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Publié le par Milinfo
Publié dans : #Dossier 1 : les miniatures Solido-Verem, #Les miniatures militaires, #Espace Thomas Seignon

 

-20 décembre 2020 (maj : 06/02/21) :

 

Les miniatures militaires Verem

(par Thomas SEIGNON)

 

 

1/ Un peu d’histoire


En matière de véhicules militaires aussi, Verem est indissociablement lié à Solido.

 

Petite entreprise créée en 1984, la société Verem à ses locaux à Bueil dans l’Eure, à quelques kilomètres d’Oulins, site de sa société mère Solido.

 

Si la fusion entre les deux marques n’a lieu qu’en décembe 1996, l’aventure commence dès 1993 avec la sous traitance de la gamme militaire confiée à Verem et simultanément interrompue chez Solido (interruption déjà pratiquée entre 1982 et 1986). Or, Solido relance une gamme militaire dès l’année suivante en surfant sur la vague commémorative du 50ème anniversaire du Débarquement...

 

 

...et Verem va poursuivre sa propre gamme, sur les mêmes bases que Solido, jusqu’en 2006.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne va pas contribuer à une grande lisibilité entre les deux gammes !

 

Reconnaissons à Verem une certaine volonté de marquer sa différence avec l’introduction d’éléments en résine.

 

Cette volonté peut parfois aller jusqu’à la création de modèles originaux, presque entièrement en résine.

 

Cette relative autonomie se traduit également par une collaboration avec l’artisan britannique Stretton Models de 1994 à 2002.

 

Dans le même esprit, Verem va collaborer avec le français Gaso.Line pendant quelques années (sans pour autant faire l’objet d’un référencement officiel).

 

Je n’entre pas ici dans le détail du jeu continuel de rachats et de réorganisations qui a marqué l’entreprise Solido entre 1990 et 2010, toujours est-il que la marque Verem disparaît des radars en 2006.

 

 

2/ Le point de vue d’un collectionneur


Peut-on raisonnablement collectionner la gamme militaire Verem ?

 

Si je réponds par la négative, tout ce que je vous raconte ici devient sans objet. On reste cependant en droit de se poser la question...

 

D’abord, une bonne partie des modèles sont des clones assumés, plus ou moins identiques, de miniatures Solido.

 

Ensuite et au-delà de cette évidence, certains modèles ne sont pas référencés sur les catalogues tandis que d’autres le sont mais apparaissent sous une forme, voire des formes, différentes.

 

De plus, il existe des modèles identiques identifiés de façon différente et d’autres qui diffèrent en dépit d’une référence identique, sans parler de ceux qui ne sont pas référencés du tout !

 

Terminons sur le sujet en évoquant des pièces complémentaires parfois manquantes (il arrive plus rarement qu’il y en ai plus !) et des modèles réalisés avec des artisans français ou britanniques dont certains, bien que badgés Verem sur leur boîtage, ne sont pas toujours référencés.

 

Bref, restons poli et disons que tout cela est pour le moins confus ! 

 

 

A cette confusion s’ajoute, comme chez Solido, une politique d’optimisation à outrance de moules existants qui rend parfois risible le qualificatif de « nouveau modèle » qui apparaît sur les catalogues.

 

Pour moi, ces questions de forme n’en restent pas moins secondaires au regard de la question de fond que pose la qualité générale de nombreux modèles. 

 

En effet, au tournant du siècle, ressortir des modèles dont les moules ont au moins trente ans d’âge relève d’un pari que je qualifie de risqué et peut justifier une forme d’hésitation de la part de certains collectionneurs… et pourtant, il est beau le DUKW !     

 

 

3/ La série militaire


Il est plus exact de parler de plusieurs séries.

 

Essayons d’y voir clair :

 

1- collection « les blindés »(93-97) qui devient « militaire 1 » (94-06) [série 9000])

2- collection « la logistique » (93-97) qui devient « militaire 2 » (94-06) [série 9500])

3- collection « coffrets la force armée » (93) qui devient « les coffrets », incluant des véhicules civils (94-06) [série 900])

4- collection « VLM » (96-97) qui devient « militaire 5 » (97-00) puis « militaire 4 » (01-06) [série 9600])

5- collection « mondial intervention » qui comprend des engins civils (94-97) qui devient « militaire 4 » (98-00) puis « militaire 3 » (01) [série 4000])

6- collection « force de la paix » (94-97) [série 300])

7- collection « Stretton models » (97) qui devient « tank museum » (98-02) [série SM de 0 à 60 en non continu])

8- collection « tank museum » (06 en « one shot ») [série V 20000])

 

 

9- collection « active response » 12 modèles sur base Land ou Range Rover dont 6 sont militaires. Cette collection est destinée au marché britannique [série 999-00]).

