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Publié le par Milinfo
Publié dans : #Véhicules&Matériels, #Les miniatures de Gendarmerie

-27 mars 2017 :

Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie

L'EGAME Gendarmerie

 

L’EGAME (Engin du Génie d’AMÉnagement) est un véhicule polyvalent conçu par UNAC pour satisfaire les besoins des armées dans les missions de déploiement, que ce soit pour faire du terrassement, du décapage, du déneigement, les débarquements ou du dégagement en milieu urbain.

Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie

Description

 

L’EGAME est un bouteur à 4 roues motrices et directrices propulsé par l'entraînement hydrostatique UNAC HYD-rev.
Son châssis, une structure porteuse à longerons caissonnés, mécano-soudé haute résistance, supporte un moteur diesel CATERPILLAR de 253 ch. Il est prévu pour recevoir divers outils. L'engin est intégralement fait sur mesure avec des ponts spécifiques. L’EGAME possède une cabine confortable avec un blindage amovible.

 

Points forts

 

  • Homologué pour circuler à 40 km/h et peut atteindre 65 km/h pour suivre les convois tactiques et logistiques.
  • Engin polyvalent qui peut porter divers outils comme une lame avec scarificateurs, un treuil, une tête de débroussaillage, une étrave à neige ou une fraise de déneigement, un système de déroulage de tapis ou encore système de déminage par exemple.
  • Véhicule conçu pour permettre un passage à gué avec 1m d'eau.
  • Permet le déroulage de tapis pour faciliter le passage d'engin ayant des capacités de motricité moindres.
  • Possibilité d'augmenter la capacité de franchissement et de traction/poussée en intégrant des roues jumelées à l'arrière.
  • Prévue pour évoluer dans des environnements extrêmes: eau salée, boue, altitude, sable, températures extrêmes de -25°C à 50°C.
  • Système de support embarqué du blindage lorsqu'il n'est pas utilisé.
  • Grande capacité tout-terrain avec de grands angles d'attaque et des capacités de déplacement en dévers de 35°.
  • Rayon de braquage très court de seulement 3,98m.
 

Données Techniques

 

Moteur

 

  • Type: CATERPILLAR C6.6 diesel turbo
  • Puissance: 186 kW / 253 ch
  • Régime: 2 200 tr/mn
  • Cylindrée: 6,6 l
  • Nombre de cylindres: 6
  • Pollution: respect de la norme d’émission polluante
 
Transmission

 

  • Moteur hydraulique SAUER
  • Boîte de transfert 2 rapports: une vitesse de travail et une vitesse de déplacement
  • Arbres de transmission DIN 150
 
Ponts et différentiels

 

  • Blocage de différentiel
  • Doubles vérins de direction intégrés. Direction hydraulique
  • Deux roues motrices en mode route
  • Quatre roues motrices en mode travail
  • Quatre roues directrices coordonnées ou en crabe
Freinage

 

  • Frein de parc: un disque par pont (350 mm avec un étrier flottant mono piston)
  • Frein de service: un disque par roue (510 mm avec un étrier fixe double piston)
 
Cabine

 

La cabine intègre :

 

  • un fauteuil avec réglages adaptés à tous les poids et toutes les tailles
  • un accoudoir gauche réglable
  • un accoudoir droit réglable comprenant les commandes
  • une colonne de direction réglable
  • une ceinture de sécurité deux points
  • un rétroviseur intérieur et deux rétroviseurs extérieurs
  • un tableau de bord indiquant les principales informations
  • nécessaires à la conduite de l’engin
  • un système de chauffage et de climatisation
  • un emplacement radio
  • un système d’essuie-glace et de lave-glace avant et arrière
  • un emplacement pour un support de récepteur GPS
  • un emplacement pour un support de poste-radio-tactique
  • un emplacement pour un appareil de décontamination
  • un emplacement pour un support de fusil d’assaut
  • un emplacement pour un extincteur 2 l type ABC

 

La cabine comporte :

 

  • en mode “civil”: une structure blindée fixe permettant une utilisation avec une visibilité optimale
  • en mode “protection”: des panneaux amovibles de blindage, opaques et vitrés (montés derrière les vitres à l’intérieur de la cabine)
  • en stockage: des panneaux amovibles de blindage rangés dans leur conteneur
 
Carrosserie

 

Le véhicule intègre :
  • 2 garde-boue avant
  • 2 garde-boue arrière
  • un capot avec une trappe d’accès au radiateur
  • des protections inférieures et latérales
  • 2 coffres à lot de bord contenant le lot de bord
  • 4 supports ECR (Ecran de Camouflage Rapide)
  • un support de plaque d’immatriculation arrière
 
Caractéristiques Electriques

 

  • Circuit 24 V
  • 2 batteries de 12 V branchées en série, 75 Ah, 1125 A au démarrage
  • Alternateur 24 V 90 A
  • Une prise de parc OTAN
  • 6 phares de travail
  • Un système d’éclairage routier
  • Des feux de position arrière
  • Un gyrophare
  • Un avertisseur de recul déconnectable
  • Un éclairage de cabine
  • Un système de gestion des fonctions du bouteur
 
Caractéristiques Pneumatiques

 

  • Jantes: 16 x 26,5 renforcées, déport négatif de 20 mm avec système d’accrochage pour les roues jumelées
  • Pneumatiques: 500/60/26.5 à 22 plis et une double ceinture acier
  • Compresseur de gonflage: 24 V avec un tuyau de 6 m et un manomètre
  • Pression maxi du compresseur: 6 bars
 
Autonomie

 

  • Consommation par heure, sur route: 22 L
  • Consommation pour 100 km: 62,4 L
  • Autonomie : 450 km
  • Consommation en travail: environ 25 L/h
  • Capacité du réservoir: 280 L
 
Emissions Sonores

 

  • 69 dB au poste de travail sans les blindages
  • 68 dB au poste de travail avec les blindages
Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie
Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie
Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie
Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie
Véhicules & matériels : l'EGAME Gendarmerie

Cliquez ci-dessus pour télecharger la fiche technique de l'EGAME

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Photos Tacot.com
Photos Tacot.com

Photos Tacot.com

-20 mars 2017 (mise à jour 25 mars 2017) :

 

Il est sorti et il est magnifique... même si le bleu Gendarmerie semble encore un peu trop clair.

 

Extrait Milinfo-Focus à venir...

Extrait Milinfo-Focus à venir...

Photos par Pascal S. à l'ECLPN, avant la livraison. Il manque l'inscription "gendarmerie" sur les portières
Photos par Pascal S. à l'ECLPN, avant la livraison. Il manque l'inscription "gendarmerie" sur les portières
Photos par Pascal S. à l'ECLPN, avant la livraison. Il manque l'inscription "gendarmerie" sur les portières

Photos par Pascal S. à l'ECLPN, avant la livraison. Il manque l'inscription "gendarmerie" sur les portières

Photo Ebay
Photo Ebay

Photo Ebay

-14 mars 2017 :

 

Le TRM 2000 LAMA, avec canon à eau et lame de déblaiement, sera la prochaine nouveautés Gendarmerie chez Perfex :

 

Photos Momaco (diffusées avec autorisation)
Photos Momaco (diffusées avec autorisation)

Photos Momaco (diffusées avec autorisation)

-6 février 2016 :

 

Extrait du catalogue Perfex 2016...

 

 

TRM 2000 DRAP et LAMA au 1/43 (Perfex)

Merci à Claude Casotte (boutique MMT sur Ebay)

 

-14 janvier 2016 :

 

Perfex voit loin... : un Renault TRM 2000 DRAP (Dispositif de Retenue Autonome du Public) est annoncé pour janvier 2017.

 

Réf : PERFEX707

 

Echelle : 1/43

TRM 2000 DRAP et LAMA au 1/43 (Perfex)
TRM 2000 DRAP et LAMA au 1/43 (Perfex)

Source photo : photo de Domenjod sur Wikipédia

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, perfex proposera aussi un TRM 2000 LAMA équipé d'une lame à l'avant.

Réf : PERFEX 708

Date de sortie annoncée : 15 avril 2017 (si, si... c'est sérieux !)

