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La miniature sous l'uniforme dans tous ses états

Publié le par Milinfo
Publié dans : #Les miniatures militaires, #Modifications et transformations...

 

-27 mai/10 août 2026 :


 

Ravitailler Stonne - Mai 1940

 

(DES Kit - 1/16 - par Gérard D.)


La bataille de Stonne s’est déroulée du 14 mai au 25 mai 1940. Le village sera pris et repris dix-sept fois après de terribles combats.

 

Source photo : ICI

 

Petit village situé à 300 mètres d’altitude dans les Ardennes, Stonne est un endroit stratégique et s’il tombe, il sera impossible de lancer une contre-attaque sur le flanc sud de l’armée allemande.

 

C’est la 3ème division d’infanterie motorisée et la 3ème division cuirassée soutenue par des chars B1 Bis qui sont mobilisées pour être envoyées à Stonne.

 

Après plusieurs jours de combats et malgré des tirs d’artillerie incessants, des pilonnages par l’aviation, les Allemands ne passeront pas.

 

Le courage, l’acharnement et la détermination des combattants de Stonne, malgré de lourdes pertes, se traduira pour les Allemands par une défaite cuisante faisant de cette bataille un des hauts faits de la campagne de France.

 

Source photo : ICI

 

Cette chenillette Renault UE2 modèle 1937, 2 car il s’agit de la version du modèle UE amélioré, accessoirement par la présence de garde-boue prolongés protégeant mieux la caisse des projections, de nouveaux crochets de remorquage.

 

Des manilles AMX remplacent ceux en queue de cochon, les deux phares Restor sont supprimés au profit d’un seul : le phare Guicherd.

 

Enfin, la boîte de vitesses passe de 3 à 4 rapports.

 

L’équipage se compose de deux hommes, le conducteur et le passager (souvent mécano).

 

Comme l’engin ne possède pas de plafond, la caisse étant trop basse, les têtes dépassent de l'habitacle. Les hommes sont protégés par une cloche amovible équipée de minuscules fentes de vision.

 

Sans sortir de l’engin, la benne installée à l’arrière bascule, actionnée par un mécanisme situé à l’intérieur du compartiment de conduite, déversant ainsi munitions et matériels sans exposer l’équipage aux tirs ennemis.

 

Le pot d’échappement est protégé par une tôle équipée d’ouïes pour son refroidissement.

 

La sortie en série de cette version se fera à partir de l’année 1939...

 

Source photo : ICI

 

Vue d'ensemble sur les différentes pièces composant la maquette DES kit au 1/16 ; la remorque est incluse :

 

 

Début du montage :

 

 

 

Après un superbe char Renault R35, DES nous propose son troisième modèle au 1/16, le second ayant été un Weasel M29. Ce nouveau kit est consacré, pour notre plus grand plaisir, à la campagne de France de 1940.

 

À l'ouverture des sachets, aucune mauvaise surprise. On constate même une évolution dans la réalisation des prototypes avec ce deuxième modèle consacré à un matériel français : la présence de pièces réalisées en impression 3D utilisées comme masters. Contrairement à certains artisans, DES propose ici plus de deux cents pièces moulées en résine, dans une teinte jaune pâle qui met parfaitement en valeur les détails. Comme toujours chez ce fabricant, les pièces sont de grande qualité, bien moulées et fidèlement reproduites.

 

Les éléments de chenilles sont fournis en sections préformées, adaptées à leur positionnement sur les barbotins et les poulies de renvoi, ce qui facilite grandement leur mise en place. Une planche de décalcomanies permettant la réalisation d'une décoration est incluse, ainsi qu'un buste et deux têtes coiffées du casque de tankiste — dont l'une équipée de lunettes de protection. Une excellente initiative.

 

Avec ce modèle, qui devrait sans aucun doute séduire les amateurs de la période, on espère vivement que DES poursuivra sur cette lancée et nous proposera prochainement d'autres matériels de l'Armée française.

 

La remorque, montée en deux après-midi, ne présente aucune difficulté particulière. Les panneaux avant, arrière et latéraux prennent place sans problème sur le plancher. Je recommande un collage par points à l'aide d'une colle cyanoacrylate en gel. Celle-ci offre l'avantage de permettre le décollage des pièces en cas de mauvais positionnement — ce qui peut toujours arriver. À l'inverse, la colle liquide ne laisse aucune marge d'erreur et impose souvent de casser la pièce pour la repositionner.

