage +++
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Milinfo... depuis 1998 !

 

 

 

 

Milinfo est né en 1998 ; il s'agissait alors d'un recto-verso en N&B, sans prétention, dédié aux miniatures militaires.

 

 

Diffusé auprès de collectionneurs et de détaillants, il a eu droit à quelques échos dans la presse spécialisée.

 

 

Puis Milinfo est passé de deux à quatre pages en 1999.

 

 

En 2002, le N&B est abandonné au profit de la couleur qui s'impose définitivement dans nos publications.

 

 

L'année 2011 est marqué par l'apparition de MilinfoPlus, le complément indispensable de Milinfo et traitant de sujets uniques.

 

 

En juin 2004, après la sortie de son 25ème numéro, Milinfo marque un temps d'arrêt... Le temps de réfléchir à son avenir et à son mode de diffusion. 

 

Les Milinfistes nous encouragent à ne pas arrêter l'aventure qui reprendra en septembre 2004 sous une nouvelle version mensuelle. La numérotation repart à zéro avec cette "nouvelle version"...

 

 

En 2006, Milinfo abandonne le format papier, se transforme en blog et s'ouvre à toutes les miniatures sous l'uniforme mais aussi aux matériels en service et/ou produits par nos industriels nationaux.

 

Parallèlement au site, nous avons relancé une version "papier" diffusée par mail, au format PDF. Milinfo Focus et ses hors-séries sont aujourd'hui le complément indispensable de Milinfo.org.

 

En mai 2023, Milinfo fêtera ses 25 ans d'existence...

 

 

 

 

Milinfo porte l'ambition de soutenir et rendre hommage à celles et ceux qui, chaque jour, consacrent leur vie à notre sécurité. Policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, marins-pompiers, soldats... sont les garants de notre tranquillité, les remparts contre les menaces, les anges gardiens de notre société.

 

Dans un monde où les dangers sont multiples, où l’incertitude est grande, ces femmes et hommes incarnent l’engagement, le courage et l’abnégation, en veillant sur nous sans relâche, de jour comme de nuit, dans des conditions souvent difficiles, parfois au péril de leur vie.

 

Les policiers et les gendarmes assurent la sécurité de nos rues, protègent nos concitoyens, enquêtent, interpellent et luttent contre toutes formes de délinquance. Grâce à eux, nous pouvons vivre sereinement, confiants en leur vigilance et leur dévouement.

Les sapeurs-pompiers et marins-pompiers, quant à eux, sont ces héros du quotidien qui interviennent sans hésiter face aux flammes, aux catastrophes naturelles, aux accidents de la vie ; ils incarnent la solidarité et le dépassement de soi.

 

Nos soldats défendent nos valeurs, ici et au-delà de nos frontières ; ils affrontent les épreuves les plus dures pour garantir notre liberté et préserver la paix.

 

À eux tous, à vous tous, nous devons respect et reconnaissance car nous savons que derrière chaque uniforme, il y a des femmes et des hommes, des familles qui partagent avec cette vocation exigeante.

 

Comme l’a si bien dit Winston Churchill :

 

"On ne juge de la grandeur d’une nation qu’à la façon dont elle traite ceux qui la protègent."

 

 

Milinfo en chiffres (actualisés 06/26)

 

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- 9 800 articles

 

 

 

 

 

# Les Milinfistes-Premium #

 

 

Les Milinfistes-Premium contribuent régulièrement au contenu de Milinfo. Leur participation, par l'envoi fréquent de contributions (textes et photos), justifie pleinement que les rubriques qui leur sont dédiées soient mises en avant.

 

La liste ci-dessous est bien sûr non exhaustive ; elle est aussi susceptible d'évoluer dans le temps :

 

-Jérôme Hadacek

-Patrick Comelli

-Elodie Saint-Lot

-Daniel Baldjian

-Thomas Seignon

-Florent Vasseur

-Robert B.

-Yves P.

-Hervé C.

-Marc H.

-Philippe S.

-Patrick G.

-Jean-Charles

-Jean-Pierre B.

-Yann B.

-Nicolas M.

-Laurent C.

 

Merci aussi à Pascal B., Alain Lesaux, Frédéric R... pour leur veille qui alimente notre contenu "In memoriam", "veille matériels et "actualité de la miniature sous l'uniforme".

 

 

 

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