 

Et si vous avez déjà mal à la tête, il reste encore quelques modèles plus ou moins « hors catégorie » que j’évoquerai de façon logiquement non exhaustive...et je vous fais grâce des hélicoptères ! 

 

 

Les miniatures militaires Verem
Etape 1 " la série 9000"

 

Cette série 9000 (« les blindés » puis « militaire 1 ») est assez représentative de la production militaire de Verem.

Elle s’étale de 1993 à 2006...

Sans surprise, les modèles sont, pour la plupart, des reprises intégrale de modèles Solido des années 60s, 70s, voire du tout début des années 80s (la série 200).

Des différences peuvent apparaître au niveau de la mise en peinture (et parfois des mises en peinture du même modèle) et des « décorations ».

Sur ce dernier point, ces décorations sont dans l’ensemble inexactes au regard des véhicules sur lesquels elles s’appliquent (plaques d’immatriculation, classe de pontage, insignes d’unités...).

Ensuite et au fur et à mesure des années, des pièces rapportées (en général en plastique), voire des modification plus radicales apparaissent sur certain véhicules, sans pour autant faire preuve d’originalité puisque certaines de ces évolutions sont précédemment vues chez Solido ou chez Stretton (dans la série déjà importée par Verem !).

L’originalité est plutôt à rechercher dans les catalogues où certains modèles sont présentés avec une décoration qui ne sera finalement pas retenue en production, tandis que d’autres sont produits avec une décoration jamais présentée sur catalogue.

Sur cette série plutôt décevante, le principal point de différenciation de Verem se situe donc au niveau de la mise en peinture.

Vous m’accorderez que c’est un peu court pour justifier l’autre point de différenciation avec des modèles Solido, à savoir un prix souvent plus élevé ! 

Si cette mise en peinture avait été vraiment soignée, on aurait peut-être pu mieux comprendre… mais ce saut qualitatif ne saute pas aux yeux !  

 

Les forces en présence :


Premier modèle de la série, l’AMX 30 bitube de 30mm (Ref 9000) donne le ton.

Il s’agit de la reprise intégrale de la Ref 209 B Solido.

Certes, ce modèle est en vert uni  alors que le Solido est en jaune sable (version Arabie Saoudite, seul pays acquéreur de ce système d’armes dans une version plus évoluée que celle retenue par la France sur un châssis AMX 13). 

Il existerait, sous la même référence, un modèle peint en trois tons OTAN, bariolage jamais appliqué sur ce type d’engin !

 

 

-Nouvelle reprise intégrale avec ce Sherman (Ref 9003) de la Ref 231 Solido.

Verem pense sans doute bien faire en y appliquant la décoration précise du char « Moghrane » qui appartient à la 2ème DB.

En effet, le « Moghrane » est un char du 2/12ème RCA de la 2ème DB… mais c’est un M4A3 d’appui doté d’un canon de 105mm et non du 75mm standard proposé ici.

 

 

-Le Panther G (Ref 9004) est caractéristique de la différenciation par la peinture.

Le modèle est évidemment la Ref 236 de Solido mais repris avec un camouflage deux tons appliqué à l'aérographe et de nouveaux marquages.

Sans être ridicule, le résultat est peu convaincant...

Il existerait sous la même référence une version en gris sombre uni, ce qui nous ramènerait au modèle Solido de base.  

 

 

-A partir de 1999, Verem fait évoluer ses références en y ajoutant la lettre V.

Le même Panther prend donc la référence V 9004… mais la mise en peinture et les marquages ont changé !

On passe au trois tons tellement diffus que le résultat ne gagne pas en réalisme.

Je ne serai pas surpris qu’il existe, sous l’une ou l’autre référence, une mise en peinture différente de celles que je viens de présenter.

 

 

-Si ce n’est une teinte verte moins soutenue, on retrouve sous la Ref 9005 un des best-seller de Solido, à savoir le M 47 Patton (Ref 202).

Aucun effort particulier n’est fait sur les marquages qui sont minimalistes et peu réalistes.

Dommage de ne pas avoir profité de l’occasion pour nous proposer une version française de ce char qui a servi dans l’Arme Blindée du milieu des années 50s jusqu’au début des années 70s.

 

 

-Il faut beaucoup d’imagination pour appeler ça un AMX 30B2 !

La caisse est toujours celle de la Ref 209 Solido qui reprend (assez justement d’ailleurs!) les caractéristiques d’un des 7 AMX 30 A prototypes présentés en 1963.

Quant à la tourelle, ce n’est pas l’ajout d’un tourelleau TOP 7 approximatif et d’un nouveau masque ainsi qu’un nouveau tube de 105 qui vont transformer l’engin en AMX 30 B2.