Lien vers Groupement blindé de Gendarmerie :

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-20 mars 2017 :

Véhicules&matéreils : nouvelle mue pour les Leclerc émiratis
Véhicules&matéreils : nouvelle mue pour les Leclerc émiratis

Nouvelle mue pour les Leclerc émiratis

 

Difficile d’ignorer la présence du char Leclerc, présenté tant sur le stand de Nexter qu’au coeur de la démonstration dynamique de l’armée des Émirats Arabes Unis (EAU), organisée lors du salon IDEX 2017 à Abou Dhabi. Fort de cette visibilité, le systémier-intégrateur français propose désormais une nouvelle « offre à tiroirs destinée à répondre à une demande de notre client émirati », nous explique Eric Kreutzberger, directeur général de Nexter Systems aux EAU.

 

L’histoire du Leclerc aux EAU remonte à 1993, avec la vente de 388 chars de combat, deux plateformes d’écolage et 46 véhicules de dépannage. Jusqu’à présent, les Leclerc émiratis n’ont profité que d’une phase de modernisation limitée, au travers de 14 kits AZUR (Action en Zone Urbaine) commandés en 2011 et destinés, entre autres, à fournir une meilleure protection contre les munitions antichar et les IED. Si Nexter garde dans son viseur la possibilité d’équiper toute la flotte émiratie avec ce kit AZUR, le systémier promeut aujourd’hui un nouveau kit présentant un ensemble d’améliorations tant sur l’armement, que sur l’optronique, la mobilité et la protection.

 

Côté armement, Nexter ajoute une tourelle téléopérée FLW 200 produite par… KMW et installée sur les Leopard 2A7+ acquis en 2016 par le Qatar. À la différence du tourelleau ATO, armé d’une MAG58 de 7,62 mm et uniquement asservi au chef de char, la tourelle de KMW est équipée d’une mitrailleuse de 12,7 mm et pourra être utilisée par le tireur.

 

L’optronique n’est pas en reste, avec l’ajout d’une vision périphérique à 360° projetée sur de nouveaux écrans aux postes du commandant, du tireur et du conducteur, et le remplacement du système de vision panoramique du commandant par le système PASEO conçu par Safran. Destiné à être installé sur les futurs véhicules EBRC Jaguar de l’armée de Terre, PASEO est une tourelle optronique stabilisée sur deux axes et dotée notamment d’un canal de vision thermique, d’un vision de jour haute résolution et d’un télémètre laser. Le tout permet au commandant de détecter une menace à une distance de 12 km, de la reconnaître à 7,3 km et de l’identifier dans un rayon supérieur à 4 km.

 

De plus, le char Leclerc gagne en mobilité grâce, principalement, au remplacement du système manuel de réglage de tension des chenilles par un dispositif électro-hydraulique actuellement en service sur les Leclerc français.

 

Le volet protection s’inscrit logiquement dans la lignée du kit AZUR. Outre l’addition de blindage supplémentaire sur le plancher du char, Nexter privilégie également l’utilisation de l’acier, et non plus de l’aluminium, dans la composition de ses chenilles. « L’acier offre en effet une meilleure résistance aux menaces de type IED, sans que le poids supplémentaire n’ait d’impact sur la mobilité du char », précise Eric Kreutzberger.

 

L’ensemble des systèmes peut être alimenté grâce à un groupe électrogène auxiliaire installé sur l’arrière du char, permettant à l’équipage d’œuvrer sans que le moteur soit allumé, améliorant au passage l’autonomie opérationnelle de la plateforme.

 

Source : http://forcesoperations.com/nouvelle-mue-pour-les-leclerc-emiratis/

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Extrait Milinfo-Focus à venir...

Extrait Milinfo-Focus à venir...

-7 mars 2017 :

 

Le VBRG est annoncé chez Perfex... En attendant cette belle reproduction au 1/43, voici de quoi raffraichir notre mémoire sur ce concurrent malheureux du VAB :

 

Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG
Véhicules et matériels : le VBRG

-5 mars 2017 :

 

La sortie annoncée de deux versions du VBRG Gendarmerie semble susciter beaucoup d'intérêt : réservez le au plus vite. Je vous rappelle que notre ami Claude Casotte (boutique MMT - 0631973761) peut être un bon interlocuteur pour vos réservations.

 

En attendant, voici quelques photos envoyées par Eric S. :

Photos Eric S.
Photos Eric S.
Photos Eric S.
Photos Eric S.
Photos Eric S.

Photos Eric S.

-9 janvier 2016 :

 

En attendant son remplacement (?), le VBRG continue a rendre bien des services. Un engin vient d'être transféré à Calais pour prêter main forte aux forces de l'ordre "face" aux migrants.

Véhicules et matériels : le VBRG

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Véhicule&matériels : le Toyota Land Cruiser...

-27 décembre 2016 :

 

A quelques jours de la fin de l'année, Jérôme Hadacek frappe fort avec des photos inédites d'un véhicule qui forcément nous interpellent.  D'ailleurs, elles nous interpellent tellement que j'ai eu bien des difficultés à me décider quant au titre de cet article et la rubrique à laquelle le rattacher...

 

 

Toyota Land Cruiser  "armée française"

 
 

Dans le cadre du renouvellement de la PEUGEOT P4, programme VLTP NG, voilà ce qui fut présenté en octobre dans l'enceinte de l’Ecole Militaire, à des cadres supérieurs de l’armée pour évaluation.


Sous le nom du préparateur MASSTECH se cache un bon vieux Land Cruiser TOYOTA pas tout jeune et remis au gout du jour par quelques artifices mécaniques et militaires.


Ni plus ni moins que le même utilisé dans la bande sud-saharienne en pick-up, présenté ici dans sa version Station Wagon.

 

Je sais que Pascal va rire, j’ai eu cette réaction également lorsque mon  ami Thomas m’a prêté ces photos, mais on arrête de rire quand on s’aperçoit que le véhicule est vraiment immatriculé Armée française.


La proposition n’est-elle aussi qu’un renfort pour les patrouilles VIGIPIRATE, j’en doute vu l’aspect trop militaire du véhicule… alors une réponse Pascal ? Un autre défi !

 

Je tiens à saluer ici Thomas, qui par amitié, m’a transmis ses photos, mais m’a également autorisé à les publier sur MILINFO en exclusivité, en respectant quelques règles basiques de confidentialité sur les personnes et grades.


Jérôme Hadacek

Véhicule&matériels : le Toyota Land Cruiser...
Véhicule&matériels : le Toyota Land Cruiser...
Véhicule&matériels : le Toyota Land Cruiser...

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Véhicules et matériels : les équipements de l'Armée de terre française en 2017

 

-17 février 2017 :

 

En 2017, les équipements de l'Armée de terre française rassemblent différents types de véhicules, des chars de combat, des véhicules de transport de troupe ainsi que des hélicoptères de combat.

 

Sur Wikipedia,  sont publiés les chiffres des principaux matériels en dotation en 2017,  auxquels il faut rajouter les matériels stockés.

 

Une page à parcourir avec des liens intéressants...

 

Merci à Jérôme pour l'info ! ;)

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Publié le par Milinfo
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-14 février 2017 :

 

Qui veut s'emparer de Renault Trucks Defense ?

 

Renault Trucks Defense suscitent les convoitises. Plusieurs groupes industriels se porteraient acquéreurs pour l’activité défense de Volvo. Le groupe suédois mise sur une vente d’un montant de 500 millions d’euros.

-CMI, ce groupe belge qui rêve de s'offrir Renault Trucks Defense

 

En dépit d'un veto du ministère de la Défense français, CMI Defence a exprimé son intérêt auprès de Volvo pour le rachat de Renault Trucks Defense.

-11 février 2017 :

 

Renault Trucks Defense aiguise les appétits

Le groupe Renault Trucks Defense (RTD), qui contrôle Panhard et Acmat, est l’un des principaux fournisseurs du ministère français de la Défense, ce qui lui donne une importance d’autant plus stratégique que, aux côtés de Nexter et de Thales, il est impliqué dans le programme Scorpion, lequel vise à renouveler une grande partie des véhicules de l’armée de Terre.

 

Or, son propriétaire, le groupe suédois Volvo, a annoncé son intention de se séparer de sa division « Governement Sales » (VGGS), qui concentre l’ensemble de ses filiales liées au secteur de l’armement. Et, visiblement, cette vente annoncée, pour laquelle la banque Rothschild & Co s’est vu confier un mandat, aiguise les appétits.