 

 

Petite recommandation : lorsque vous débutez le montage d'un kit en résine, utilisez toujours des tubes de colle neufs. Les colles issues de tubes déjà entamés ont souvent tendance à sécher plus lentement et à perdre en efficacité.

 

Ces premiers points de collage peuvent ensuite être renforcés par des apports de colle cyano liquide déposés à l'aide de la pointe d'une lame X-Acto usagée ou d'un petit tournevis plat.

 

 

On relève deux petites erreurs, sans conséquence réelle sur le montage, et qui sont probablement corrigées aujourd'hui. Les traverses « X2 601 » mentionnées sur le plan n'existent pas, et les poignées de la porte arrière ne sont pas droites mais en forme de demi-cercle. Rassurez-vous, les bonnes poignées sont bien présentes dans la boîte.

 

La barre de renfort (pièce 613) est, quant à elle, trop courte : il manque plus de 4,5 mm pour relier correctement les deux extrémités. Il s'agit d'un rare petit défaut chez DES mais, comme chacun sait, les prototypes réalisés en 3D ne bénéficient pas toujours du même niveau de contrôle qu'un master entièrement façonné à la main. J'ai donc allongé cette pièce à l'aide d'un profilé Evergreen. De ce fait, la petite butée de positionnement devient inutile.

 

 

 

 

J'ai également constaté l'absence de deux boulons coniques sur une traverse. J'ai utilisé pour cela des pièces issues d'une pochette Verlinden.

 

 

Enfin, la tige métallique destinée à relier les éléments du train de roulement ne passe pas dans les orifices des supports de ressorts à lames. Je l'ai remplacée par une pique à brochette en bois, coupée à une longueur de 84 mm.

 

 

Le train de roulement ne sera fixé définitivement qu'après la mise en peinture de l'ensemble, ce qui facilitera notamment la peinture des bandages en caoutchouc des galets.

 

La chenillette :

 

Le gros morceau du kit ! En procédant par sous-ensembles, j’ai commencé le montage par le train de roulement. Quelques retouches sont toutefois nécessaires pour restituer fidèlement cette partie du véhicule.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage destiné à recevoir un axe de 12,5 mm de longueur et 1,5 mm de diamètre est trop étroit. Il convient donc d’agrandir légèrement la lumière à l’aide d’une fraise.

 

La poulie de renvoi ne s’insère pas correctement dans son logement : son cabochon est trop épais et doit être réduit d’environ 1 mm. Pour cela, la pièce est poncée par mouvements circulaires sur une feuille de papier abrasif à grain moyen.

 

L’étrier de la poulie de renvoi (pièce 514) est également trop large. Sa largeur extérieure doit être ramenée à 12 mm. Il faut donc couper puis rapprocher le montant arrière d’environ 1,5 mm.

 

Afin d’aligner correctement la grosse traverse supportant le train de roulement avec la caisse, j’ai ajouté une cale découpée dans du profilé plat Evergreen. Cette modification permet également de renforcer la fixation de l’ensemble sur la caisse.

 

Les boulons de fixation des sabots avant et arrière étant sous-dimensionnés, ils sont remplacés par des éléments réalisés dans de la carte plastique à l’aide d’un emporte-pièce hexagonal Punch & Die. La même opération est réalisée sur la plaque support du sabot de nettoyage de chenille (pièce 502).

 

Enfin, quelques boulons manquent sur les grosses traverses. Ils devront être ajoutés pour se rapprocher de la réalité, comme le montrent clairement les photographies d’époque.

 

 

 

 

 

À mon sens, la phase la plus délicate du montage consiste à assembler la plaque blindée avant avec les flancs et le plancher de la caisse.

 

J’ai procédé par points successifs de colle cyanoacrylate en gel, en respectant un temps de prise suffisant entre chaque étape. L’assemblage débute par le collage du blindage avant avec le flanc gauche de la caisse, puis avec le flanc droit. Une fois l’ensemble correctement positionné, les collages sont renforcés par l’intérieur.

 

Il ne reste alors plus qu’à présenter le plancher afin de vérifier l’alignement général et de s’assurer que le montage ne présente aucun défaut particulier avant la poursuite de l’assemblage.