Tout au plus se rapproche-t-on d’un AMX 30 B… de loin !

Il est présenté ici sous la référence V 9006 en schéma trois tons (évidemment inexact).

Il existe aussi en vert uni sous la Ref 9006... qui nous ramène à la Ref 6079 Solido (série militaire 2) de 1992.

 

 

-L’AMX 13 VTT équipé du tourelleau CAFL 38 (Ref 9007)  reprend la Ref 227b Solido.

Sous cette Ref 9007, il apparaît en vert uni au catalogue 1994.

Nous verrons plus loin qu’il va réapparaître sous une autre référence au catalogue 2002, mais avec un bariolage trois tons (toujours aussi inexact) ce qui suffira à Verem pour le présenter comme une « nouveauté » !

 

 

-Avec l’automoteur de 105 mm M7 (Ref 9008), Verem nous ressort la Ref 252 Solido, sans plus d’originalité en matière de teinte ou de marquages.

L’immatriculation d’un tel véhicule devrait commencer par 40 et non par 00 (réservé aux véhicules de dépannage ou d’atelier) comme c’est le cas ici.

C’est dire le peu de cas accordé par Verem au  réalisme de ses marquages !

 

 

On retrouve ce même M7 sous la Ref V 9008 avec cette fois un camouflage deux tons plutôt crédible.

Ceci dit, sur catalogue, il apparaît déjà en camouflage deux tons sous la Ref 9008.

Le V qui précède la référence indique qu’il à été produit plus tard (à partir de 1999), mais la décoration n’a pas changé pour autant !

 

 

-Avec l’AMX 10 P (Ref 9010), Verem ne se contente pas de reprendre la Ref 254 Solido. Il la simplifie en enlevant le pilote et le chef de char, présents sur le modèle original (du moins sous la Ref  254).

Le « brunissage » des chenilles fait partie des caractéristiques de la majorité des engins de cette série.

 

 

-Le Pz IV se rapproche d’un modèle G et est proposé en gris sombre, comme son modèle original, à savoir la Ref 237 Solido.

Les marquages sont confondants de naïveté et la teinte n’est pas la mieux adaptée à un engin qui correspond plutôt à la seconde partie de la Seconde Guerre mondiale.

On a donc une reprise intégrale du modèle Solido, en moins bien. 

 

 

-Avec le SU 100 (Ref 9012) Verem se simplifie à nouveau la vie par rapport à la Ref 208 Solido : le chef de char est supprimé.

Pour le reste le camouflage deux tons est relativement crédible et se retrouve sur le catalogue.

 

 

-A partir de 1998, le même SU 100, sous la  même référence, apparaît pour la première fois (et la dernière) sur catalogue en vert uni tout en conservant une décoration quasi identique.

Contrairement aux modèles Solido, la teinte de base est appliquée aux pièces rapportées (volet chef de char et réservoirs supplémentaires).

 

 

-Avec cette teinte blanc uni et des marquages peu adaptés de l’infanterie de marine soviétique, ce SU 100 est fourni dans une boîte sans référence !

Il est logique de le considérer comme une variante  de la Ref 9012, sans en être totalement certain, d’autant qu’il n’apparaît jamais sous cette teinte sur un catalogue Verem… contrairement au catalogue Solido 2001 sous la Ref 203 366 !

 

 

-Le M 3  Lee  ressort chez Verem sous la Ref 9013 (ex Ref 253 et 2253 Solido).

Les marquages visent à se rapprocher d’un engin vu en Afrique du Nord à la fin 1942.

Ils sont incomplets et inexacts...

Puisque ce modèle, comme beaucoup d’autres, est une reprise intégrale, on se demande pourquoi Verem n’a pas au moins essayé de soigner la décoration !?

 

 

-En parlant de reprise intégrale, le SdKfz 251 modèle B (Ref 9014) en est une autre (Ref 241 Solido).

Là encore? la décoration est  grossière et la teinte gris sombre (gris « panzer »), si elle est correcte pour un engin de début de production (les modèles C et D ont été produits plus tard et en un bien plus grand nombre que les A et B), elle manque d’originalité.

 


 
-Passer le Jagdpanther (SdKfz 173) en camouflage deux tons (Ref 9015) n’est pas une mauvaise idée... Mais dans ce cas, l’application des deux teintes de façon trop diffuse donne un résultat peu crédible.

Les taches appliquées sur la Ref 228 de Solido ne l’étaient pas plus… mais c’était 25 ans plus tôt.

 

 

-En devenant V 9015, on pouvait penser que Verem allait améliorer le produit par le biais d’une peinture plus soignée.