 

Mais il n’est pas question pour le gouvernement français, qui aura son mot à dire sur la décision que prendra Volvo Group, que cette « vente ne se fasse au détriment de nos intérêts », comme l’a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

 

Ce dernier, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en novembre, avait dit « réfléchir à la possibilité de renforcer par ce biais notre industrie française » et évoqué « plusieurs pistes de travail ». Et, a priori, le scénario idéal serait une reprise de Renault Trucks Defense par le groupe franco-allemand KNDS, né de l’alliance entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems.

 

A priori, la partie allemande serait favorable à la reprise de RTD, même si, à première vue, une telle opération est de nature à modifier les équilibres au sein de KNDS au profit des Français. « Nous apprécierons beaucoup que cette affaire soit dans nos mains », aurait affirmé Frank Haun, le co-président du groupe franco-allemand.

 

Seulement, Volvo Group n’a nullement l’intention de brader sa division « défense », qui représente environ 500 millions d’euros de revenus annuels et dont le carnet de commandes n’a sans doute jamais été aussi bien rempli qu’actuellement. Et il est donc dans son intérêt que KNDS ne soit pas le seul prétendant à la reprise de ses activités dans le domaine de l’armement.

 

D’après l’agence Bloomberg, des grands noms de l’industrie de la défense sont sur les rangs. Ainsi, le britannique BAE Systems et l’américain General Dynamics sont évoqués, de même que le belge CMI Group, spécialiste des systèmes tourelle-canon et des simulateurs, qui compte d’ailleurs RTD parmi ses clients. Le groupe allemand Rheinmetall est aussi cité par la rumeur, de même que des fonds d’investissement. Mais, ces derniers n’ont quasiment aucune chance pour le moment étant donné que Paris ne veut pas d’une telle solution.

 

Source : ://www.opex360.com/2017/02/06/renault-trucks-defense-aiguise-les-appetits/#BHipze9VTIB1DQ5Z.99

-4 novembre 2016 (complété 5/11) :


D'après un article des Echos, les comités centraux d'entreprise de Renault Trucks et de Renault Trucks Defense auraient été convoqués ce vendredi matin.


Leur actionnaire suédois, le groupe Volvo, devrait leur annoncer sa décision de se séparer de ses activités de défense.

Depuis longtemps, ces dernières sont une activité périphérique de la multinationale scandinave du camion (environ 2 % de son ). Aujourd'hui Renault Trucks Defense (RTD) réalise environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel avec 1.200 salariés et trois marques en France : RTD, Acmat et Panhard.

Information confirmée par le journal La Tribune :

Véhicules et matériels : Volvo veut vendre RTD !

Merci à Jérôme Hadacek et Pascal Btr pour leur réactivité !

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Publié le par Milinfo
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L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)

-13 février 2017 :

 

Avec un peu à retard, car je n'avais pas eu le temps de le lire avant, Trucks & Tanks Magazine n° 59 (janvier - février 2017) propose un article de 9 pages sur le dossier SCORPION, avec notamment une étude comparative intéressante des différentes maquettes du JAGUAR qui ont été présentée.

Les armements annexes (POD missiles et mitrailleuse 7,62) semblent changer de place au fur et à mesure des études.

 

Pascal Btr

 

 

Extrait du sommaire :

 

Actualité : Griffon et Jaguar
Les nouvelles montures de l'Armée de terre

 

Dans le cadre du renouvellement de son parc de blindés, l’Armée française initie le programme SCORPION (Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’Infovalorisation). Ce dernier est une opération d’armement qui va engerber, dans une première phase, l’engin blindé multirôle (Griffon et Jaguar), le véhicule blindé multirôle léger, la modernisation du char Leclerc par Nexter Systems, le poste radio logiciel Contact de Thales et le système d’information de combat SCORPION (SICS) d’Atos/Bull. SCORPION est une contribution majeure à l’objectif de bâtir un « système de systèmes » dont la fi nalité est d’accélérer la manoeuvre et d’augmenter la protection des soldats. Car le champ de bataille de demain se caractérisera par la capacité à communiquer, à échanger de l’information et des images entre les différents systèmes du groupement tactique interarmes (GTIA) : blindés, artillerie, fantassins, génie, logistique. C’est l’objectif de la fonction infovalorisation.

  

L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)

-17 décembre 2016 :

 

Selon le GICAT, il est possible de faire gagner 7 ans au programme de modernisation de l’armée de Terre
 

Le programme SCORPION (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation) est capital pour l’avenir de l’armée de Terre tout en étant un enjeu industriel majeur dans la mesure où il vise à renouveler une grande partie des véhicules blindés qui, utilisés quotidiennement en opérations, sont pour la plupart à bout de souffle.

Ainsi, il est question de remplacer le Véhicule de l’avant blindé (VAB), qui fête ses 40 ans de service cette année, par le Véhicule blindé multi-rôles (VBMR) « Griffon » ainsi que les chars légers AMX-10RC et ERC-90 Sagaie par l’Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) « Jaguar ». Viendra ensuite, dans une autre phase, le tour du Véhicule blindé léger (VBL) par le Véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE).

Les premières livraisons, qui commenceront par trois Griffon en 2018, devraient s’étaler sur 15 ans. Or, dans le même temps, l’armée de Terre devra continuer d’utiliser ses anciens véhicules, ce qui coûtera de plus en plus en cher en terme de maintien en condition opérationnelle (MCO).

D’où la proposition pleine de bon sens faite par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors des auditions dédiés au projet de loi de finances pour 2017. Au lieu de dépenser des sommes conséquentes au titre du MCO, pourquoi ne pas accélérer le programme Scorpion, voire pour acquérir davantage de nouveaux véhicules?

« Cela ne devrait pas entraîner de difficulté majeure, puisque c’est le même industriel. Le seul problème qui pourrait se poser est que, en accélérant le processus, l’environnement ne suive pas. C’est mon souci sur le Griffon », avait expliqué le général Bosser.

Et le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, est exactement sur la même ligne. « Il convient de mettre en perspective l’accélération potentielle du programme SCORPION, comprenant d’excellents véhicules que nous parviendrons sans doute à exporter, avec le coût d’entretien des VAB et l’indisponibilité de certains véhicules qui subissent un acharnement thérapeutique », avait-il en effet affirmé.

Seulement, les industriels seraient-ils en mesure de suivre la cadence, comme s’en est inquiété le général Bosser? Pour Stéphane Mayer, président du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT), cela ne devrait pas poser de problèmes insurmontables.

L’armée de Terre « souhaite que le programme soit accéléré afin de raccourcir le délai de livraison, ce qui répondrait à ses besoins opérationnels, lui permettrait de s’équiper plus rapidement et de disposer d’un parc plus homogène, de former rapidement ses personnels, mais aussi de réformer plus tôt des matériels dépassés et coûteux en maintenance », a commencé par rappeler M. Mayer, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Aussi, après avoir consulté le Groupement momentané d’entreprises (GME) Scorpion ainsi que les « centaines de sous-traitants et PMe impliqués dans ce programme » et « sachant que les capacités installées étaient très supérieures à la cadence d’approvisionnement de l’armée de terre et aux prévisions d’exportations », M. Mayer a fait savoir que les « industriels ont répondu que, sous réserve de commandes et d’une certaine anticipation, l’ensemble des livraisons pourrait être terminé en 2026 plutôt qu’en 2033″.

Mais cela suppose des conditions. En effet, comme l’a expliqué le président du GICAT, cela suppose « d’achever le développement » et « de commencer la montée en cadence », sachant que cette phase « comporte une mise en route des chaînes assez complexes. » En tout cas, il serait ainsi possible de doubler les cadences afin de raccourcir la durée totale de livraison. Ainsi, jusqu’à 20 Griffon et 4 Jaguar pourraient sortir, chaque mois, des chaînes d’assemblage.

« L’impact sur le coût de MCO serait favorable : Nexter a ainsi estimé que le remplacement d’un AMX 10 RC par un Jaguar fait chuter de 30 % les frais d’entretien ; des gains pourront également être réalisés en matière d’obsolescence : des matériels comprenant un certain contenu civil afin de bénéficier de coûts de production moindres permettent de réaliser des gains supplémentaires s’ils sont livrés plus tôt », a en outre souligné M. Mayer.