 

 

-Ajout du 27 juin 2026 :

 

La plaque supérieure de caisse est désormais en place, avec ses différentes trappes d’accès à la transmission, à la batterie et aux divers organes mécaniques.

 

 

 

 

Lors de la mise en place des trappes n°125 et 126, qui viennent se positionner dans le prolongement de la plaque blindée supérieure avant, un défaut est apparu. En effet, le montant latéral de caisse, pièce n°102, est légèrement trop haut, ce qui décale visiblement la position des trappes. Cette anomalie est particulièrement nette sur la photographie.

 

La correction est simple : il suffit de retirer un peu de matière à l’aide d’une lime plate. La résine étant relativement tendre, l’opération est rapide et sans conséquence pour la suite du montage. Le fabricant a d’ailleurs été informé de cette modification nécessaire.

 

 

 

Les trappes avant sont ensuite mises en place, tout comme l’excroissance destinée à recevoir la plaque support du pot d’échappement. La boursouflure présente sur la partie supérieure de cette pièce est supprimée à la lime plate afin d’obtenir un aspect plus conforme à la réalité.

 

 

Avant la pose définitive des trappes et des coupoles, l’intérieur visible de l’habitacle reçoit une couche de Blanc 5 Revell. C’est également à ce stade qu’il convient de décider si l’on souhaite installer un équipage dans le véhicule. Une fois les trappes collées, l’accès à l’intérieur devient particulièrement difficile.

 

Le coffre arrière est ensuite installé. Sur certains véhicules, on peut observer la présence d’un cadenas ; ce détail pourra être reproduit selon la documentation retenue.

 

 

J’ai également ajouté un petit disque en carte plastique de 0,2 mm, découpé à l’emporte-pièce Punch & Die, sur chacun des axes des supports de rouleaux porteurs. Cette modification discrète permettra d’assurer un alignement parfait des chenilles lors de leur mise en place.

 

 

Concernant le pot d’échappement, le tube de sortie doit être raccourci d’environ 5 mm avant d’être percé à son extrémité afin d’obtenir un rendu plus réaliste. La plaque supérieure de caisse, la coupole du passager ainsi que les deux déflecteurs sont désormais en place.

 

Enfin, la pièce assurant le maintien du tuyau d’échappement à la sortie de la caisse présente, sur le véhicule réel, une forme d’usinage particulièrement complexe. Ce détail n’a malheureusement pas été reproduit sur le kit et nécessitera, pour les plus exigeants, un travail de détaillage complémentaire.

 

 

 

 

 

L’arrière de la caisse est bien avancé, avec la partie supérieure et ses trappes d’accès aux réservoirs, les grilles d’aération, ainsi que la traverse sur laquelle viendra se positionner la benne.

 

 

Afin d’éviter tout risque de casse lors de la pose des garde-boue arrière, il a fallu positionner la benne, maintenir la chenillette et approcher les garde-boue pour la mise en place. Ce ne fut pas une mince affaire, je dois le reconnaître.

 

 

J’ai finalement préféré coller les garde-boue sous la benne, une opération qui s'est effectuée rapidement. Pour ce faire, il est toutefois nécessaire de pratiquer une encoche de chaque côté de la traverse : il faut réduire celle-ci de 1,5 mm en hauteur sur 3,5 mm en longueur, de manière à ce que la benne repose bien à plat.

 

Par ailleurs, il faut ajouter un boulon sur le support du feu ; le verre du phare, quant à lui, a été récupéré dans un sachet de micro-billes.

 

 

Le train de roulement est désormais collé, tout comme les garde-boue et certains accessoires tels que le phare Guicherd et les manilles AMX.

 

 

 

J’ai également ajouté trois petites poignées formées à partir de profilé rond Evergreen.

 

 

Les barbotins ne sont pas encore collés ; ils ne le seront qu'après la pose des chenilles.

 

L'essai à blanc de la benne à son emplacement est impeccable, rien à redire. J’ai ajouté les axes en tige Evergreen à l’intérieur des charnières.

 

Ma chenillette étant représentée en mouvement, je ne souhaitais pas présenter la benne levée ; je n’ai donc pas jugé utile de monter tout le mécanisme (tringlerie, pignons, etc.) et j’ai uniquement collé les crémaillères.