Que nenni, c’est encore pire !

Sous cette référence, l’engin apparaît au catalogue 1999.

Autant dire qu’à cette époque, on ne s’adresse déjà plus aux enfants mais plutôt à des collectionneurs que la finition de ce type de produit ne risque pas d’enthousiasmer.

 

 

-Avec le PT 76 (Ref 9016), Verem atteint le sommet de la sobriété puisque c’est non seulement la reprise intégrale de la Ref 207 Solido mais il est aussi dépourvu de décoration.

J’imagine qu’une planche de décals devait être fournie, mais elle a été oubliée sur mon modèle !

Sur catalogue,  des marquages apparaissent ; ils ressemblent étrangement à ceux du SU 100 peint en blanc !

 

 

-On note une pointe d’humour avec le M 41 (Ref 9017) puisque un lot de munitions est fourni pour un canon dont le système de lancement (ressort et axe maintien) est absent !

On n’en est plus à ce genre de détail près...

Le marquage est un peu moins décevant que d’habitude avec une immatriculation qui commence bien par 40 et qui correspond donc à ce type d’engin.

A en croire les catalogues, il en existe une version camouflée deux tons... (pas de photo trouvée).

 

 

-Sur mon exemplaire de Léopard 1 (Ref 9018), les teintes sont tellement diluées qu’il est difficile de distinguer le camouflage trois tons et la mitrailleuse était absente du lot de pièces complémentaires.

Pour le reste, pas de surprise, il s’agit bien de la Ref 243 Solido.

 

 

-Un petit coup de jaune sable et voilà un AMX 13 bitube de 30mm tout neuf (Ref  9019) !

Il est en effet présenté comme « nouveauté » sur le catalogue 1997.

Il s’agit bien sûr de la reprise de la Ref 249 Solido.

L’engin n’a jamais été peint de cette façon, mais il faut reconnaître que le jaune sable mat de Verem est plus convaincant que le jaune sable employé par Solido sur l’AMX 30 bitube de 30mm.   

 

 

-En devenant V 9019, l’AMX 13 bitube de 30mm hérite d’un bariolage 3 tons qu’il n’a jamais eu le temps de recevoir, ayant été retiré du service avant la mise en place de ce nouveau camouflage pour l’armée de terre (à partir de 1984).

Quoi qu’il en soit les teintes sont appliquées de façon irréaliste au regard des contraintes de placement des couleurs définies dans le document de référence (MAT 2636)... mais tout cela n’est que détail !  

 

 

-Le système FROG 1 (Ref V 9020) est repris de la Ref 218 Solido avec toutefois deux différences : la fusée est intégralement de la même teinte que le lanceur (on se souvient du corps blanc et de la tête rouge chez Solido) et le dispositif de lancement n’est plus fonctionnel (arrêtoir de ressort absent).

Comme toujours chez Verem, la teinte verte de base est sensiblement plus claire que celle appliquée par Solido sur la série 200.

 

 

-Le SdKfz 251 a effectivement fait l’objet d’une version sanitaire (SdKfz 251/8), caractérisée extérieurement par une bâche semi-circulaire montée sur 3 arceaux... et pas une bâche plate comme le propose Verem (Ref V 9021).

On se console en se disant que cette variante n’apparaît pas chez Solido.

 

 

-Cette fois les marquages correspondent bien à une version M4 A3 105mm du Sherman (Ref V 9022) !

De la part de  Verem, on se demande si cela relève davantage du coup de chance que d’une réelle volonté.

L’appellation « canon court » sur les catalogues incite à pencher vers la première option...

 

 

-Le camouflage trois tons appliqué au Tigre 1 est assez bien vu (Ref V 9023), quoique encore trop diffus à mon goût.

Les marquages sont malheureusement peu convaincants (forme douteuse des chiffres de tourelle et présence du casque symbole de la division « Grossdeutschland » malvenu).

Reste que ce camouflage est plus crédible que celui appliqué sur la Ref 222b Solido d’origine.

 


 
-Ce half-track M3 A1 (Ref V 9024) ressemble furieusement à la Ref SM 28 produit par Stretton pour Verem en 1997.

Sur catalogue? il apparaît une première fois en 1999 avec les marquages soviétiques retenus par Stretton (Ref SM 30), puis une seconde fois en 2000 avec des marquages américains comme présenté ici.

C’est le premier d’une série de reprise de modèles Stretton. Il « bénéficie » également d’un léger empoussièrement.

 

 

-La tourelle ouverte du  TD M 10 a justifié plusieurs aménagement, plus ou moins officiels, visant à améliorer la protection supérieure.