Qui plus, l’industrie trouverait son compte à acccélérer le programme Scorpion. « Produire plus d’équipements au même moment est gage d’efficacité industrielle », a estimé le président du GICAT.

Toutefois, il resterait à passer deux obstacles. Le premier, relativement mineur, est que la mise en production des nouveaux blindés ne pourra pas être lancée sans que ces derniers soient qualifiés par la Direction générale de l’armement, ce qui prend toujours du temps. Le second, plus sérieux, est d’ordre budgétaire…

« Si le ministère de la Défense est d’accord et les industriels capables, les mêmes sommes d’argent, diminuées des coûts de MCO, devront être engagées et payées sur une période plus courte. Ce qui soulève évidemment une question d’ordre budgétaire qui reste à résoudre, compte tenu des autres besoins du budget de la Nation en général et de la défense en particulier », a ainsi expliqué M. Mayer. Mais souvent, les économies de bout de chandelle finissent pas coûter cher.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2016/12/13/selon-le-gicat-il-possible-de-faire-gagner-7-ans-au-programme-de-modernisation-de-larmee-de-terre/#RbwpbtIs2qvZt4XI.99

 

-14 décembre 2016 :

 

GRIFFON : les sapeurs expérimentateurs

 

Dans le cadre du programme SCORPION visant à renouveler et accroître les capacités de combat de l’armée de Terre, les militaires du 31e régiment du génie (31e RG) ont participé à la 1re phase de maquettage du GRIFFON. Remplaçant du véhicule de l’avant-blindé (VAB), le GRIFFON va prochainement devenir l’engin principal des compagnies de combat du génie de la force SCORPION. A la clé pour les sapeurs : un confort amélioré, une plus grande capacité et une protection accrue.

 

Du 24 au 28 octobre dernier, un groupe de combat du 31e RG a participé à la première phase de maquettage du véhicule GRIFFON. Le projet a ainsi intégré pour la première fois ces sapeurs pour qu’ils apportent leur vision « terrain » aux concepteurs et industriel concernés. Faire participer les soldats à la création des équipements permet à l’armée de Terre de disposer de matériels modernes, performants, en phase avec les réalités du terrain et les besoins des hommes.


-Faire participer les soldats pour coller aux réalités du terrain

 

Les sapeurs castelsarrasinois ont ainsi pu tester par eux-mêmes la maquette en taille réelle du véhicule, faisant part à l’équipe de marque de points de vigilance sur certains aménagements extérieurs, comme par exemple les sièges pour les tireurs en trappe.

Le soldat de 1re classe Alix, du 31e RG, a  « aimé découvrir un véhicule que nous n’avons pas encore, être l’un des premiers à travailler dessus. Je me suis senti privilégié d’avoir pu découvrir de nouvelles choses et les nouveaux matériaux (…) J’ai apprécié également le travail collaboratif puisque l’avis de tout le monde était utile, chacun était écouté ».

 

Même avis de la part du caporal Benjamin, chef d’équipe : « Chacun a sa vision et nous devons trouver un projet qui convienne à tous. Je me suis senti utile car ce que nous avons dit au moment de l’expérimentation, nous allons peut-être le revoir dans quelques années, quand le véhicule sortira. On pourra se dire que c’est nous qui avons demandé telle ou telle chose ».


-Tester la maquette GRIFFON pour perfectionner le véhicule

 

Pour le caporal Benjamin, « voir le travail entre les différentes parties prenantes pour l’élaboration d’un véhicule était très intéressant. »  Réalisé par l’équipe de marque « engins de combat du génie » de la section technique de l’armée de Terre (STAT), la direction générale de l’armement (DGA) et l’industriel Nexter, le GRIFFON offrira une meilleure capacité d’observation, d’agression et un niveau de protection plus élevé que son prédécesseur, le VAB. Configurable et modulaire selon les missions, le véhicule équipera en particulier les groupes de combat du génie, mais également les cellules spécialisées génie comme les équipes « explosive ordnance disposal » (EOD) pour la neutralisation, l’enlèvement et la destruction d’engins explosifs,  les groupes de plongeurs de combat du génie (PCG) et les équipes fouille opérationnelle spécialisée (FOS).

 

Le but de l’expérimentation était de réaliser, à partir de la maquette du GRIFFON, les différents plans de chargement du véhicule, de vérifier l’ergonomie de l’engin avec un groupe de combat complet, équipé de son matériel pour différentes missions.  Le GRIFFON a ainsi été chargé avec le lot commun à toutes les missions des sapeurs (manœuvres de force, mines et explosifs) et avec les cinq lots spécifiques (appui en zone urbaine, appui à la mobilité, appui au déploiement d’urgence, déminage et dépollution, contre-mobilité). Le groupe de combat du génie, équipe FELIN, a testé le véhicule avec sacs et matériels et l’industriel NEXTER a proposé un plan de chargement pour chaque mission. Le soldat de 1re classe Alix a ainsi constaté que « l’intérieur change beaucoup, l’espace aussi. Tout est beaucoup plus accessible et le confort est amélioré ». Ces observations vont permettre d’élaborer une maquette de l’engin plus aboutie, avant la production d’un prototype plus avancé.


Droits : armée de Terre 2016

L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)

Source :

Merci à Pascal Btr pour sa "veille" permanente...

-20 novembre 2016 :

 

Un Jaguar en bois, en attendant 2020

 

De carton et de bois, voilà deux matières totalement absentes du futur Jaguar, pièce maîtresse du programme Scorpion appelée à remplacer les ERC-90 Sagaie, AMX-10RC et VAB HOT de l’armée de Terre. Il faudra néanmoins s’en contenter dans l’immédiat, le Jaguar, ou Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) étant récemment passé d’une image de synthèse à une première maquette en taille réelle, dévoilée à l’occasion de l’AdTShow d’octobre dernier.

 

Le Jaguar passera-t-il du carton à l'acier plus rapidement que prévu? (Crédit photo: FOB)

 

Pour celles et ceux qui débarquent, le Jaguar,  dont les dimensions exactes restent inconnues, aura une masse totale de 25 tonnes pour un moteur de 400 CV. Les 248 véhicules, fabriqués par Nexter, Thales et Renault Trucks Défense, seront dotés du canon de 40 mm 40 CTAS, de deux pods pour accueillir le missiles anti-char MMP de MBDA, et d’une mitrailleuse de 7,62 mm montée sur tourelleau téléopéré.

 

Si les 20 premiers Jaguar seront commandés en 2017, rappelait le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état major de l’armée de Terre, devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat le 19 octobre 2016, il est néanmoins nécessaire d’accélérer la cadence, sans quoi « on va en avoir pour 15 ans », martelait à son tour le sénateur Daniel Reiner. De son côté, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian confirmait le 2 novembre dernier que le gouvernement français se trouvait prêt à étudier la possibilité d’une accélération de la livraison des véhicules. « Nous pouvons réfléchir à cette question concernant les années à venir. Je suis ouvert à la discussion », déclarait-il devant l’Assemblée nationale.

 

Selon le chef de la DGA, le délégué général pour l’armement Laurent Collet Billon, cette accélération de la production ne pourra néanmoins intervenir qu’après 2020 et à l’issue des phases de qualification du véhicule.

 

Source :

-2 juillet 2016 :

 

Articles sur le Griffon et le Jaguar (Eurosatory 2016)...

 

 

L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)
L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)

- 11 novembre 2015 :

 

Quelques nouvelles "fraiches" du projet SCORPION transmise pas Pascal Btr :

L'Engin Blindé Multi-Rôles Scorpion (Nexter, RTD et Thales)

Depuis l’annonce du programme Scorpion, Nexter , Thales et Renault Trucks Defense s’organisent pour livrer au plus vite.

   

Il y a près d’un an, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, donnait le coup d’envoi au programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre. Le but ? Remplacer des blindés de transport et de combat de 40 ans d’âge qui, malgré leur solidité, s’épuisent désormais à grande vitesse. Il s’agit surtout d’offrir aux groupements techniques interarmes, le plus petit groupement autonome de combat à terre, un système d’interconnexion digne du XXIe siècle. « Une entrée dans l’ère du numérique », s’enthousiasme Jean-Pascal Laporte, en charge du programme chez Thales. « Si ça marche en 2018, on sera bien en avance sur les Américains, qui tardent à mettre au point leur futur “combat systems” ».

