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Publié le par Milinfo/Thomas Seignon
Publié dans : #Modifications et transformations..., #Les miniatures militaires

 

-27 juillet au 3 août 2020 :

 

« Perception d’un engin neuf »
StuG IV- été 1944

 


 

Le StuG IV, ou Sturmgeschûtz IV fur 7,5cm StuK 40 L/48 (SdKfz 267) pour être précis, est né avant tout d’une défaillance de la production de StuG III, mise à mal par les bombardements alliés dès 1943.

En effet, si ce n’est une plus grande facilité de production, l’engin n’apporte pas grand chose par rapport à un Pz IV de dernière génération et quasiment rien par rapport au Stug III.

De fait, il est employé dans le même rôle que le StuG III et il n’en a  été produit « que » 1141 exemplaires entre décembre 1943 et  avril 1945.

C’est l’usine Krupp-Gruson AG de Magdebourg qui se charge de l’essentiel de cette production.

Comparativement peu présent dans les documents d’archives, le StuG IV ne semble pas avoir suscité un grand intérêt de la part des fabricants de modèles réduits toutes échelles confondues.

Il s’agit pourtant d’un véritable engin opérationnel et non d’un prototype ou d’un quelconque « paper panzer » que l’on trouve parfois plus facilement sur la marché !


C’est donc le caractère original du kit proposé par l’artisan tchèque Hauler (Réf :  HLX 48239) qui a attiré mon attention.

Précisons d’emblée qu’il s’agit d’un kit partiel qui suppose l’utilisation d’une base de PZ IV Tamiya. A l’image du vrai véhicule, il s’agit d’une adaptation ! 

Le kit se décompose en deux parties principales. Tout d’abord les éléments de la superstructure moulés dans une résine grise qui se travaille facilement.

C’est pourquoi j’ai décidé de« zimmeriter » mon engin en gravant directement les parties concernées à la mini perceuse dotée d’une fraise adaptée (votre dentiste peut être un excellent fournisseur !).

 

 

Si le tube de 75 est proposé en métal tourné, le frein de bouche reste en résine et en deux parties. A ce stade et au-delà de la zimmerit, j’ai mis en œuvre quelques modifications en rapport avec ma référence photographique.

Cela s ‘applique plus particulièrement à la mitrailleuse de superstructure qui sera traitée dans sa version opérée à partir de l’intérieur du blindé.

 

 

Vient ensuite la spécialité de Hauler, à savoir la photodécoupe proposée sur 3 planches distinctes.

 

 

L’intérêt principal réside ici dans la partie consacrée à la fixation du lot de bord et aux jupes latérales.

J’avoue ne pas avoir utilisé les boulons d’un demi millimètre de diamètre et de 0,2 millimètre d’épaisseur... Il y a des limites au masochisme !

La partie caisse provient du kit Tamiya consacré au PZ IV Ausf. H (évitant ainsi une pièce principale en métal que Tamiya utilise pour la version J).

 

Sur cette base, j’ai décidé de pousser l’originalité  de la maquette d’un cran en y détaillant la partie motorisation, ce qui suppose une découpe de la plage arrière.

 

Notez que j’en ai profité pour « zimmeriter » la caisse et que l’adaptation de la plage arrière Tamiya à la superstructure Hauler nécessite un petit travail  de retouche au niveau de la circulaire de tourelle.

 

 

Le moteur Maybach et son environnement est une référence de CMK, un autre artisan tchèque (Ref 8045). Il offre un niveau de détail suffisant compte tenu de la visibilité de l’ensemble une fois en place.

Il a néanmoins fallu apporter quelque améliorations, en particulier au profit  du système de ventilation.

 

 

Prévoyez une bonne dose de patience et d’essais à blanc pour la mise en place des pièces en protodécoupe en rapport avec le lot de bord.

 

Mes documents de référence (panzer tracts N°8 et achtung panzer N°5) m’ont incité à modifier la place de certains outils par rapports aux indications d’Hauler.

 

 

Le support de la mitrailleuse de défense rapprochée ainsi que son bouclier sont créés de toute pièce et, à ce stade, certains support d’outils sont laissés en position ouvertes, ce qui nous permet de traiter ces outils indépendamment en terme de mise en peinture.

 

 

Les éléments du lot de bord sont donc préparés de leur côté et leur emplacement est soigneusement  identifié.

 

 

Il s’agit en effet d’éviter tout conflit avec le système de fixation des jupes de surblindage qui seront traités ultérieurement. Le moteur fait lui aussi l’objet d’essais à blanc. La partie intérieure gauche de la caisse étant complètement cachée par les radiateurs, je n’ai fait aucun effort de détaillage dans cette zone. Les échappements dotés de cache flamme proviennent d’un autre kit Hauler.

 

 

Arrive le morceau de bravoure du montage avec les jupes latérales et leur fixation...

Nerveux s’abstenir !

Reconnaissons néanmoins que le marquage des pièces permet un montage très précis  et que toute l’expertise de Hauler s’exprime parfaitement à travers ce type de travail... Qui n’en reste pas moins fastidieux (pour rester poli !).

 

 

L’utilisation d’un primer gris clair en bombe de chez Tamiya vient clore le travail préparatoire à la mise en œuvre d’un camouflage qui, à en croire ma documentation, à été réalisé en usine.