Verem nous propose une solution qui relève du système « D » très basique (Ref V 9026), ce qui ne signifie pas que des solutions comparables n’aient pas été occasionnellement mises en œuvre !   

 

 

-Le Renault R 35 réapparaît  sous la référence V 9027, mais cette fois avec un camouflage deux tons qui ne correspond à rien de connu sur ce char (référence initiale 9002, déjà camouflé de façon aussi peu convaincante !).

 

 

-Encore une « nouveauté » telle que Verem les conçoit (catalogue 2002) avec ce VTT AMX 13 bariolé trois tons OTAN (Ref V 9028).

Comme pour le bitube de 30mm, cette version dotée du tourelleau CAFL 38 a été retirée du service avant l’application du nouveau camouflage.

Par ailleurs le chiffre noir dans le cercle jaune (classe de pont OTAN) devrait être 15 et non 8.

 

 

-Il existe au moins une photo connue d’un TD M 10 équipé de ces imposants haut-parleurs  destinés à tromper l’ennemi sur la présence d’une unité blindée en diffusant des bruits de chenilles.

Certes, la pièce ajoutée ressemble plus à un gaufrier géant qu’aux dispositifs utilisés à l’époque, mais, sur ce coup là,  on ne peut pas reprocher à Verem un manque d’originalité (Ref V 9029).

 

 

-L’ajout de sacs de sable et d’un « hedgecutter » est une bonne façon de rentabiliser le moule du Sherman (Ref V 9030). Qui plus est l’immatriculation commence par 30 ce qui est correct pour un char.

Comme quoi on finit par se contenter de peu !

Les taches de camouflage en marron très diffus  n’apportent rien et ne correspondent à rien de concret.  

 

 

-Le « leichter Flakpanzer IV Kugelblitz » a été produit à raison de deux prototypes quelques mois avant la fin de la guerre.

Autant dire que les marquages proposés relèvent de l’invention totale !

La circulaire de tourelle, plus large que celle du char, nécessitait un aménagement que Verem n’a pas reproduit (Ref V 9031).

En fait, ce que Verem à reproduit c’est la Ref SM 42 de Stretton.

 

 

-Avec le « Flakzwilling 3,7cm auf PzKpfw Panther » ou « Flakpanzer Coelian », Verem fait encore plus fort puisque seule une maquette en bois échelle 1 de la tourelle a été montée sur un châssis de Panther modèle D début 1944 !

Je n’insiste donc pas sur le réalisme de la décoration (on se demande ce que vient faire le symbole tactique de la division SS « Das Reich »).

Là encore, Verem se contente de reprendre un modèle Stretton (Ref  SM 54).

 

 

-Le montage de jupes de protection latérale (schurtzen dans la langue de Goethe) est une pratique courante sur les blindés allemands de la seconde partie du conflit.

Celles-ci ne dépassent pas en général les 5mm d’épaisseur...

Or non seulement Verem nous propose quelque chose qui doit avoisiner les 5 cm mais dont le système de fixation rend la chose peu réaliste (et je ne parle pas du paquetage fixé sur ces jupes amovibles !).

La présence du symbole tactique de la 21ème PzDiv. relève sans doute de la licence artistique (Ref V 9033) !    

 

 

-Le surblindage de la tourelle de ce Pz IV modèle F1 part d’une base réelle.

Néanmoins, l’interprétation qu’en fait Verem n’est pas des plus réussies (Ref V 9034).

L’ensemble manque de finesse (je comprends le besoin de rigidité, mais il y avait peut-être moyen de faire un peu moins épais et un peu plus précis !) et le « camouflage » est un peu surprenant.   

 


    
-Réapparition du SU 100 avec un quatrième type de décoration (Ref V 9035).

Le résultat est assez sympathique mais j’avoue avoir du mal à situer l’inspiration de l’artiste par rapport à une quelconque réalité du côté de l’Armée Rouge !

On remarque tout de même que la maîtrise de l’aérographe semble meilleure, au moins sur mon exemplaire !

Je reste très réservé quant au réalisme des marquages.

 

 

-On se souvient d’un catalogue Solido où le T 34 était annoncé.

On l’avait rêvé, Olivier Saint Lot l’a fait, 25 ans après, pour Solido et Verem !

Si le train de roulement reste inchangé par rapport au SU 100, la caisse et la tourelle (ici avec canon de 76mm -Ref V 9036) sont nouvelles.

Inspirées de maquettes Bandaï, ces deux pièces sont presque en décalage par rapport au train de roulement qui accuse son âge... mais qui permet l’emploi des chenilles Solido !

Dommage, car il y avait là l’occasion d’une réelle montée en gamme qui aurait nécessité un investissement qui n’était sans doute pas d’actualité.  