 

Depuis le lancement de Scorpion, dont le coût est évalué à 8 milliards d’euros, peu de nouvelles ont filtré. « Nous sommes dans les temps et dans les budgets pour la sortie des prototypes en 2016, les tests en 2017 et les premières livraisons en 2018 des nouveaux blindés multirôles, les Griffon, et en 2020 des futurs blindés de reconnaissance et de combat, les Jaguar », assure Jean-François Pellarin, directeur des blindés multirôles chez Nexter. Après avoir dépensé 200 millions d’euros en frais d’études, le gouvernement a inscrit 950 millions pour aller au lancement de la production.

 

Problèmes de maintenance

 

A Satory, non loin du siège de Nexter, trois entreprises – Nexter, Thales, et Renault Truck Defense – se sont regroupées et mènent les dernières mises au point dans un bâtiment qui ne paie pas de mine. Ensemble, les ingénieurs des trois sociétés peaufinent un système global et structurant, quasi 100 % made in France. A l’instigation de la Direction générale de l’armement (DGA), les entreprises ont mis de côté leur rivalité pour mettre en commun leur savoir-faire et définir un nouveau système de combat collaboratif, où les militaires, qu’ils soient à pied, dans un blindé de transport ou de combat, connaissent en permanence les positions de leur groupement.

 

Un système qui oublie aussi les références à la guerre froide, même si le char Leclerc est maintenu et même rénové, pour s’adapter au combat de mouvement, y compris en milieu urbain. Un système qui prend aussi en compte dès son lancement deux dimensions essentielles des armées : la maintenance du matériel et la formation des soldats.

 

Alors que la moitié quasiment des blindés français sont hors service, le plus souvent pour des problèmes de maintenance, et que le coût d’entretien d’un blindé représente plusieurs fois son prix d’acquisition, la DGA a inscrit dans son contrat avec le trio d’industriels un objectif de disponibilité au kilomètre parcouru. Si le véhicule tourne moins que prévu, Nexter, Thales, et Renault subiront des pénalités. A l’inverse, ils auront des bonus. « Ce système, qui couvrira une quinzaine d’années, est une grande innovation contractuelle », souligne Jean-François Pellarin, même si les montants des bonus et malus sont encore âprement négociés avec la DGA.

 

Cette dernière a aussi exigé de faciliter la formation des soldats. Alors que les armées ont un très grand turnover, avec des besoins de formation de 100 jours par homme et par an en moyenne, il est demandé d’utiliser au maximum la simulation embarquée, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle pour entraîner les militaires dans des cabines embarquées plutôt que lors de coûteuses manœuvres sur le terrain. De 2018 à 2033, le groupement d’entreprises devra livrer 1.668 Griffon et 248 Jaguar. Chacun ayant défini ses points forts (Nexter sur les systèmes d’armes et les véhicules, Renault Trucks Defense sur les moteurs et les roues, Thales sur l’électronique), les trois entreprises sont engagées dans une course de vitesse, car plus vite les prototypes seront là, plus grandes seront les chances d’exporter. Une nécessité pour Nexter, dont le carnet de commandes connaît un passage à vide.

 

Source : les Echos (27 octobre 2015)

 

-24 janvier 2015 :

 

Pascal BTR nous a fait parvenir les fiches de présentation du programme Scorpion :

           

Plaquette_SCORPION-1-.jpg

  Fiche-Griffon.jpg 

 

Fiche-Jaguar.jpg

 

 

-22 janvier 2015 :

 

Lien vers une communication de Renault Trucks Defense au sujet de l'attribution du programme Scorpion : cliquez ICI

   

 

-9 décembre 2014 :

 

images-GRIFFON__JAGUAR.jpg

 

Communiqué de presse NEXTER

 

Varces, le 5 décembre 2014 - A l'occasion de sa visite à la 27e brigade d'infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a remis le marché EBMR (Engin Blindé Multi-Rôles) aux présidents du GME (Groupement Momentané d'Entreprises) formé par les sociétés françaises Nexter Systems, Renault Trucks Défense et Thales. Préparé par la Direction générale de l'armement (DGA), ce marché prévoit le développement, la fabrication et le soutien des EBMR du programme SCORPION.

 

Au titre du marché EBMR, le Véhicule Blindé Multi Rôles GRIFFON et l'Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat JAGUAR remplaceront respectivement d'une part les VAB, et d'autre part les AMX10RC, les ERC Sagaie et les VAB Hot du segment dit médian, fabriqués dans les années 70 et 80 et utilisés intensivement par l'armée de Terre sur tous les théâtres d'opération depuis trente ans.

 

Le marché couvre toutes les phases d'un programme d'armement, du développement au soutien logistique en unité en passant par la qualification et la fabrication des matériels. Le GME s'engage sur les performances intrinsèques des matériels sur le long terme ainsi que sur la disponibilité opérationnelle des véhicules en service.

 

Le meilleur des savoir-faire et de l'innovation développés par les trois sociétés du GME dans les domaines de la mobilité, de la protection, des armements et de la numérisation seront intégrés sur les premiers systèmes labélisés SCORPION. L'effet sur le terrain des futurs GTIA (Groupements Tactiques Inter-Armes) ainsi équipés des matériels SCORPION EBMR sera démultiplié par rapport à ceux de l'ancienne génération.

 

Ce programme, structurant pour Nexter, RTD et Thales ainsi que pour tout le tissu industriel français irrigué par les commandes de sous-traitance du GME permettra la création d'un millier d'emplois dans sa phase de développement et de 1700 emplois dans sa phase de production.

 

Près de 2000 véhicules, et tous les moyens de soutien logistique associés, seront livrés aux forces à partir de 2018.

 

Source : http://www.nexter-group.fr/fr/communiques-presse-/684-article-du-0512-fr

 

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Communiqué de la Direction Générale de l'Armement (DGA)

 

 

La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l’autonomie stratégique de la France pour notre futur modèle d’armée. Pour satisfaire à cette exigence, le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces est prévu à travers notamment, pour l’armée de terre, le programme d’armement Scorpion.

 

À l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confié aux industriels Nexter, Renault Trucks Défense (RTD) et Thales, la réalisation de près de 2 000 engins blindés dans le cadre du programme Scorpion, en présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. Il s’agit des deux premières opérations du programme Scorpion (qui comprend six opérations au total) pour un montant de 752 millions d’euros.

 

Lors de son adresse aux forces à Varces, le ministre a déclaré : « Le travail remarquable qui a déjà été mené me permet aujourd’hui de lancer le programme en toute sérénité. J’en avais pris l’engagement au salon Eurosatory 2014 : j’ai maintenant le plaisir de remettre aux cotraitants Nexter, Thales et Renault Trucks Défense, le marché couvrant la réalisation des véhicules blindés multi-rôles et de  l’engin blindé de reconnaissance et de combat. »

 

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1 700 emplois directs en phase de production.

 

Le programme Scorpion permettra à l’armée de terre de moderniser, à partir de 2018, ses groupements tactiques interarmes (GTIA). Ces derniers, qui doivent faire face à tous les types de combat, verront leur gamme médiane renouvelée, autour de deux engins de combat. L’intégration des capacités du GTIA sera faite par un unique moyen d’information et de communication. Soutenable d’emblée, Scorpion intègre également la rénovation future du char Leclerc et le système de préparation opérationnelle (notamment avec la simulation embarquée).

 

Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), le marché comprend :

  • le développement et l’acquisition de 1 722 véhicules blindés multi rôles (VBMR), baptisés Griffon, destinés à remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) ;
  • le développement et l’acquisition de 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), baptisés Jaguar, destinés à remplacer les chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que les VAB HOT ;
  • l’acquisition des systèmes de soutien et de formation associés.

Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison des premiers VBMR est prévue en 2018, celle des premiers EBRC en début de période suivante.

 

Outre Nexter, Thales et RTD, le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et pour l’armement de l’EBRC, CTA International pour le canon de 40 mm CTA et MBDA pour le Missile moyenne portée (MMP).