 

 

 

Le choix de la teinte est une interprétation personnelle, car il est très difficile de retrouver le vert exact appliqué à l’époque. La plupart des chenillettes sauvegardées ont été restaurées et, lors des rassemblements de collectionneurs (comme La Journée de la Chenille), aucune des machines Renault alignées ne présente la même couleur !

 

  • Teinte de caisse : La chenillette et sa remorque sont peintes avec un mélange de Gris foncé (Revell 66) et de Vert foncé (Revell 68), à raison de 10 % de gris pour 30 % de vert, le tout dilué à 50 % au White Spirit. La benne a été peinte séparément.

 

  • Galets de roulement : Le caoutchouc des galets est recouvert d’un mélange de Terre (Revell 82) et de Noir (Revell 6).

 

  • Patine et finitions : Après une bonne nuit de séchage, j’ai appliqué un lavis d'un mélange Noir d'oxyde (Rembrandt) et Terre (Revell 82). L'ensemble a ensuite reçu une vaporisation de vernis mat afin de protéger efficacement la teinte de base.

 

L'arrière de la caisse est désormais prêt à recevoir la benne. Avant son installation, il convient d'ajouter un départ d'axe réalisé en rond Evergreen sur les manilles AMX ; sans cette modification, celles-ci ne pourraient pas être correctement maintenues dans leur logement. Les manilles sont ensuite reliées à la caisse par une fine chaînette, conformément au véhicule réel. Le crochet d'attelage ainsi que le feu arrière sont également mis en place. Ce dernier est peint en Rouge 36 Revell, légèrement assombri par une pointe de noir, puis protégé par une couche de vernis brillant.

 

 

La porte arrière de la benne est maintenue fermée par deux verrous basculants permettant son ouverture. Les pièces fournies dans le kit ont été reprises afin d'être plus conformes à la réalité : les supports sont entièrement refaits en carte plastique de 0,5 mm.

 

 

 

 

Le véhicule représenté n'ayant pas encore connu les rudes conditions des combats à cette période, la patine reste volontairement discrète. Aucun impact, aucune usure excessive ou dommage particulier ne vient altérer l'aspect général ; seule la poussière, omniprésente sur les pistes, est mise en valeur.

 

Pour reproduire cet empoussièrement, un mélange de pigments « Ochre de Ru » (terre claire) trouvé chez Cultura et de blanc est préparé dans une petite barquette en aluminium. Une quantité équivalente à une demi-noisette est ensuite largement diluée à l'essence F avant d'être appliquée au pinceau. Les flancs de la caisse constituent un excellent terrain d'essai, car ils sont parmi les parties les plus exposées à la poussière en mouvement, avec le dessous du véhicule. Après quelques minutes de séchage, il est possible d'évaluer le rendu obtenu et d'ajuster, si nécessaire, la dilution pour la suite du travail. Si le résultat est trop chargé en pigments, un simple pinceau plat imbibé d'essence F permet d'en retirer une partie.

 

Comme toujours lors de l'utilisation de solvants, il est recommandé de porter un masque de protection afin d'éviter l'inhalation des vapeurs d'essence.

 

 

Certaines zones du blindage avant présentent une teinte de poussière légèrement différente. Pour reproduire cette nuance, une petite quantité de pigment rouge brique est ajoutée au mélange de base.

 

La plaque de remorquage, relevée lorsque le véhicule tracte une remorque afin de signaler cette situation aux usagers arrivant en sens inverse, est représentée ici en position abaissée, conformément à un véhicule circulant sans remorque. Il est intéressant de rappeler que cet équipement n'était pas réservé aux véhicules militaires, mais se retrouvait également sur de nombreux véhicules civils de l'époque. Elle est peinte avec un mélange de Bleu 25 Humbrol et de Blanc 5 Revell.

 

 

L'immatriculation, précédée du drapeau tricolore bleu-blanc-rouge, est peinte au centre de la plaque blindée avant. Enfin, on notera qu'un grand nombre de ces chenillettes recevaient un prénom féminin. À gauche de la plaque figure également la grenade indiquant la classe de tonnage du véhicule.

 

Le câble de remorquage en acier de la chenillette n’est pas particulièrement imposant. Après de longues recherches afin de trouver un modèle fidèle à celui équipant le véhicule d’origine, mon choix s’est finalement porté sur une référence de chez Karayah. La pochette contient trois longueurs de câble en cuivre de diamètres différents, chacune mesurant près de 70 centimètres : de quoi répondre à de nombreux projets !