 

 

-Verem double le coup avec le T 34-85 (Ref 9037) et je fais le même constat que pour le T 34-76 !

La tourelle est particulièrement réussie et nous rapproche des modèles Corgi Toys du moment.

Les deux T 34 sont sans doute les plus beaux modèles de cette série...

 

 

-On retombe dans le connu avec le SOMUA S 35 qui, sous la Ref V 9038, est la reprise de la Ref 9009, elle même reprise de la Ref 234 Solido.

Tout au plus peut-on concéder que les antennes ont été modifiées.

Je n’insiste pas sur le camouflage qui reste insignifiant !

 

 

-Reprendre un modèle Stretton (Ref SM 37) n’est pas très original, mais le reprendre en faisant moins bien constitue une forme d’originalité !

Quelle idée de vouloir « zimmeriter » le Sturmpanzer IV Brummbär (Ref V 9039) pour se différencier du modèle original ?

Le résultat est géométriquement catastrophique et Verem frôle le ridicule...et que dire du tube de 150mm totalement obturé ?! Sans doute le couvre bouche...

 

 

-Le 4,7cm Pak(t) auf PanzerKampfwagen 35 R (f) est une modification allemande d’un char français auquel on greffe un canon antichar tchèque.

Or, là encore, Verem reprend du Stretton (Ref VSM 58) en faisant moins bien, en particulier dans la représentation de la bâche censée recouvrir un compartiment de combat ouvert (Ref V 9040).

Par ailleurs le canon est beaucoup trop gros... mais ça, c’était déjà vrai sur le modèle Stretton !

 

 

-Proposer la version M4 A1 du Sherman caractérisée par une coque moulée est plutôt une bonne idée (Ref V 9041).

On peut toutefois se poser la question de la cohérence des divers paquetages et caisses qui parsèment le véhicule.

Comme d’habitude, les marquages sont peu réalistes.

 

 

-Autre bonne idée que le montage de l’affût quadruple de missiles SS 11 sur AMX 13.

Or, Ce montage ne s’est fait que sur des AMX 13-75mm et non sur les AMX 13 réalésés en 90mm et encore moins sur des AMX 13-105mm qui n’ont pas servis sous les couleurs françaises.

Ici, le tube ressemble plutôt à un 105mm...

L’affût et les missiles sont par ailleurs un peu surdimensionnés.

Bref, on est bien dans de l’optimisation de moule !

 

 

-Autre reprise de Stretton (VSM 34) avec ce Flakpanzer IV 3,7cm Ostwind (Ref V 9044). 

On y retrouve donc les mêmes erreurs avec une tourelle à six pans mal reproduite et un canon de 37 Flak 43 bien court !

Est-il besoin de préciser que le camouflage comme les marquages sont hors sujet ?!  

 

 

-Cette version du T 34 me laisse perplexe (Ref V 9045).

En effet, quelque uns de ces engins capturés ont servi de véhicules d’entraînement au combat antichar à courte distance (roquette individuelle panzerfaust).

À cet effet, d’imposantes jupes latérales avaient été mises en place pour limiter les conséquences des impacts successifs , à tête inerte évidemment !

Ceci posé, je me permets d’émettre un gros doute quant à la prise en compte par Verem de ce détail historique.

Quoi qu’il en soit le montage reste grossier et l’épaisseur rédhibitoire.    

 

 

-L’antenne sommier caractérise la version 251/6 du célèbre semi-chenillé allemand (Ref V 9046). 

Sur ce modèle B, la teinte gris panzer aurait été mieux adaptée, quitte à la compléter avec un camouflage hivernal, par exemple.

Le palmier de l’Afrika Korps justifie probablement cette tentative de camouflage.

Dans ce cas, il suffisait d’appliquer du jaune sable en recouvrant partiellement le gris d’origine...  

 

 

-La série 9000 est caractérisée par trois formes de boîtages : initialement un boîtage rectangulaire vert avec deux types de fenêtres (à angle droit ou biseautée) puis un boîtage noir ourlé de jaune propre aux modèles les plus récents. Sur le côté, associée à la référence, les premiers modèles bénéficiaient d’une petite fiche technique. Elle va  progressivement disparaître  pour ne laisser la place qu’a l’identification du modèle et à sa référence.   

 

 

 


Sont absents de ce listing :

 

-Ref 9001 (AMX 13 vert OTAN)

 

 

(photos internet)

 

-Ref 9002 (Renault R 35 vert et sable)

 

(photo internet)

 

-Ref 9009 (SOMUA S 35 vert et sable)

-Ref 9025 (PZ IV sable et brun)

 

(photo internet)

 

-Ref V 9042 (TD M 10 avec coupe haie).