 

Source : http://www.defense.gouv.fr/dga/actualite/jean-yves-le-drian-annonce-le-lancement-du-programme-scorpion

  

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-13 janvier 2017 :

 

  Les premiers véhicules lourds des forces spéciales livrés début février

 

Comme l'avait annoncé, il y a plus d'une semaine, mon camarade du mamouth, les nouveaux véhicules lourds des forces spéciales françaises (PLFS) ont été livrés à partir du 1er février 2017 (avec quelques mois de retard). Ces véhicules font partie d’un premier lot de 25 exemplaires destiné à répondre aux besoins les plus urgents des FS  terre, air, mer. Certains de ces véhicules ont rejoint Bayonne.

 

A terme, 202 véhicules lourds des forces spéciales (PLFS) équiperont l’ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclite de véhicules particulièrement sollicités en opérations extérieures.

 

Le marché a été notifié à RTD fin 2015. Aux côtés de RTD, sont impliqués également les sociétés Panhard, filiale de RTD, (conception et production du véhicule léger) et Essonne Sécurité (conception et production d’équipements communs aux deux véhicules).

 

Merci à Pascal Btr

 

Livraison des premiers véhicules lourds pour forces spéciale

 

Les premiers PLFS ont été livrés dès le 1er février 2017. Ces véhicules font partie d’un premier lot de 25 exemplaires destiné à répondre aux besoins les plus urgents. En seulement 13 mois ils ont été développés et assemblés par Renault Trucks Defense (RTD), testés et qualifiés par la DGA. Ils équiperont l’ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclite de véhicules particulièrement sollicités en opérations extérieures.

 

La DGA a notifié le marché des véhicules pour forces spéciales à RTD fin 2015. Le programme des véhicules pour les forces spéciales répond à des besoins opérationnels des plus exigeants pour des missions de renseignement, de neutralisation, d’actions dans la profondeur en zones hostiles avec le plus de discrétion possible. Il vise à améliorer l’interopérabilité et le niveau de performance du parc de véhicules des composantes Terre, Air et Marine des forces spéciales.

 

Aux côtés de la société RTD, l’organisation industrielle pour la réalisation du marché des véhicules des forces spéciales comprend également les sociétés Panhard, filiale de RTD, (conception et production du véhicule léger) et Essonne Sécurité (conception et production d’équipements communs aux deux véhicules).

 Véhicules&matériels : les 25 premiers Véhicules lourds des Forces spéciales ont été livrés (complété)

-13 février 2017 :

 

En 2014, un rapport du Sénat avait souligné l’état préoccupant des véhicules utilisés par les unités relevant du Commandement des opérations spéciales (COS), d’autant plus, avec le rythme opérationnel intense auquel ils étaient alors soumis (et qui n’a pas été réduit depuis), leur usure s’en trouvait accélérée.

 

D’où la commande passée en janvier 2016 auprès de Renault Trucks Defense (RTD) portant sur la livraison de 241 Véhicules Légers des Forces Spéciales (VLFS) et de 202 Véhicules Lourds des Forces Spéciales (PLFS) destinés à remplacer respectivement les Véhicules de patrouille SAS (VPS) et les Véhicules Légers de Reconnaissance et d’Appui (VLRA).

 

Seulement, étant donné l’urgence des besoins, soulignés par le général Grégoire de Saint-Quentin, alors patron du COS (remplacé depuis par le contre-amiral Laurent Isnard), lors d’une audition à l’Assemblée nationale, un lot de 25 PLFS devait être livré dans le courant de l’année 2016.

 

Finalement, les délais ont été globalement tenus puisque la Direction générale de l’armement (DGA) a indiqué, ce 9 février, que ces 25 premiers PLFS ont été qualifiés la semaine passée et livrés dans la foulée aux forces spéciales.

 

« En seulement 13 mois ils ont été développés et assemblés par Renault Trucks Defense (RTD), testés et qualifiés par la DGA. Ils équiperont l’ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclite de véhicules particulièrement sollicités en opérations extérieures », a souligné la DGA, via un communiqué.

 

Le PLFS est une version du Sherpa Light qui a été modifiée pour répondre aux spécifications définies par le COS. En effet, ce véhicule a été allégé par rapport au modèle de base et il dispose d’une motorisation plus puissante (265 chevaux contre 215).

 

Les 25 premiers exemplaires ont été livrés dans un « standard initial », c’est à dire qu’ils n’intègrent pour le moment qu’une seule arme et une seule radio. « La version finale intégrera 11 types d’armes et systèmes de communication », précise la DGA.

 

Le programme VTCFS (VLFS et PLFS) doit permettre à l’ensemble des unités du COS, issues des trois armées (Terre, Air, Marine) de disposer d’un parc homogène de véhicules, conçus dès l’origine pour répondre aux besoins spécifiques des forces spéciales. En outre, disposer d’un parc unique facilite le soutien technique et réduit dans le même temps l’empreinte logistique, ce qui est évidemment un avantage quand il s’agit de mener des opérations discrètes.

 

Outre le PLFS et le VLFS (dont les premiers exemplaires sont attendus en 2018), le programme conduit par la DGA prévoit également de doter les forces spéciales de petits véhicules aérolargables de type « fardier » équipés de remorques. Ces derniers feront l’objet d’une commande séparée.

 

Source : www.opex360.com/2017/02/09/les-25-premiers-vehicules-lourds-des-forces-speciales-ont-ete-livres/#AZsDeju4QOq5TVRG.99

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Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
-11 février 2017 :
 
Un jour peut être la maquette résine laissera sa place à la maquette 3D que nous ferons de chez nous ou via certains spécialistes de l’informatique, qui seront capables de vous sortir à n’importe quelle échelle, le modèle de votre choix.
 
Pour l’instant ce n’est qu’un début, mais il est prometteur et je remercie chaleureusement ici Jean Charles, qui m’a permis d’obtenir deux exemplaires d’un coup, de ce petit blindé prototype de chez PANHARD.
 
Il s’agit du VBR, une version plus imposante que le VBL mais en droite lignée de son petit frère. 
 
J’avais eu la chance lors de mes visites chez PANHARD à Marolles, de pouvoir le prendre en photo sous tous les angles et il fut également exposé dans des variantes améliorées pour les émirats, lors de salons de l’armement. 
 
La maquette est au 1:50, dans une matière qui est à cheval entre le plastique et la résine..un peu déroutante au début. Imprimé en 3D par strates, sa surface nécessite parfois un ponçage pour éliminer les « rayures » de la gravure 3D. 
 
Le matériau roule un peut sous le ponçage et a tendance égarent un peu à filer comme du plastique chauffé, lors des perçage. 
 
Il s’agit d’une base monobloc, non ouvrable où tout se fait par l ‘extérieur. Très simpliste, elle peut être une excellente piste de démarrage pour n’importe quel maquettiste, qui souhaite, soit le laisser tel quel monté sur roues, soit en faire plus de détails, plus ou moins aboutis.
 
J’affectionne particulièrement ces petits blindés racés, donc je me suis lancé dans un travail plus complémentaire, modifiant ou supprimant, ajoutant, retravaillant certains éléments. 
 
Il est monté de pneus et de roues GASOLINE, dont la gravure des deux est parfaitement adaptée. L’armement provient également de petits blisters commercialisés par Olivier St LOT et que je vous recommande pour détailler vous blindés contemporains. 
 
Pour la version émirats, j’ai choisi un canon de 20mm ARX20 NEXTER, par opposition à la première version présentée chez Panhard, et dotée d’un tourelleau TOP 12,7.
 
Le reste n’est que sur détaillage de fil de cuivre, plaque de laiton, pliage soudé de fines feuilles de laiton et pièces diverses issues de mon stock et parfaitement compatibles avec ces engins. 
 
Les photos sont plus parlantes… alors laissons leur la place !
 
 
Jérôme Hadacek
Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
Jérôme voit double au sujet de ce VBR

Jérôme voit double au sujet de ce VBR

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Fiche technique du VBR (cliquez ci-dessus pour télécharger)

-9 septembre 2016 :

 

Présentation d'un nouveau prototype en impression 3D réalisé par Jean-Charles :

Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)
Techniques et matériels : Panhard VBR en impression 3D (par Jean-Charles et Jérôme Hadacek)

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Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre

-11 février 2017 :

 

Après avoir attendu pendant près d’un an, le député (LR) François Cornut-Gentille a enfin obtenu le taux de disponibilité de la plupart des véhicules de l’armée de Terre auprès du ministère de la Défense pour l’année… 2015. Et, à regarder les chiffres, la situation apparaît plutôt contrastée.