 

 

C’est assez rare pour être souligné. C’est d’ailleurs cette particularité qui m’a inspiré le thème de l’histoire, à savoir la perception sur le site de production d’un véhicule neuf par un équipage d’une unité de StuG qui en profite pour lui apposer ses propres marquages tactiques. 

A la base de ce camouflage on trouve la teinte « jaune panzer  1943» de la gamme Prince August Air (Ref 81) que j’ai légèrement et progressivement éclaircie en remontant du bas de caisse au sommet de la superstructure. A cette effet la teinte de base est diluée avec du « jaune sable panzer » (Ref 28) et du « sable » (Ref 75), toujours chez PAA.

 

 

Classiquement le camouflage est à base de « vert panzer » (PAA Ref 11) et de « marron panzer » (PAA Ref 41). La mise en peinture étant faite en usine, les teintes sont appliqués avec soin et peu diluée.

 

 

A ce stade, la caisse et la superstructure sont toujours dissociées afin de pouvoir intégrer ultérieurement les chenilles et le moteur.

 

 

J’ai conserver le jeu de chenilles fourni par Tamiya que j’ai traité de façon indépendante de l’engin.

 

 

La mise en place du train de chenille puis de la motorisation finalisent les travaux sur la partie caisse.

 

 

Il ne reste plus qu’a appairer la caisse et la superstructure et de recouvrir l’ensemble d’une couche de vernis mat. Une fois cette couche protectrice bien sèche commence le travail de variation chromatique à partir de touches de peintures à l’huile (ombre naturelle/terre verte/ombre brûlée) diluées dans de l’essence à briquet. On poursuit avec l’emploi localisé de poudre de pastel (noir/ terre) également diluée. On complète par un discret brossage à sec à partir de de teintes plus claires.

 

 

 

N’oublions pas que notre engin sort d’usine et qu’il ne s’agit pas de le vieillir prématurément !  

 

Chaque jeu, constitué de 5 jupes indépendantes, est d’abord traité en « jaune panzer ».

De façon temporaire, on assemble ensuite les deux jeux à l’aide de bande cache Tamiya placé sur la face interne en prenant soin de respecter la légère superposition de chacune des plaques.

Documentation à l’appui, on reprend nos teintes de camouflage avec une première application à l’aérographe.

On complète ce travail au pinceau afin de retranscrire des lignes de séparation franches et toutes en rondeurs.

On y ajoute les reprises par taches de jaune sur le vert et le brun.

 

 

Il ne reste plus qu’à compléter l’ensemble au pinceau fin par un jeu assez soutenu de taches vertes et brunes !

 

 

On frise l’impressionnisme !

On applique ensuite la même méthode de variation chromatique que celle appliquée à l’engin lui même, en différenciant le côté gauche...

 

 

...du côté droit

 

 

...afin de les intégrer dans le contexte du diorama (le côté droit est en cours de mise en peinture par l’«artiste» de l’équipage !). La numérotation des plaques de surblindage (ici de 1 à 5)  est une pratique relativement courante sur les engins sortant d’usine. On peut parfois y trouver, associées aux chiffres, la lettre L ( qui signifie « links » pour les plaques de gauche) et R (qui signifie « rechts » pour les plaques de droite)...

Un souci du détail tout germanique !

Les jupes de surprotection sont ensuite montées, plaque par plaque, sur les rails supports. Normalement l’assemblage est suffisamment précis pour ne pas nécessiter de collage.

 

 

Du côté droit, deux plaques sont en cours de mise en peintures par le tireur pendant que le pilote et le chargeur effectuent quelques vérifications au niveau du moteur.

 

 

La base du diorama :

 

 

Les personnages proviennent de la boîte « field maintenance set » de Tamiya (Ref MM 47) et sont parfaitement adaptés à mon scenario :

 

 

Juin 1944 : un équipage d’une Stug-Brigade se rend sur le site de production de l’usine Krupp-Gruson  dans la région de Magdebourg pour superviser la perception de nouveaux engins. 

Cet élément précurseur met à profit l’occasion pour réaliser les marquages tactiques correspondant à son unité et effectuer les opérations de contrôle technique avant de procéder à l’embarquement pour le front.

 

Liens :

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Guillaume 04/08/2020 22:26

Une mise en scène qui sort des sentiers battus et un travail de détaillage et de peinture magnifique. Un grand bravo.

Cordialement

Guillaume

BTR 03/08/2020 09:23

Du grand art, tant dans la réalsation que dans la mise en scène ! SU PER BE

Marc H 03/08/2020 08:52

Superbes réalisation et mise en scène. Applaudissements.

Edgard 03/08/2020 07:22

on ne demandera pas le nombre d'heure, mais le résultat est superbe et cela semble prendre vie.
Bravo !

PASCAL . H 01/08/2020 06:39

SPLENDIDE

Patrick G 28/07/2020 09:20

Belle mise en scene. Le camouflage des"schürzen" est bien reussi.

Milinfo 28/07/2020 11:11

Attendez de voir la miniature en détail ;)

Milinfo 28/07/2020 11:04

Merci à Thomas en effet... son arrivée parmi les contributeurs de Milinfo ne risque pas de passer inaperçue car nous ne sommes pas au bout de nos surprises ;)

Bob 27/07/2020 15:24

Superbe ce Stug ! belle mise en situation, et peinture très réussie !

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