 

 

Les boucles de fixation proviennent quant à elles d’un kit Tamiya de Panther au 1/35. Leur longueur a été réduite afin de les rapprocher le plus possible des pièces montées aux extrémités du câble réel. L’ensemble reçoit ensuite une peinture composée d’un mélange de Gris 47 Revell et de Blanc 5 Revell.

 

Le traitement du pot d’échappement a fait l’objet d’une attention particulière. La base, d’un ton rouille foncé, est obtenue grâce à un mélange de Burnt Sienna Winsor & Newton, de Stil de Grain Brown Rembrandt, de Terre 82 Revell et de Noir 6 Revell. Le lendemain, une rouille plus claire est appliquée à l’aide d’un pigment dilué à l’essence F.

 

Absente du kit d’origine, la pièce assurant la fixation de l’échappement à la sortie de l’habitacle s’est révélée particulièrement complexe à reproduire. Pour restituer sa forme caractéristique, deux petits disques découpés dans de la carte plastique de 0,2 mm à l’aide d’emporte-pièces Punch & Die ont d’abord été collés. Ils sont surmontés de deux rivets coniques Verlinden, avant que la forme définitive ne soit obtenue grâce au Magic Sculpt.

 

 

La porte du coffre est maintenue par des sangles en cuir, tout comme les différents outils embarqués — pioche, masse et pelle. Toutes ces sangles sont réalisées en feuille d’étain puis peintes à partir d’un mélange de Stil de Grain Brown Rembrandt, de Burnt Sienna Winsor & Newton, de Terre 82 Revell et de Noir 6 Revell. Après séchage, elles sont reprises avec un mélange plus clair associant Stil de Grain Brown et Blanc 5 Revell. Les boucles sont, quant à elles, confectionnées en fil d’étain.

 

Un détail plein de vie attire également l’attention : le conducteur savoure une gauloise. Les têtes du pilote et de son passager, coiffées de leurs casques, laissent peu d’espace sous les coupoles blindées. Mieux valait ne pas être trop grand !

 

 

 

 

 

À bord, les conditions de déplacement étaient particulièrement éprouvantes. Le vacarme du moteur, la chaleur dégagée par sa proximité immédiate, ainsi que les odeurs d’huile et d’essence rendaient chaque trajet pénible pour l’équipage. L’exiguïté de l’habitacle et la position d’assise, particulièrement basse et inconfortable, accentuaient encore le sentiment d’insécurité ressenti par les hommes.

 

Enfin, les deux photographies permettent d’observer une différence notable au niveau du coffre arrière, ici plus petit. Ce modèle équipait les premières versions de la chenillette Renault UE avant l’apparition des évolutions ultérieures.

 

 

 

-Ajout du 10 août 2026 :

 

La base du phare Guicherd doit venir se loger dans un trou afin d'assurer son bon positionnement. Le fabricant a malheureusement oublié de prévoir ce perçage dans la plaque supérieure de caisse. Il ne sera toutefois pas difficile de le réaliser, la résine étant très tendre.

 

 

Les manilles AMX sont reliées à la caisse par une petite chaîne provenant de Green Stuff World, fabricant espagnol bien connu des maquettistes.

 

J'ai également ajouté un écrou papillon fixé sur l'aile. Celui-ci sert à maintenir le rétroviseur lorsqu'il est rabattu. Cette pièce provient d'une attache de câble en surplus présente dans un kit de StuG III, un petit détail qui apporte une touche de réalisme supplémentaire.

 

 

 

Le barbotin, la chenille et une partie du train de roulement méritent également quelques commentaires. J'ai trouvé excellente l'idée de proposer des sections de chenilles préformées. Une section vient se positionner sur le barbotin, une autre sur la poulie de renvoi. Il ne reste ensuite qu'à installer les tronçons supérieurs et inférieurs afin de relier l'ensemble, ce qui facilite grandement le montage.

 

 

Avant leur mise en place, les chenilles sont peintes en Brun foncé 84 Revell. Après 24 heures de séchage, elles reçoivent le même mélange de pigments que celui utilisé pour reproduire la poussière sur le véhicule. Enfin, les parties en contact avec le sol, où le métal apparaît poli par l'usure, sont traitées avec de la cire à patiner Pébéo Argent. Le même traitement est appliqué aux dents des barbotins afin de reproduire l'aspect du métal mis à nu par le frottement.