 

Si l’on compare les données constatées en 2012 à celles relevées en 2015, on s’aperçoit que certains véhicules s’en tirent mieux que d’autres. Ainsi, le taux de disponibilité du char Leclerc est supérieur à ce qu’il était trois ans plus tôt (65% contre 57%). Même chose pour l’AMX-10RC (55% contre 45%) et le Véhicule à Haute Mobilité (76% contre 47%).

 

En revanche, entre 2014 et 2015, l’impression n’est plus la même. Hormis l’AMX-10RC, ces mêmes taux de disponibilité sont en baisse, celui du Leclerc chutant de 74% à 65%, tout comme pour l’ensemble des véhicules de l’armée de Terre.

 

Après avoir connu des hauts et des bas entre 2012 et 2015, les taux de disponibilité du Camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR) et du VBCI (des matériels récents), qui étaient de 81% en 2012, sont orientés vers la baisse, pour s’établir respectivement à 66% et à 76%.

 

Même chose pour le Petit véhicule protégé (PVP), qui, affecté par des défauts de conception qui ont motivé un retour en usine, a vu son taux de disponibilité tomber à seulement 41% en 2015 contre 52% un an plus tôt. En 2012, il était de 50%.

 

Le taux de disponibilité des Véhicules Blindés Légers (VBL) est au même niveau qu’en 2012 (56%), après avoir été porté à 65% en 2013.

 

La même chose peut être constatée pour les véhicules logistiques. Si le taux de disponibilité des Hagglunds BV206 LOG est meilleur en 2015 qu’en 2012, la situation semble se dégrader lentement mais sûrement pour les autres matériels. Ainsi en est-il pour les camions Kerax, PCM SISU (ensemble porte-char), TRM-1000, TRM-700/100 et GBC 180. Seuls les Véhicules légers de reconnaissance et d’appui (VLRA) sanitaires font exception, avec une disponibilité (61%) bien meilleure que celle relevée lors des trois années précédentes (40,55% en 2012, 37,32% en 2013 et 45% en 2014).

 

Et, entre 2013 et 2014, le taux de disponibilité des pourtant très récents Porteurs Polyvalents Terrestres (PPT) est orienté vers la baisse, passant de 74% à 65%.

 

Enfin, et ça ne surpendra personne, le taux de disponibilité du Véhicule de l’avant blindé (VAB) fait le yo-yo. Il était de 52% en 2012, de 43.90% en 2013, et 55% en 2014 et de 44% en 2015. Seulement, dans l’intervalle, le nombre d’exemplaires en dotation a considérablement diminué, passant de 3591 à 2582 unités. La tendance est identique pour le VAB Sanitaire, dont le taux de disponibilité a chuté de 15% en 4 ans, pour s’établir à seulement 46%.

 

Pour rappel, depuis juillet 2016, l’armée de Terre a donné le coup d’envoi à la réorganisation du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (MCO-T) dans le cadre du plan de transformation MCO-Terrestre 2025. Et cela avec l’objectif de « garantir, dans la durée et à coût maîtrisé, la disponibilité opérationnelle des matériels et le potentiel des équipements actuels et futurs. » Reste à voir si cette réforme portera ses fruits.

 


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/01/31/les-hauts-les-bas-des-taux-de-disponibilite-des-vehicules-de-larmee-de-terre/#vQvU4TRk06lDM0yq.99

-5 janvier 2016 :


Faisant suite aux articles sur la maintenance, ou plutôt la reconstruction (ce qui est appelé le Niveau Technique d'Intervention # 3), je vous propose 2 photos de VAB de retour de Pamir via Thessalonique, port de soutien du théâtre Kossovo, où j'étais chargé du traitement du Ro-Ro l' Eclipse qui faisant les acheminements entre la métropole et les théâtres.


Une petite mise au point, les plateaux de VTL sur lesquels sont sanglés les "carcasses" ne servent pas à leur transport, car trop lourds pour le VTL, mais seulement pour leur manutention lors des transits (bateau <=> train <=> avion).

 

Maintenant avec le PPLOG, c'est différent car sa charge utile est supérieure, même si en France la réglementation le rend alors... convoi exceptionnel ! C'est pour cela qu'il a 2 gyrophares qui peuvent se monter sur le dessus de la cabine.

 

Pascal Btr

Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre

-4 janvier 2016 :

 

Pour rebondir sur l’article concernant la maintenance des matériels de l’armée, ci-dessous une petite illustration en images de VAB revenus d’Afghanistan et re conditionnés.

 

Dépouillés de le « peau de requin » et sur blindages céramiques, ils sont entièrement démontés, révisés et prêts à repartir soit dans les régiments soit sur des nouveaux théâtres d’opérations extérieures.

 

Y compris certains dans de piteux états comme ce VAB revenu du Liban sur plateau et qui attend une remise en état complète...

 

Jérôme Hadacek

Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre

Au passage, remarquez la similitude des tâches du camouflage 3 tons Europe à 10% près sur chaque blindé. Et la différence par rapport au camouflage désertique qui ne devrait conserver QUE la tâche brune qui prend une ampleur surdimensionnée !

 

Notez également qu’il ne s’agit pas de « bandes » rectilignes comme on observe sur certaines maquettes, mais bien des tâches bien rondes et sinueuses dans un brun chocolat plus soutenu que celui du camouflage 3 tons Europe.

 

Tous ces engins sortent de l’atelier de peinture...

Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre

Le même exemple avec deux VBL, l’un revenant d’Afghanistan et comportant, un exceptionnel rare montage d’un tourelleau de… VAB ! Remarquez le surdimensionnement du diamètre par rapport au trou d’homme du VBL Panhard. Il a simplement reçu la nouvelle monte de roues et pneumatiques comme en attestent les écrous rutilants et les roues bien noires.

 

L’autre flambant neuf, prêt à repartir au sein de la FINUL au Liban… mais mal stationné. On remarquera qu’il porte un numéro d’immatriculation armée française jusqu’à son débarquement au Liban, où les Nations-Unies le prendront en charge et lui attribueront un numéro UNIFIL au fur et à mesure de chronologie de l’arrivée de chaque engin au port (Conf. UNIFIL-FINUL 1978/2011 par Thomas SEIGNON - Editions CARAKTERE)

Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre
Les hauts et les bas des taux de disponibilité des véhicules de l’armée de Terre

-26 décembre 2015 :

 

Actuellement, les forces françaises sont engagés dans quatre opérations extérieures (OPEX) majeures, dont Sangaris en Centrafrique, Barkhane au Sahel, Chammal en Irak et en Syrie et Daman au Liban, dans le cadre de la Finul.

 

Comme le souligne la députée Marie Recalde (PS), qui redigé un rapport sur les conséquences des OPEX sur le Maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels avec son collègue Alain Marty (LR), le « rythme et l’intensité de nos engagements se sont considérablement accrus depuis les années 2010″ et ce « niveau d’engagement, inédit, dépasse le modèle décrit par le Livre blanc » sur la Défense et la sécurité nationale (LBDSN) de 2013.

 

Et le matériel est d’autant mis à rude épreuve que les conditions de leur utilisation sont nettement plus exigeantes qu’en Europe, avec des chaleurs élevées (jusqu’à 60°c sur certains théâtres), des terrains difficiles et abrasifs (sable abondant, poussières, roches coupantes, etc…). Cela entraîne, par exemple, une surconsommation des moteurs d’hélicoptères.

 

Qui plus est, à ces conditions difficiles, il faut ajouter des nécessités opérationnelles qui supposent aussi une consommation accrue du potentiel. Les avions de combat de l’armée de l’Air utilisent ainsi davantage la postcombustion en opération et emportent une charge maximale par rapport aux spécifications du constructeur.

 

Autre exemple, au Mali, un Véhicule de l’avant blindé (VAB) peut parcourir jusqu’à 1.600 km en une semaine contre seulement 400 km par an en métropole.

 

Et c’est sans compter sur les « dommages de guerre » et les accidents, qui ont détruit, comme le rappelle M. Marty, « 60 véhicules terrestres » entre fin août 2013 et début mars 2015. Mais ce sont « les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque qui subissent les plus lourds dommages au cours d’actions de feu », précise-t-il.