 

(photo internet)

 

Bien que l’on puisse les rapprocher de cette série 9000, je n’ai volontairement pas cité ici le Sherman et le TD M10 proposés en teinte « vieil argent » et fixés sur une base en bois.

Ces deux modèles un peu particuliers ont été produits en 1994 à l’occasion du « cinquantième anniversaire des forces alliées », ) rattacher à celui du du débarquement de Normandie.

Certains collectionneurs apprécient ce type de production. Ce n’est pas mon cas.

 

(photos internet)

 

 

 

Tous les châssis sont gravés sous référence Solido.

 

À à partir de 2001, année au cours de laquelle Solido lance sa collection en vente par correspondance, certains châssis utilisés par Verem pour sa série 9000 (plus précisément V 9000) sont gravés au numéro de référence de la collection Solido VPC (exemples : V 9026 TD M 10 gravé 22 ou V 9031 PZ IV Kugelblitz gravé 54…) sans que cela ne corresponde nécessairement à un modèle identique entre les deux collections !

 

Les catalogues (extraits) :

 

Catalogue 1993

Catalogue 1994

Catalogue 1995 :

Catalogue 1996

Catalogue 1997

Catalogue 1998

Catalogue 1999

Catalogue 2000

Catalogue 2001

Catalogue 2002

Catalogue 2003

Catalogue 2004

Catalogue 2005

Catalogue 2006

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P
Bonjour,
Les commentaires de Thomas sont cocasses. Bravo !

Pour imaginer l'ambiance, il faut avoir vécu au sein de l'entreprise.

Les détaillants n'étaient pas tous complices, certains n'étaient pas passionnés par le sujet, et on peut le leur pardonner.
D'autres s'intéressaient de près aux détails de chaque modèle : ceux-là n'étaient pas spécialement appréciés, considérés comme des " emmxxxxxrs de première classe "... s'ils osaient signaler une anomalie.

Les erreurs, lacunes, confusions, proviennent du fait qu'Ils ont terriblement souffert d'un grand manque de documentation historique. Il n'y en avait aucune.
Nous, nous l'avions, elle était à leur disposition.

On avait beau signaler les anomalies après la parution, c'était trop tard hélas ! Mais on pensait que la seconde édition serait corrigée. Ce fut le cas pour quelques modèles.

Je me souviens d'être allé au salon du jouet de Londres, où j'ai découvert sur le stand SOLIDO un char R35 avec des cocardes anglaises.
David Conway, importateur anglais SOLIDO, bien connu des citroënnistes européens, a demandé en ma présence, avec humour, si la conduite était à droite ?

Les gens de mon âge se sont mis à collectionner les miniatures automobiles dans les années 1970, mais il faut bien comprendre que pour SOLIDO, ce n'étaient que des jouets pour enfants.
Il a été quasiment impossible de leur ouvrir les yeux afin de leur faire réaliser que la clientèle n'était plus la même....
Par exemple, la série pompier a toujours eu une taille bâtarde : les étuis déterminaient la taille du modèle ! Et les étuis déterminaient la taille du colis !

On les a suppliés maintes fois de changer d'échelle, de privilégier le 1/50 et le 1/43, de revenir aux jantes métal avec pneus, de moderniser la cabine de peinture, etc. ... mais c'était peine perdue.

Seuls, Monsieur BUCCI, directeur général de l'époque, et plus tard Michel Debrocke ont bien voulu nous écouter ...

Bonne journée. 06.02.2021.
Répondre
T
Un message très bien documenté.

c'est un travail de vrai spécialiste .

Jamais vue autant sur les maquettes des Vermet!

J'en ai 4 dans ma vitrine.

Bravo aux milinfos
Répondre
E
à l'époque, nous étions des gamins, pour certains, et ces modèles étaient ceux que l'on possédait ou désirait avoir en plus des quelques Dinky ...
Nous avons grandi et nos exigences en tant que collectionneur aussi :-)
Merci pour cette rétrospective !
Répondre
P
Bonjour,
Voici un site japonais géré par Hiroyuki Iwahashi, client de Stretton Models.

http://www.iwaarc.com/minicar/seisaku/military/sei_military_tankmuseum.html 

Dans ce site, cliquez sur une photo d'un modèle pour ouvrir un album de 30 photos.
Attention aux références qui ne concordent peut-être pas tout à fait.
Bonne journée. 17.01.2021.
Répondre
F
bonjour

merci pour cet article tres interessant sur VEREM . Chez SOLIDO , les ouvriers ramenaient du travail chez eux . Finition des vehicules , poses de decals et autres accessoires , il se peut que par manque de pieces ou decals , certains vehicules ne correspondaient pas aux boitages ou catalague . Peut etre que VEREM le faisait egalement ?