 

 

 

A suivre...

 

Commenter cet article
L
Bonjour Gérard,<br /> Toujours beaucoup de méticulosité, c’est un sujet et un mode opératoire passionnant. <br /> Merci de présenter le Pebeo, que j’ai également utilisé sur la rénovation d’art, et qui crée de l’argent, de la dorure ou un effet cuivré magnifique, pro, selon la teinte choisie .<br /> Le déroulé de cette publication est étoffé de plein de détails super intéressants pour la communauté Milinfistes, merci Gérard 👍🙏😉
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G
Merci une nouvelle fois pour vos appréciations .
L
Très belle mise en couleur, le travail des matières comme le cuir ou la rouille sont parfaitement maîtrisés , le résultat est vraiment de plus en plus intéressant 👍👍👍. <br /> Merci Gérard 🙏
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G
Merciiiiiiiii
K
Superbe travail avec une mise en peinture et patine magnifiquement réalisées. Félicitations !
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L
Bonjour Gérard,<br /> En effet cette échelle permet de larges possibilités de détaillage .<br /> Je me permets de vous remercier , parallèlement à cette jolie création, pour l’esprit de partage dont vous faites preuve. <br /> Cette façon de décomposer le travail en livrant nombres d’astuces, ceci pour convenir à tous, débutants, créateurs de l’ombre dont j’ai longtemps fait partie, et modélistes confirmés comme il y en en beaucoup sur Milinfo. <br /> C’est ce genre d’approche qui permet de progresser. <br /> C’est non seulement passionnant , pédagogique, mais surtout cela permet de démystifier certaines phases de travail qui pourraient être source d’angoisse pour un monteur .<br /> Cette échelle très visuelle le permet très bien , le choix de l’origine du véhicule qui va plaire unilatéralement, et vous abordez très bien les étapes de conception. <br /> Bravo pour la minutie de ce partage Gérard 🙏😉.
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G
Bonjour Laurent<br /> Il n'y a pas de "filtres" dans mes explications, j'essaie toujours d'être précis, clair et complet sur les différentes étapes...Assemblage, matériaux, peinture, patine, lors du traitement de mes sujets... Pas de petits secrets sur mes travaux. Je donne avec plaisir les bases de mes travaux et surtout recommande un matériel que l'on peut se procurer sans se ruiner ,comme par exemple les classiques peintures Humbrol, Revell et les huiles comme celles des gammes Rembrandt ou Winsor et Newton. Des peintures que j'utilise depuis toujours et qui permettent d'obtenir d'excellents résultats. Le partage est important et comme vous le dites, il permet de progresser.
G
Merci à tous pour vos appréciations. Il est vrai qu'à cette échelle on peut pousser les détails.
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L
Bonjour Gérard,<br /> Je vois que le projet avance, et en effet, malgré la grande taille de cette échelle, l’ajustement des pièces ne permet sans nul doute aucun écart.<br /> C’est une échelle où l’ on doit pouvoir se permettre des détails de folie, ce travail paraît vraiment passionnant.<br /> Bien cordialement, Gérard, et en attente de la suite😋👍🙏
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F
Bonjour,<br /> <br /> Cela fait un sacré travail de montage !!! Mais au final fera une magnifique maquette !!!<br /> Bravo !<br /> Miniaturophilement
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L
En effet, sur la photo 22, le rivet tombe tangent à l’arête, on le distingue très facilement vu la qualité des photos. <br /> Une échelle comme le 1/16 e en effet ne pardonne aucune sur épaisseur de ce genre 👍. <br /> Peut être supprimer le rivet pour le mettre 5/10 plus bas, selon le rendu.
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K
Très beau kit. Le montage propre et soigné laisse présager un superbe résultat final.
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L
Bonjour Gérard,<br /> Un projet à une échelle très intéressante pour les détails, beaucoup de minutie, vivement la suite +++
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G
Bonjour,<br /> <br /> Superbe ! On attend la suite avec impatience... :-)<br /> <br /> cordialement,<br /> Guillaume.
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L
Bonjour Gérard, le modèle laisse présager une superbe réalisation, vivement la suite, bien cordialement.
Répondre

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En 2002, le N&B est abandonné au profit de la couleur qui s'impose définitivement dans nos publications.

 

 

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