 

Malgré ces difficultés, le taux de disponibilité des matériels engagés dans ces opérations est au plus haut, atteignant les 90%. Mécaniciens et logisticiens arrivent à faire des miracles…

 

Mais là où les choses se compliquent sérieusement, c’est au moment du retour de ces équipements en métropole, d’autant plus qu’il faut continuer à assurer la maintenance de ceux encore engagés en opération. Et cela n’est pas sans conséquence sur l’entraînement des forces, en raison d’un manque de matériel, ce dernier étant, en plus, prioritairement affecté aux opérations extérieures.

 

« La remise en état des matériels rentrés d’OPEX est plus longue, plus lourde et plus coûteuse du fait des conditions d’engagement extrêmes », avance M. Marty. Ainsi, la régénération d’un char AMX-10 RC représente 676 heures de travail pour un coût évalué à environ 190.000 euros.

 

En outre, la remise en état n’est pas toujours possible. Pour l’armée de Terre, le nombre de véhicules bons pour la casse a triplé depuis 2013, avec une petite trentaine par an rendus inutilisables.

 

Et environ 17% du parc désengagé a été purement et simplement éliminé, en raison de la vétusté des véhicules ou du coût, jugé trop important, pour leur remise en état.

 

S’ajoute à cela les déflations d’effectifs qui ont affecté le soutien des armées pour des raisons comptables. « Selon le directeur central de la SIMMAD [ndlr, Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère la Défense], 20 appareils de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) sont, de manière chronique, en attente de techniciens pour assurer la remise en état des équipements et reconstituer leur potentiel ». Un exemple parmi tant d’autres…

 

D’où un effort particulier qui doit être fait dans ce domaine. « Le renforcement des effectifs de soutien nous paraît particulièrement important. Lorsqu’on analyse les conséquences des déflations d’effectifs opérées entre 2008 et 2015, (…), on arrive à 8.700 supprimés au niveau des MCO aéronautique et terrestre. Aujourd’hui, on constate de fortes tensions sur certains territoires et en OPEX », a souligné M. Marty lors de la présentation de ce rapport.

 

Et d’ajouter : « L’arrivée de nouveaux matériels très technologiques et hyper-connectés nécessitera à l’avenir le recours à des maintenanciers d’un haut niveau technique », notamment avec le programme Scorpion de l’armée de terre et l’arrivée des frégates multimissions « dont les logiciels nécessaires à leur fonctionnement comprennent quelque 120 millions de lignes de code informatique ».

 

Aussi, a conclu M. Marty, « en plus des équipes de soutien compétentes pour la maintenance traditionnelle, les forces auront sans doute besoin de véritables ingénieurs militaires au sein de la chaîne MCO, lesquels relèveront des catégories administratives supérieures les plus coûteuses » en terme de masse salariale.

 

Même si des efforts ont été consentis, notamment au niveau des crédits d’Entretien programme des matériels (EPM), le rapport de Mme Recalde et de M. Marty avance quelques pistes pour améliorer ce qui peut l’être en matière de MCO.

 

L’une d’entre elles consisterait à « modifier la procédure du décret d’avance OPEX pour assurer un financement ‘au fil de l’eau’ et une plus grande réactivité face aux besoins opérationnels ».

 

En fin d’année, le dépassement des surcoûts liés aux OPEX fait l’objet d’une loi de finances rectificative. L’idée serait donc de rendre le décret d’avance OPEX semestriel, voire trimestriel. »

 

« Cette simple modification de la procédure n’aurait que des vertus et ce, sans dépenser un euro supplémentaire. Elle permettrait, d’une part, d’assurer le financement des priorités en OPEX et, d’autre part, de ne plus ‘cannibaliser’ les ressources nécessaires au soutien en métropole. Elle n’aurait aucune incidence sur le solde budgétaire, et elle permettrait, enfin, de rendre plus efficace les procédures de contractualisation des marchés. En effet, certains sont lancés en urgence, en fin d’année, une fois les ressources du décret d’avance rendues effectivement disponibles », a fait valoir Mme Recalde.

 

Enfin, une autre recommandation serait de « dégeler au moins partiellement la réserve de précaution dès le début de l’année », dont le montant est de 1,63 milliard d’euros pour la mission Défense. « Ce mécanisme budgétaire est nécessaire au pilotage de la dépense publique. Mais le recours à la réserve ne doit pas se traduire par des tensions opérationnelles pour nos forces, alors que les pouvoirs publics exigent d’elles un engagement sans faille encore renforcé par les événements tragiques que vient de connaître notre pays », a expliqué la députée.

Source :

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Publié le par Milinfo
Publié dans : #Véhicules&Matériels

     

 Véhicule&amp;matéreisl : l’US Army va tester un pick-up « furtif »

À l’heure où l’armée française a commandé 3.700 Ford Ranger militarisés par ACMAT [Renault Trucks Défense] pour remplacer les P4, l’US Army va tester prochainement un nouveau type de véhicule de patrouille bénéficiant des toutes dernières innovations technologiques.

Présenté cette semaine à l’occasion du Washington Auto Show, le ZH-2 promet d’être un véhicule très discret. Développé par General Motors, avec l’appui du Tank Automotive Research, Development and Engineering Center (TARDEC) de l’US Army, ce pick-up est en réalité une version modifiée du Chevrolet Colorado.

Sa particularité est qu’il roule grâce à un pile à combustible utilisant le dihydrogène et le dioxygène. En clair, il sera équipé de trois réservoirs à hydrogène qui alimenteront une batterie de 16 kWh (ce qui lui donnera une autonomie pouvant aller jusqu’à 300 km) ainsi qu’un générateur de 25 kW qui, pouvant être détaché du véhicule, fournira de l’électricité pour d’autres activités (alimenter un ordinateur, par exemple).

En outre, en plus de fournir de l’énergie, la pile à combustible devrait permettre de produire jusqu’à deux gallons par heure d’eau potable (1 gallon = 3,8 litres).

Mais l’avantage principal d’utiliser un moteur électrique alimenté par une pile à hydrogène est avant tout tactique. En effet, le véhicule est beaucoup moins bruyant, il ne produit pas de gaz d’échappement et sa signature thermique est réduite. En un mot, il est d’une discrétion quasi absolue.

Seulement, disposer de réservoirs remplis d’hydrogène n’est pas forcément une bonne idée pour un véhicule militaire étant donné que ce gaz est hautement inflammable. Aussi, ceux du ZH-2, conçus en fibre de carbone, ont été renforcés afin de leur permettre de résister à l’impact de tirs ennemis.


Source :

http://www.opex360.com/2017/01/29/lus-army-va-tester-pick-furtif/#W3V94QKEQ2Kq4cyA.99

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Publié le par Milinfo
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Véhicules&amp;matériels : la gamme Renault K militarisé

-29 janvier 2017 :


Pour compléter l'article concernant la gamme "RTD K militarisé", je vous propose 3 photos de K perçus par le 25ème Régiment du Génie de l'Air  qui comme son nom ne l'indique pas est un régiment armé par du personnel de l'armée de Terre.


Ils ont perçus des porteurs 6x6, pour mettre des Abris Techniques Modulaires, et des tracteurs pour leurs remorques porte-engins.


Pascal Btr

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Milinfo ajoute une photo prise par Pascal Pierart :

Véhicules&amp;matériels : la gamme Renault K militarisé

-21 janvier 2017 :

 

Renault Trucks Defense vient de compléter son offre avec de nouveaux poids-lourds issus de la gamme civile.

 

Le K est une gamme complète de camions militarisés logistiques lourds pouvant aller jusque 50 tonnes.

 

Il existe en versions porteur ou tracteur, du 4x2 au 8x4 tout-chemin ou du 4x4 au 6x6 tout-terrain.

 

Dérivé de la gamme civile Renault Trucks, le K offre aux utilisateurs militaires, à la sécurité civile et aux organisations internationales une capacité de remplir des missions variées de type transport de personnel, cargo, dépanneur, citerne, ou encore porte-shelter.

Véhicules&amp;matériels : la gamme Renault K militarisé
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-10 juillet 2016 :

 

EUROSATORY 2016 : sur le Stand de Renault Trucks Defense, présentattion d'un tracteur de semi-remorque K 520 T en version militaire :

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Véhicules et matériels : le Véhicule de Protection et de Signalisation (VPS) de la BSPP

 

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