impatient de lire la suite

cdt fred
Répondre
M
Il me semble même que certains modèles Solido étaient assemblés dans les prisons par des détenus qui étaient rémunérés...
J
Bonjour,

Encore une retrospective comme Thomas S en a le secret...documentée, historique, détaillée et circonstanciée! Bravo et je pense que la suite sera tout aussi intéressante!
A bientôt.... pour la lire.
Jérôme
Répondre
N
Il y a plus de 20 ans, avec des amis, j'avais eu l'honneur de visiter l'usine Verem à Bueil. Le directeur venait du secteur de l'armement (!).
Nous avons pu acheter des quantités jouissives de pièces détachées; chenilles, baches, roues, mitrailleuses, etc...
Je tiens encore à le remercier..
Répondre
N
Le directeur s'appellait M. Gautier et son adjoint M. Panod..
N
Historiquement, il faut savoir que la gamme militaire de Solido a été interrompue en 1982, parce que, dans le cadre de la nouvelle orientation politique de la France depuis 1981, plusieurs projets de loi avaient été déposés pour interdire purement et simplement tous les jouets militaires. Heureusement, ces projets ont tous été repoussés.
Répondre
P
Bonjour,
S'il s'agit de l'usine nouvelle de Bueil, le responsable était Mr. YVES PARROD.
Cordialement.
MPC. 17.01.2021
P
Belle rétrospective !!

N'oubliez pas l'apparition des vrais transkits adaptés aux SOLIDO, apparus sous le nom de STRETTON MODELS, fabriqués en Angleterre par Mr. BRYAN EVANS, habitant de la banlieue pavillonnaire du bourg de "CHURCH STRETTON" près de SHREWSBURY dans le Shropshire.

J'ai mis en relation Mr. B. Evans, mon ami depuis 20 ans, et la direction de SOLIDO/VEREM très intéressée par les transformations de Bryan.
C'est ainsi que tout a commencé, jusqu'au jour où Bryan, très fatigué, et lassé de monter des séries, toujours urgentes, de 200 à 250 pièces, a souhaité stopper les montages.

En effet, avant de fournir Verem, Bryan montait "tranquillement" pour ses clients de la VPC ""à la demande"" les modèles commandés.

Il a cru pouvoir fournir des quantités semi-industrielles, mais c'est vite devenu trop complexe.

Plus il proposait de variantes plus les commandes affluaient !

J'ai essayé de renouer le contact entre Bryan et Verem, sans succès.
Les relations étant rompues, Verem a dû se résoudre à copier les produits originaux de Bryan, et de modifier les emballages, pour maintenir la production.
Bryan est décédé le 8 janvier 2015 à l'âge de 72 ans.
Répondre
R
Bonjour,
Merci à vous Thomas pour ce joli cadeau de Noël, la prod Solido militaire est assez bien connue et détaillée, par contre les gammes Verem restent assez dures a cerner dans leurs totalités, avec encore de belles découvertes a faire, pour moi en tout cas.
J'attends donc avec impatience la suite de ce dossier "Verem militaire" plus qu’intéressant...
Par avance merci à vous Thomas
Cordialement
Richard
Répondre
M
La suite arrive, après le passage du Père-Noël ;)
F
bonjour

Il est parut plusieurs livres sur la marque Solido ecrit par un passionné de cette marque Monsieur AZEMA Bernard . Il possedait une collection de plus de 3400 miniatures solido France et les voitures de cette marque parut à l ètranger. ( solido espagne en exemple). Il possedait toutes les versions militaires sous toutes les marques que solido avait: VEREM ,STRETTON MODELS,TANK MUSEEM ,STANDFORD.. ainsi que les versions sorties specialement pour les commémorations et anniversaires du débarquement . A son décès , sa collection fut vendue en 2 parties à Chartres aux enchères .En version militaire et rare , il y avait 240 modeles dont des modéles crées pour les canadiens , australiens et autres tous en boite etat neuf . J ai vu des modéles que je n avais vu auparavant .

Au plaisir de lire la suite de votre l article , bonne continuation .

Amicalement

Fred
Répondre
L
Il faut s'avoir que Monsieur Azéma tenait des propos très proches de ceux de Thomas vis à vis de Verem. C'est la raison pour laquelle il n'a jamais voulu faire un livre sur cette marque. Il en suivait néanmoins la production pour mieux comprendre la chronologie des modèles Solido.
P
Bonjour,
Mr AZEMA avait comme prénom : BERTRAND ... décédé, je crois, le 04.06. 2013.
On se connaissait depuis 1985 environ ..
Un grand spécialiste du jouet SOLIDO comme on n'en verra plus !

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